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Mis à jour le 28 juillet 2026 par Ludovic

Un cycle est un événement récurrent, un sommet ou un creux de prix, qui se répète à intervalles relativement réguliers. Il en existe dans la nature, dans l'économie et sur les marchés financiers. La théorie des cycles affirme que des forces cycliques, à l'achat comme à la vente, rythment les mouvements de prix. En pratique, l'analyse cyclique cherche à anticiper les points de basculement du marché : on utilise généralement les creux pour mesurer la durée d'un cycle, puis on projette les creux suivants dans le futur.

Cet article aborde les cycles sous deux angles complémentaires : d'abord le cycle économique (la dimension macroéconomique qui explique les grandes phases de croissance et de récession), puis le cycle boursier (la dimension technique, avec les indicateurs et outils qui permettent de repérer les cycles sur un graphique). Comprendre l'un aide à mieux exploiter l'autre.

L'essentiel à retenir

  • Le cycle économique se décompose en quatre phases : expansion, crise, dépression/récession, reprise.
  • Plusieurs cycles s'emboîtent selon leur durée : Kondratiev (~50 ans), Juglar (6-11 ans), Kitchin (~40 mois).
  • Sur les graphiques, les cycles s'isolent en lissant le bruit (moyenne mobile) et en retirant la tendance (DPO).
  • Des cycles saisonniers existent aussi : cycle présidentiel américain et cycle de six mois (« Sell in May »).
  • La rotation sectorielle traduit le cycle en allocation : cycliques en expansion, défensives en fin de cycle.
  • Un cycle n'est jamais parfait : il se combine avec la tendance et le momentum, jamais utilisé seul.

Qu'est-ce qu'un cycle de marché ?

Un cycle de marché correspond à une alternance répétitive de phases de hausse et de baisse autour d'un mouvement de fond. Bien qu'il existe des preuves de leur existence, les cycles évoluent dans le temps et peuvent même s'effacer temporairement. Cela peut paraître déroutant, mais les tendances fonctionnent exactement de la même façon : elles ne sont pas toujours actives, disparaissent lorsque le marché entre en range et s'inversent quand les prix changent de direction.

Il ne faut donc pas attendre de l'analyse cyclique qu'elle désigne clairement chaque haut et chaque bas. Elle doit être utilisée en complément des autres outils de l'analyse technique pour anticiper les zones de retournement, jamais comme une boule de cristal.

Le cycle économique et ses quatre phases

En science économique, un cycle décompose les fluctuations de l'activité en une succession de phases identifiables qui se répètent de façon ordonnée. On distingue classiquement quatre phases successives, illustrées par le schéma en haut de page.

  • L'expansion : phase de croissance du volume de production et de la demande. Le taux de croissance annuel du PIB est soutenu.
  • La crise : moment bref de retournement de la conjoncture. C'est le point haut qui marque le début du ralentissement.
  • La dépression (ou récession) : phase de ralentissement de l'activité. L'économie croît faiblement, et si le PIB recule sur au moins deux trimestres consécutifs, on parle de récession (croissance négative).
  • La reprise : point d'inflexion qui marque le retour de la croissance et amorce un nouveau cycle d'expansion.

Contrairement à ce que l'on lit parfois dans d'anciens manuels, la France ne s'est pas arrêtée à la récession de 1993. Selon l'INSEE et le Comité de datation des cycles de l'économie française (CDCEF, créé en 2020 sous l'égide de l'AFSE), le pays a connu quatre récessions majeures depuis 1945 : 1975 (−0,9 %, choc pétrolier), 1993 (−0,6 %, crise du Système monétaire européen), 2009 (−2,9 %, crise des subprimes) et 2020 (−7,5 %, pandémie de Covid-19). Cette dernière fut la plus brève (deux trimestres) mais de loin la plus violente en amplitude.

Récession, ralentissement, dépression : ne pas confondre

  • Ralentissement : la croissance reste positive mais décélère.
  • Récession : recul du PIB sur au moins deux trimestres consécutifs (définition technique de l'INSEE).
  • Dépression : contraction profonde et durable de l'activité, bien plus rare (ex. crise des années 1930).

