En France, c'est l'Autorité des marchés financiers (AMF) qui réglemente les marchés et autorise l'activité des courtiers en ligne. Avant d'ouvrir un compte, il est indispensable de vérifier qu'un broker dispose bien d'un agrément : cette démarche prend moins de cinq minutes et constitue votre première protection contre les arnaques.
L'AMF est classée au niveau « vert » dans notre évaluation « Régulation et confiance », ce qui correspond au plus haut niveau de protection pour les investisseurs. Pour vous aider, l'AMF met régulièrement à jour une liste noire des courtiers non autorisés que les traders doivent éviter.
Le régulateur français est par ailleurs l'un des plus actifs d'Europe. En 2024, l'AMF a prononcé 42 sanctions pécuniaires et disciplinaires et conclu 9 accords de composition administrative, pour un montant total de 29,4 millions d'euros. Selon le rapport de l'ESMA, ce montant la place en tête des régulateurs européens, représentant à lui seul près d'un tiers des sanctions prononcées dans l'ensemble de l'Union européenne.
Vous trouverez plus bas une sélection de brokers autorisés en France. Chacun d'entre eux figure dans la base de données des sociétés agréées du registre REGAFI.
Vérifier si un broker est autorisé en France : les 3 étapes
Pour contrôler l'agrément d'un courtier, suivez ces étapes simples sur le registre REGAFI :
1
Consulter le registre REGAFI
Rendez-vous sur le registre des agents financiers (REGAFI), tenu par l'ACPR / Banque de France. Il recense toutes les sociétés autorisées à exercer une activité financière en France.
2
Saisir la dénomination sociale exacte
Tapez la dénomination sociale de la société (et non le simple nom commercial) dans le champ de recherche. Par exemple « IG Markets Limited » et non « IG ». Ce nom figure généralement dans les mentions légales du site du broker.
3
Vérifier la fiche et les activités autorisées
Si la société apparaît, cliquez sur son nom ou son identifiant REGAFI pour consulter sa fiche : adresse, autorité d'origine et onglet « Activités exercées en France » qui détaille les services d'investissement réellement autorisés.
⚠️ Attention aux usurpations d'identité
Des escrocs se font passer pour des prestataires régulés en empruntant le nom (ou un nom très proche) d'une société présente sur REGAFI. Une simple lettre ou une adresse de site légèrement différente doit vous alerter. Vérifiez toujours que le site et les coordonnées correspondent exactement à ceux de la fiche officielle.
ASIC : Australie • BaFin : Allemagne • BVIFSC : Îles Vierges britanniques • BACEN : Brésil • CySEC : Chypre • CMVM : Portugal • CFTC : USA • CBFSAI : Irlande • DFSA : Dubaï • FSCM : Île Maurice • FCA : Royaume-Uni • FINMA : Suisse • FRSA : Abu Dhabi • FSCA : Afrique du Sud • JFSA : Japon • KNF : Pologne • MAS : Singapour • OCRI : Canada • SCB : Bahamas • SFC : Colombie • CMA : Kenya
⚠️ Le trading de CFD implique un risque de perte significatif. 70 à 80 % des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.
Quelles sont les règles que doivent respecter les brokers régulés par l'AMF ?
En France, les brokers en ligne doivent respecter un ensemble de règles strictes destinées à protéger les particuliers et la stabilité du système financier dans son ensemble.
La directive sur les marchés d'instruments financiers II (MiFID II), entrée en application en 2018 pour protéger les investisseurs et renforcer l'efficacité, la transparence et la solidité des marchés financiers européens, en constitue le texte de référence.
Les principales règles que les brokers réglementés en France doivent suivre comprennent :
Faire une publicité loyale des produits de trading et afficher clairement les frais appliqués aux clients.
Offrir une protection contre les soldes négatifs, qui empêche un particulier de perdre plus que ce qu'il a déposé, ainsi qu'une clôture automatique des positions lorsque la marge tombe sous 50 % du montant initial requis.
Mettre en place des dispositifs permettant de prévenir, d'identifier et de gérer les conflits d'intérêts.
Respecter des exigences minimales de capital (jusqu'à 750 000 euros selon les activités exercées).
Séparer les fonds des clients des fonds d'exploitation du broker (comptes ségrégués), afin de protéger l'argent des clients en cas d'insolvabilité.
Fournir une information adéquate sur les risques liés au trading en ligne.
En cas de manquement, l'AMF peut infliger des sanctions financières et/ou suspendre ou retirer l'autorisation d'exercer d'une plateforme de trading.
Que se passe-t-il si un broker régulé par l'AMF fait faillite ?
Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) protège les clients des établissements financiers français en cas de défaillance. Il existe en réalité deux garanties distinctes :
💶 Garantie des dépôts
Couvre les sommes en espèces déposées sur des comptes éligibles, jusqu'à 100 000 € par client et par établissement bancaire.
