
| 🏦 Financial Markets Authority (NZ FMA) |
| 🗓️ Date de création : 1er mai 2011 |
| 🌎 Pays : Nouvelle-Zélande |
| 👉 Site Web : www.fma.govt.nz |
| 📈 Effet de levier maximal : aucun plafond légal (jusqu'à 500:1) |
| 💰 Fonds d'indemnisation : ❌ |
| ☂️ Niveau de protection : Jaune |
Mis à jour le 27 juin 2026 par Ludovic
La Financial Markets Authority (NZ FMA, en maori Te Mana Tātai Hokohoko) est l'agence gouvernementale néo-zélandaise responsable de la supervision des lois sur les valeurs mobilières, l'information financière et les sociétés, dans la mesure où elles s'appliquent aux services financiers et aux marchés des valeurs mobilières. Cet organisme joue un rôle clé en garantissant l'intégrité et la transparence des marchés financiers en Nouvelle-Zélande, contribuant ainsi à la confiance des investisseurs.
La FMA a été créée le 1er mai 2011, en vertu du Financial Markets Authority Act 2011, en remplacement de l'ancienne Securities Commission. Sa création faisait suite à la vague de faillites de sociétés financières survenue entre 2006 et 2010, qui avait fragilisé la confiance des épargnants. La FMA est une entité de la Couronne indépendante (Independent Crown Entity), dont l'objectif statutaire est de promouvoir des marchés financiers équitables, efficients et transparents.
Direction de la FMA en 2026
La FMA est dirigée par sa directrice générale (chief executive) Samantha Barrass, en poste depuis 2022 et dont le mandat s'achève en janvier 2027. À la suite de la démission de Craig Stobo en mai 2026, Steven Bardy assure la présidence du conseil d'administration par intérim, en attendant la nomination d'un nouveau président.
L'essentiel sur la NZ FMA
La NZ FMA régule un large éventail d'acteurs du secteur financier, notamment :
L'autorité s'appuie principalement sur le Financial Markets Conduct Act 2013 (FMC Act), texte central de la régulation néo-zélandaise. Elle surveille également le respect des lois en matière de lutte contre le blanchiment d'argent (AML) et de financement du terrorisme (CFT), au titre de l'Anti-Money Laundering and Countering Financing of Terrorism Act 2009. La FMA dispose de pouvoirs d'enquête, d'octroi et de retrait de licence, ainsi que de sanctions civiles et pénales.
En Nouvelle-Zélande, le forex et les CFD sont juridiquement considérés comme des dérivés de gré à gré (OTC). Tout broker souhaitant proposer ces produits à effet de levier à des résidents néo-zélandais doit donc obtenir une licence d'émetteur de dérivés (Derivatives Issuer, ou « DI ») auprès de la FMA, en plus d'être inscrit au registre FSPR.
L'obtention de cette licence est exigeante. Le broker doit notamment :
Ce niveau d'exigence offre aux traders néo-zélandais une couche de protection locale réelle et explique pourquoi la FMA est régulièrement classée parmi les régulateurs de premier plan.
La NZ FMA impose des normes élevées de conduite et de transparence pour les brokers opérant sur le marché des devises (Forex) et des contrats sur différence (CFD).
Les fonds des investisseurs doivent être séparés des actifs de l'entreprise et conservés en fiducie (comptes fiduciaires). Cela garantit que les fonds des clients sont protégés même en cas d'insolvabilité du broker.
Les brokers doivent fournir des rapports réguliers à la FMA, notamment :
Avant de permettre à un investisseur particulier de trader un dérivé, le broker doit évaluer si le produit lui convient. La FMA a renforcé cette obligation : le broker doit désormais s'assurer que le client comprend réellement le type de dérivé et ses risques.
Contrairement à l'Europe (ESMA), au Royaume-Uni (FCA) ou à l'Australie (ASIC), la Nouvelle-Zélande n'impose pour l'instant aucun plafond légal de levier. Dans la pratique, les limites varient fortement d'un broker à l'autre : certains émetteurs de dérivés brident le levier à 30:1, tandis que d'autres proposent jusqu'à 500:1 aux investisseurs particuliers.
Développement récent (2024-2026)
En juin 2024, la FMA a ouvert une consultation (close le 7 août 2024) visant à introduire une nouvelle condition standard limitant l'effet de levier, alignée sur les autres grandes juridictions. Les plafonds envisagés sont les suivants. Tant que ces conditions ne sont pas officiellement en vigueur, le levier reste juridiquement non plafonné.
| Sous-jacent | Levier maximal envisagé | Marge initiale |
|---|---|---|
| Paire de devises majeure | 30:1 | 3,33 % |
| Paire mineure, or, indice boursier majeur | 20:1 | 5 % |
| Matières premières (hors or), indice mineur | 10:1 | 10 % |
| Actions et autres sous-jacents | 5:1 | 20 % |
| Crypto-actifs | 2:1 | 50 % |
Plafonds proposés par la FMA dans sa consultation 2024, identiques à ceux appliqués par l'ASIC en Australie.
En Nouvelle-Zélande, si un broker réglementé fait faillite, la manière dont les traders sont affectés dépend de plusieurs facteurs, notamment de la structure de protection des fonds des clients et des obligations légales imposées au broker.
Les brokers réglementés par la NZ FMA sont légalement tenus de :
Cette séparation vise à protéger les clients en cas d'insolvabilité du broker. Ainsi, en cas de faillite, les fonds détenus en fiducie pour les clients ne peuvent pas être utilisés pour régler les dettes du broker et sont censés être restitués aux investisseurs.
Point essentiel
Contrairement au Royaume-Uni (avec le Financial Services Compensation Scheme, FSCS) ou à l'Europe, la Nouvelle-Zélande ne dispose d'aucun fonds d'indemnisation national en cas de faillite d'un broker réglementé. La sécurité repose donc sur la ségrégation des fonds, et non sur une garantie publique.
Les traders doivent donc :
Si un broker fait faillite malgré la réglementation, voici les étapes que les traders peuvent suivre :
a. Réclamer les fonds détenus en fiducie
Les fonds des clients séparés devraient être prioritaires pour restitution. Les clients doivent fournir des preuves de leurs dépôts et des transactions associées.
b. Recours auprès des autorités ou de l'administrateur judiciaire
L'administrateur judiciaire chargé de la liquidation de l'entreprise peut être contacté pour vérifier le statut des fonds séparés et les priorités de remboursement.
c. Résolution des conflits via un service agréé
Si des problèmes surviennent dans le processus de remboursement, les investisseurs peuvent faire appel à un service de résolution des litiges comme la Financial Services Complaints Limited (FSCL), devenue Financial Ombudsman Service.
d. Action légale
En dernier recours, les clients peuvent engager une action judiciaire pour tenter de récupérer leurs fonds. Cependant, cela peut être long et coûteux.
En cas de conflit avec un broker réglementé, voici les étapes à suivre :
1. Contact direct avec le broker
La première étape consiste à contacter le broker pour tenter de résoudre le problème à l'amiable. La plupart des brokers réglementés disposent de procédures internes pour gérer les plaintes.
2. Déposer une plainte auprès d'un service de résolution des litiges ou de la FMA
Si la réponse du broker est insatisfaisante, vous pouvez :
Note importante : avant de déposer une plainte, vérifiez à quel service de résolution des litiges le broker est rattaché (FSCL, IFSO, FDRS ou Banking Ombudsman), car chaque broker n'adhère qu'à un seul de ces organismes.
3. Saisir un tribunal
En dernier recours, si les étapes précédentes échouent, vous pouvez engager une action en justice en Nouvelle-Zélande. Cela peut être coûteux et long, mais reste une option pour faire valoir vos droits.
1️⃣ Trouvez le numéro de licence/référence (préféré) ou le nom du broker que vous pouvez obtenir sur son site Web.
2️⃣ Saisissez le numéro de référence ou le nom dans la barre de recherche sur https://fsp-register.companiesoffice.govt.nz/