Les grands cycles économiques : Kondratiev, Juglar, Kitchin

La notion de cycle recouvre en réalité un ensemble de cycles de périodicités différentes qui s'imbriquent les uns dans les autres. Plusieurs économistes en ont mis en évidence les principales strates :

CycleDurée approximativeMoteur principal
Tendances séculaires (Trends)~100 ansGrandes phases historiques longues (travaux de Fernand Braudel).
Kondratiev (cycle long)~40 à 60 ansDiffusion des grandes vagues d'innovation ; la phase de ralentissement traduit l'épuisement de leur impact.
Juglar (cycle classique)6 à 11 ansCycles d'investissement et de crédit ; comportement à court/moyen terme des agents.
Kitchin (cycle court)~40 moisVariations des stocks de produits finis des entreprises.
Cycles saisonniers< 1 anVariations liées à des secteurs particuliers (agriculture, tourisme, etc.).

Ces cycles ne s'excluent pas : un cycle Kitchin s'inscrit dans un cycle Juglar, lui-même intégré dans une onde de Kondratiev. Cet emboîtement se retrouve directement en analyse technique, où l'on parle d'harmoniques (voir plus bas).

Les causes des cycles économiques

On attribue généralement l'apparition des cycles à trois grandes familles de causes :

  • Cause exogène : le cycle est déclenché par un facteur extérieur à l'économie étudiée, ralentissement d'un partenaire commercial majeur, choc géopolitique, instabilité politique, choc énergétique.
  • Cause endogène : les variations proviennent de mécanismes purement économiques, effort d'accumulation de capital après une baisse des taux, évolution du partage de la valeur ajoutée, adoption d'une innovation technologique.
  • Cause financière : c'est le cycle de l'endettement. L'expansion s'accompagne d'une hausse du crédit ; quand l'activité ralentit, le désendettement amplifie la contraction. Cette dimension illustre le poids croissant de la sphère financière sur l'économie réelle.

Comprendre ces cycles a une portée pratique : c'est notamment pour les lisser que les États et les banques centrales interviennent. En juillet 2026, la BCE maintient par exemple un taux de dépôt de 2,25 % (après une hausse en juin 2026 destinée à contenir l'inflation), tandis que la Réserve fédérale évolue autour de 3,75-4,00 %. Ces décisions de politique monétaire figurent parmi les principaux moteurs des cycles boursiers et de l'analyse fondamentale.

Le cycle idéal en analyse technique

Le schéma ci-dessous représente un cycle parfait de 100 jours. Le premier sommet est à 25 jours, le second à 125 jours (125 − 25 = 100). Le premier creux est à 75 jours, le second à 175 jours (à nouveau 100 jours plus tard). La courbe croise l'axe des abscisses à 50, 100 et 150 jours, soit un demi-cycle tous les 50 jours.

Cycle idéal des marchés financiers sur 100 jours

  • Sommet : maximum du cycle.
  • Creux : minimum du cycle.
  • Phase : position du cycle à un instant donné (0,95 au jour 20 dans l'exemple).
  • Point d'inflexion : point où la courbe croise l'axe des abscisses.
  • Amplitude : hauteur du cycle, de l'axe au sommet ou au creux.
  • Longueur : distance entre deux sommets ou deux creux successifs.

Ce n'est bien sûr qu'une description idéale : la plupart des cycles réels sont beaucoup moins réguliers.

Les caractéristiques des cycles de marché

Durée du cycle : on mesure généralement la longueur entre deux creux, puis on la projette dans le futur. Le sommet est attendu quelque part entre deux creux.

Décalage (translation) : un cycle culmine rarement pile en son milieu. Le décalage à droite (right translation), sommet dans la seconde moitié du cycle, est typique des marchés haussiers. Le décalage à gauche, sommet dans la première moitié, signale plutôt un marché baissier. Les prix montent donc plus tard en marché haussier et plus tôt en marché baissier.

Harmoniques : les grands cycles se divisent en cycles plus petits et proportionnels. Un cycle de 40 semaines se scinde en deux cycles de 20 semaines, eux-mêmes divisibles en cycles de 10 semaines et inversement.

