
| 🏦 Capital Markets Authority |
| 🗓️ Date de création : 1989 |
| 🌎 Pays : Kenya |
| 👤 Directeur général : Wyckliffe Shamiah |
| 👉 Site Web : www.cma.or.ke |
| 📈 Effet de levier maximal : 1:400 |
| 💰 Fonds d'indemnisation : ❌ |
| ☂️ Niveau de protection : Jaune |
Mis à jour le 27 juin 2026 par Ludovic
La Capital Markets Authority (CMA) est l'autorité de régulation des marchés financiers au Kenya. Créée en 1989 par le Capital Markets Act (Cap 485A) et opérationnelle depuis 1990, cette agence gouvernementale indépendante œuvre sous l'égide du Trésor national (National Treasury).
Sa mission : garantir un marché transparent, stable et sécurisé pour les investisseurs, tout en soutenant le développement et l'innovation financière. Elle est dirigée depuis novembre 2020 par Wyckliffe Shamiah, son directeur général.
La CMA joue un rôle central dans la supervision du secteur financier kényan. Elle est chargée d'autoriser et de surveiller les intermédiaires de marché, de s'assurer du respect des règles par les entités agréées, de superviser l'émission de produits financiers comme les actions et les obligations, mais aussi de promouvoir l'éducation financière auprès du grand public. Elle supervise également la Bourse de Nairobi (Nairobi Securities Exchange) et œuvre au développement du marché à travers la recherche de nouveaux produits et services, dans le cadre de son plan stratégique 2023-2028.
L'essentiel sur la CMA
La Capital Markets Authority (CMA) est le régulateur des marchés de capitaux du Kenya. Depuis les Capital Markets (Online Foreign Exchange Trading) Regulations de 2017, elle délivre des licences aux brokers forex et CFD qui s'adressent directement aux résidents kényans. Les courtiers agréés doivent ségréger les fonds clients, plafonner l'effet de levier à 1:400 et disposer d'un capital minimum. En revanche, aucun fonds d'indemnisation ne couvre les clients des brokers forex en ligne : la vérification de l'agrément reste donc votre meilleure protection.
Les brokers forex opérant au Kenya doivent se conformer à un cadre réglementaire strict, défini principalement par les Capital Markets (Online Foreign Exchange Trading) Regulations de 2017 et par la loi contre le blanchiment d'argent (Proceeds of Crime and Anti-Money Laundering Act). La réglementation distingue deux types de licences : le dealing broker (teneur de marché, capital plus élevé) et le non-dealing broker (simple intermédiaire), catégorie à laquelle appartient la grande majorité des courtiers en ligne au Kenya.
Voici les principales exigences imposées aux courtiers agréés :
| Exigence | Détail |
|---|---|
| Capital social minimum (broker non-dealing) | 30 millions KES |
| Capital social minimum (broker dealing) | 50 millions KES |
| Effet de levier maximal | 1:400 (paires de devises majeures) |
| Ségrégation des fonds clients | Obligatoire |
| Présence locale | Bureau physique au Kenya obligatoire |
| Reporting | Rapports financiers et de transactions réguliers |
| Conformité LCB-FT | Rapport de conformité contre le blanchiment |
| Protection contre les soldes négatifs | Non imposée par la réglementation |
Bon à savoir : Une dizaine de brokers forex non-dealing sont actuellement agréés par la CMA, parmi lesquels EGM Securities (FX Pesa), Scope Markets, Pepperstone, Exness, FP Markets, IC Markets et HF Markets. Cette liste évolue régulièrement au gré des licences accordées ou retirées.
C'est un point essentiel et souvent mal compris. Le Kenya dispose bien d'un Investor Compensation Fund (ICF), prévu par le Capital Markets Act et administré par l'Investor Compensation Fund Board. Toutefois, ce fonds protège historiquement les investisseurs du marché des valeurs mobilières (clients de stockbrokers défaillants, à l'image des effondrements passés de Nyagah Securities ou Discount Securities), avec un plafond historiquement modeste.
En pratique, il n'existe pas de mécanisme d'indemnisation couvrant spécifiquement les clients des brokers forex en ligne en cas de faillite. La CMA impose la séparation des fonds clients pour éviter tout détournement, mais aucun remboursement automatique n'est garanti si un courtier forex agréé fait défaut. Les investisseurs doivent donc rester vigilants quant à la solidité financière et à la réputation des brokers avec lesquels ils choisissent de collaborer.
Attention : Contrairement à l'Union européenne (jusqu'à 20 000 € via les fonds nationaux) ou au Royaume-Uni (FSCS), aucun filet d'indemnisation public ne couvre les pertes liées à la défaillance d'un broker forex en ligne au Kenya. Privilégiez les brokers disposant aussi d'une régulation de premier rang (FCA, ASIC, CySEC).