3️⃣ Dans la catégorie « Financial services », vérifiez que le statut d'autorisation du broker est « Licensed » (licencié) en tant que Derivatives Issuer.

4️⃣ Dans la catégorie « General Details », cliquez sur le nom du broker pour obtenir des informations supplémentaires.

5️⃣ Vérifiez si les coordonnées de la société correspondent avec les informations du site web du broker.
Si ce n'est pas le cas, éloignez-vous du broker car il s'agit probablement d'une société non autorisée.

Grâce à un cadre réglementaire rigoureux reposant sur la licence d'émetteur de dérivés, la ségrégation des fonds clients et des obligations de reporting strictes, la NZ FMA fait de la Nouvelle-Zélande un environnement crédible et bien encadré pour les brokers forex et CFD. La transparence, la protection des clients et l'intégrité des marchés sont au cœur de son action.
Deux points de vigilance subsistent néanmoins pour les traders : l'absence de fonds d'indemnisation national et un effet de levier encore non plafonné, même si la réforme engagée en 2024 devrait progressivement aligner le pays sur les standards australiens et européens. Avant d'ouvrir un compte, il reste donc indispensable de vérifier la licence du broker sur le registre FSPR et d'évaluer sa solidité financière.
ASIC : Australie • BaFin : Allemagne • BVIFSC : Îles Vierges britanniques • BACEN : Brésil • CySEC : Chypre • CMVM : Portugal • CFTC : USA • CBFSAI : Irlande • DFSA : Dubaï • FSCM : Île Maurice • FCA : Royaume-Uni • FINMA : Suisse • FRSA : Abu Dhabi • FSCA : Afrique du Sud • JFSA : Japon • KNF : Pologne • MAS : Singapour • OCRI : Canada • SCB : Bahamas • SFC : Colombie • CMA : Kenya
⚠️ Le trading de CFD implique un risque de perte significatif. 70 à 80 % des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.