📜 Garantie des titres
Couvre les instruments financiers (actions, obligations…) en cas de disparition, jusqu'à 70 000 € par client et par établissement.
Concernant les brokers Forex et CFD, les fonds des clients sont en principe détenus sur des comptes ségrégués, séparés des fonds propres de la société. Si le courtier dispose d'une licence bancaire ou opère via une filiale bancaire française, les espèces peuvent relever de la garantie des dépôts (100 000 €), à condition que les fonds soient effectivement déposés sur un compte éligible. L'application concrète dépend du modèle opérationnel du broker.
Dans tous les cas, le FGDR ne couvre jamais les pertes liées aux variations de marché ni aux investissements risqués : il intervient uniquement en cas de défaillance de l'établissement.
Un cadre réglementaire strict fait de la France un environnement favorable aux traders. Mais, comme partout, les investisseurs doivent rester vigilants face aux acteurs frauduleux : selon l'AMF, une part importante de la population française a déjà été confrontée à une tentative d'escroquerie financière.
Il est donc essentiel de ne faire appel qu'à une société de courtage disposant d'un agrément réglementaire. Cet agrément se vérifie en quelques minutes sur REGAFI et sur le site de l'AMF. À défaut, appuyez-vous sur notre liste des meilleurs brokers régulés en France.
FAQ - Questions fréquentes
Comment savoir si un broker est autorisé en France ?▾
Consultez le registre REGAFI (regafi.fr) tenu par l'ACPR et vérifiez que la société dispose d'un agrément pour fournir des services d'investissement. Croisez ensuite cette information avec la liste noire de l'AMF afin de vous assurer qu'elle ne fait l'objet d'aucune mise en garde.
Qu'est-ce que le registre REGAFI ?▾
Le REGAFI est le registre des agents financiers tenu par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), rattachée à la Banque de France. Il recense toutes les entreprises françaises ou étrangères autorisées à exercer une activité bancaire, financière ou de services d'investissement en France.
Quelle est la différence entre l'AMF et l'ACPR ?▾
L'AMF supervise les marchés financiers, les produits d'épargne et la protection des investisseurs, tandis que l'ACPR agrée et contrôle les banques et établissements de paiement. Les deux autorités se partagent la supervision du secteur financier français.
Quel est l'effet de levier maximal autorisé en France ?▾
Pour les particuliers, l'effet de levier est plafonné à 1:30 sur les principales paires de devises et à 1:20 sur les autres paires, selon les mesures de l'ESMA reprises par l'AMF. Des limites plus strictes s'appliquent aux indices, matières premières, actions et crypto-actifs.
Un broker européen (CySEC, BaFin) peut-il opérer en France ?▾
Oui. Grâce au passeport européen prévu par MiFID II, un broker agréé dans un autre pays de l'Espace économique européen peut proposer ses services en France en libre prestation de services ou en libre établissement. Il doit alors apparaître dans le registre REGAFI à ce titre.
Que faire si mon broker n'apparaît pas sur REGAFI ?▾
Vérifiez d'abord que vous avez saisi la dénomination sociale exacte et non le nom commercial. Si le courtier reste introuvable alors qu'il propose ses services à des clients français, il exerce probablement sans autorisation. Mieux vaut renoncer à ouvrir un compte et signaler la société à l'AMF.
Mes fonds sont-ils garantis si le broker fait faillite ?▾
Le FGDR couvre les dépôts en espèces jusqu'à 100 000 € par client et par établissement, et les titres jusqu'à 70 000 €. La garantie ne s'applique que si les fonds sont détenus sur des comptes éligibles ; elle ne couvre jamais les pertes liées aux variations de marché.
Qu'est-ce que la liste noire de l'AMF ?▾
La liste noire de l'AMF répertorie les sites et sociétés proposant illégalement en France des produits comme le Forex, les options binaires ou les dérivés sur crypto-actifs. Elle est mise à jour régulièrement mais n'est pas exhaustive : l'absence d'un site de cette liste ne garantit pas qu'il est autorisé.
Comment vérifier un broker crypto en France ?▾
Pour les crypto-actifs, le prestataire doit être enregistré ou agréé en tant que PSAN ou prestataire de services sur crypto-actifs (PSCA, dans le cadre du règlement européen MiCA). Consultez la liste blanche des PSAN et PSCA publiée par l'AMF pour vérifier qu'une plateforme est autorisée.
Que faire en cas de litige avec un broker ?▾
Contactez d'abord le service client, puis le médiateur de l'AMF si le broker est régulé en France. En cas de fraude avérée ou de courtier non autorisé, vous pouvez saisir un avocat spécialisé et déposer plainte. Conservez tous vos justificatifs (relevés, e-mails, captures d'écran).
Avertissement : Le trading de CFD implique un risque de perte significatif, il ne convient donc pas à tous les investisseurs. 70 à 80 % des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent.
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