Pour vérifier si un broker forex est agréé par la CMA, le plus fiable est de consulter directement le portail officiel des licenciés à l'adresse suivante : https://licensees.cma.or.ke/. Vous y trouverez les différentes catégories de titulaires de licence (« Licensees / Market Players »).

Sélectionnez la catégorie « Non-Dealing Online Foreign Exchange Broker » pour afficher la liste des brokers forex licenciés. Si vous recherchez un broker en particulier, utilisez la barre de recherche pour le retrouver rapidement, puis vérifiez que sa licence est bien active.


Conseil : Une licence offshore (petit territoire insulaire, par exemple) n'offre aucun recours au Kenya. Seule une licence CMA de type « Non-Dealing Online Foreign Exchange Broker » vous donne une protection juridique sous le droit kényan.
Lorsqu'un investisseur rencontre un différend avec un courtier agréé par la CMA, plusieurs voies de recours officielles sont à sa disposition. En tant qu'autorité de régulation, la CMA dispose d'un mécanisme structuré pour traiter les plaintes déposées contre les acteurs réglementés du secteur, y compris les brokers forex. La procédure complète est détaillée sur la page Complaints Procedure du régulateur.
Voici les différentes méthodes pour déposer une plainte :
La méthode la plus rapide consiste à utiliser le portail numérique des plaintes mis à disposition par l'autorité. Il faut d'abord créer un compte utilisateur, puis remplir un formulaire détaillé et joindre des pièces justificatives (captures d'écran, relevés, échanges e-mail, etc.).
🔗 Portail des plaintes en ligne : https://onlineservices.cma.or.ke/login?service=complaints
Les investisseurs peuvent également adresser leur réclamation par courrier électronique. Il est recommandé de décrire le litige de manière claire et factuelle, en incluant toutes les pièces utiles à l'analyse du dossier.
📧 Adresse e-mail : corporate@cma.or.ke
Pour ceux qui préfèrent la voie traditionnelle, la plainte peut être envoyée par courrier recommandé à l'adresse officielle de la CMA.
📬 Adresse postale :
The Chief Executive
Capital Markets Authority
P.O. Box 74800 – 00200
Embankment Plaza, 3rd Floor
Longonot Road, Upper Hill
Nairobi, Kenya
Il est également possible de déposer physiquement votre plainte à l'accueil des bureaux de la CMA.
📍 Adresse physique :
Embankment Plaza, 3e étage
Longonot Road, off Kilimanjaro Avenue, Upper Hill
Nairobi, Kenya
Une fois la plainte soumise, la CMA s'engage à l'examiner de manière impartiale. Si elle constate une infraction aux règles réglementaires, elle peut imposer des sanctions au broker concerné ou exiger un dédommagement. Toutefois, la CMA ne joue pas le rôle d'un tribunal civil : elle ne peut forcer un broker à indemniser un investisseur, sauf en cas de manquement avéré à la réglementation.
Les investisseurs peuvent également recourir à une procédure judiciaire parallèle, ou à une médiation privée si les discussions amiables échouent.
La Capital Markets Authority (CMA) joue un rôle clé dans la régulation et la sécurisation des marchés financiers kényans. Si elle met en place des normes rigoureuses dans le secteur du forex (capital minimum, ségrégation des fonds, plafonnement de l'effet de levier à 1:400), les investisseurs doivent néanmoins rester prudents. L'absence de fonds d'indemnisation couvrant les brokers forex en ligne souligne l'importance de bien choisir son intermédiaire.
En cas de litige, la CMA offre plusieurs canaux de recours, de la plainte en ligne à la saisie par courrier. Elle agit comme un filet de sécurité réglementaire, mais non comme un arbitre judiciaire. Mieux vaut donc prévenir que guérir : vérifiez systématiquement l'agrément d'un broker sur le portail des licenciés avant d'y engager vos fonds, et privilégiez les courtiers disposant aussi d'une régulation de premier rang.
ASIC : Australie • BaFin : Allemagne • BVIFSC : Îles Vierges britanniques • BACEN : Brésil • CySEC : Chypre • CMVM : Portugal • CFTC : USA • CBFSAI : Irlande • DFSA : Dubaï • FSCM : Île Maurice • FCA : Royaume-Uni • FINMA : Suisse • FRSA : Abu Dhabi • FSCA : Afrique du Sud • JFSA : Japon • KNF : Pologne • MAS : Singapour • OCRI : Canada • SCB : Bahamas • SFC : Colombie • CMA : Kenya
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