Emboîtement (nesting) : un creux est renforcé lorsque plusieurs cycles pointent simultanément vers un point bas. Quand les cycles de 10, 20 et 40 semaines forment un creux au même moment, le signal est bien plus fiable.

Inversion : il arrive qu'un sommet survienne là où un creux était attendu (ou l'inverse), parce qu'un demi-cycle est écrasé ou sauté. Un creux peut être quasi inexistant dans une forte tendance haussière. Les inversions sont plus fréquentes sur les cycles courts que sur les cycles longs.

Les trois composantes d'un graphique de prix

Les points d'un graphique se répartissent en trois catégories : données de tendance (mouvement directionnel soutenu, à la hausse ou à la baisse), données cycliques (écarts récurrents de part et d'autre de la moyenne) et données aléatoires (le bruit du marché, lié à la volatilité intraday ou quotidienne).

Isoler un cycle revient donc à retirer la tendance et le bruit :

  • le bruit aléatoire se lisse avec une moyenne mobile ;
  • la tendance s'élimine en se concentrant sur les mouvements au-dessus et en dessous d'une moyenne mobile, ou via l'indicateur Detrended Price Oscillator (voir plus bas).

Comment repérer un cycle sur un graphique

Voici une méthode progressive pour identifier et exploiter un cycle. Les outils « Lignes de cycles » évoqués sont disponibles sur les plateformes MetaTrader 4 et MetaTrader 5.

1
Passer en échelle logarithmique

Sur une échelle arithmétique, une hausse de 100 à 200 (+100 %) occupe le même espace qu'une hausse de 300 à 400 (+33 %). L'échelle logarithmique corrige ce biais et rend les variations en pourcentage comparables sur longue période, indispensable pour repérer les cycles.

Comparaison échelle arithmétique et cycles de marché   Cycles de marché en échelle logarithmique

2
Lisser avec une moyenne mobile courte

Une moyenne mobile simple de 5 jours suffit souvent à effacer le bruit aléatoire et à faire ressortir les creux de réaction, surtout quand la volatilité est élevée.

Lissage des cours par moyenne mobile pour révéler les cycles

3
Repérer visuellement les creux récurrents
C'est la méthode la plus simple : cherchez des points bas séparés d'une durée régulière, puis prolongez ce rythme vers le futur pour anticiper les prochains creux.
4
Éliminer la tendance avec le DPO
Réglez le Detrended Price Oscillator sur la durée présumée du cycle (DPO à 10 périodes pour un cycle de 10 jours, à 40 pour un cycle de 40 jours). Les oscillations restantes révèlent la périodicité.
5
Confirmer avec d'autres outils
Croisez le cycle avec les supports/résistances, le volume, un oscillateur de momentum et surtout l'emboîtement de plusieurs cycles : plus ils convergent, plus le signal est solide.
6
Encadrer le risque
Placez des stops et dimensionnez vos positions en conséquence : un cycle peut se décaler, se raccourcir ou disparaître. La gestion du capital reste la priorité.

Le Detrended Price Oscillator (DPO)

Le DPO retire la tendance d'une série de prix pour ne conserver que la composante cyclique. Il repose sur une moyenne mobile centrée, c'est-à-dire décalée vers la gauche (dans le passé) d'un facteur (N/2 + 1).

Un DPO de 20 jours s'appuie ainsi sur une moyenne mobile de 20 jours décalée de 11 jours [(20/2 + 1) = 11]. Le DPO correspond alors au cours de clôture moins la valeur de cette moyenne mobile décalée. L'oscillateur obtenu reflète les écarts de prix au-dessus et en dessous de la moyenne, et se termine avant le dernier cours puisqu'il est aligné sur la moyenne décalée. On règle sa période sur la durée du cycle recherché.

Sur l'exemple ci-dessous, le S&P 500 est affiché en échelle logarithmique, représenté par une moyenne mobile simple de 5 jours décalée de 3 jours (au centre de la période). L'analyse visuelle suggère un cycle d'environ trois mois : le DPO est donc réglé à 65 jours pour le confirmer. Il devient négatif tous les quelques mois, validant la périodicité. Les flèches indiquent les estimations initiales du cycle de 65 jours ; l'outil « Lignes de cycles » les projette ensuite uniformément dans le futur.

S&P 500 avec oscillateur DPO et lignes de cycle

Le cycle présidentiel américain

Le cycle présidentiel repose sur les quatre années du mandat présidentiel américain. Il n'a rien d'infaillible, mais il a donné des résultats intéressants sur les dernières décennies. En moyenne, le S&P 500 progresse davantage dans la seconde moitié du mandat que dans la première :

  • Année 1 (post-électorale) : ajustements budgétaires et fiscaux, gains souvent modérés.
  • Année 2 (mi-mandat / midterm) : historiquement la plus faible, environ +4,6 % en moyenne depuis 1950, avec un repli intra-annuel moyen d'environ −17,5 % selon LPL Research.
  • Année 3 (préélectorale) : historiquement la plus forte, l'exécutif cherchant à stimuler l'économie avant l'élection ; positive dans la grande majorité des cas.
  • Année 4 (élection) : performance moyenne, dépendante du contexte.

Dans le mandat en cours, 2025 correspond à l'année 1 (le S&P 500 a tout de même gagné environ +18 % malgré l'épisode de correction lié aux droits de douane au printemps), 2026 à l'année de mi-mandat, traditionnellement la plus volatile, et 2027 à l'année préélectorale, statistiquement la plus favorable. Comme tout schéma saisonnier, ce cycle reste une tendance moyenne, à confirmer par le contexte réel plutôt qu'à suivre aveuglément.

S&P 500 et cycle présidentiel américain

Le cycle de six mois : « Sell in May »

Yale Hirsch, fondateur du Stock Trader's Almanac, a mis en évidence un cycle saisonnier de six mois. La période novembre-avril tend à être plus favorable aux actions que la période mai-octobre, d'où l'adage anglo-saxon « Sell in May and go away ». Sy Harding a combiné ce cycle de six mois avec le cycle présidentiel et y a ajouté un indicateur MACD pour affiner le timing : acheter lorsque les deux cycles sont favorables et que la MACD passe positive, vendre lorsqu'ils sont défavorables et que la MACD devient négative. C'est un bon exemple d'association de plusieurs cycles avec un indicateur de confirmation.

La rotation sectorielle selon le cycle

Le cycle économique se traduit très concrètement dans l'allocation de portefeuille via la rotation sectorielle : les capitaux se déplacent d'un secteur à l'autre selon la phase du cycle, chaque secteur ne réagissant pas de la même façon à la conjoncture. Ce cadre est notamment formalisé par le modèle « Business Cycle Approach to Sector Investing » de Fidelity.

Phase du cycleSecteurs favorisésLogique
Reprise / début d'expansionFinancières, technologie, industrieSensibles au redémarrage de la croissance et à la baisse des taux.
Expansion matureConsommation discrétionnaire, matériaux, énergieProfitent de la hausse de la demande et de la production.
Fin de cycle / surchauffeMatières premières, secteurs défensifs, obligations de qualitéLes tensions inflationnistes et le resserrement monétaire changent la donne.
RécessionConsommation de base, santé, services publics, liquidités, obligations d'ÉtatRevenus stables et faible sensibilité à la conjoncture.

Les valeurs cycliques (automobile, voyage, industrie lourde) amplifient les hausses en expansion mais souffrent davantage en récession ; les valeurs défensives (alimentation, santé) offrent une meilleure stabilité, au prix d'un potentiel de hausse plus limité. Bien anticipée, la lecture du cycle permet donc de moduler l'exposition aux matières premières, aux actions et aux obligations en fonction de l'environnement.

Cycles et marché des changes (Forex)

Les cycles ne concernent pas que les actions. Le marché des changes présente lui aussi des comportements cycliques, largement dictés par les politiques monétaires et les écarts de taux entre zones (carry trade), le calendrier des annonces économiques et le sentiment des investisseurs. La divergence de cycle entre banques centrales, par exemple une BCE resserrant sa politique pendant qu'une autre banque centrale l'assouplit, crée des tendances de fond sur les paires de devises. L'analyse cyclique s'y utilise en complément de l'analyse technique classique, comme sur les autres marchés.

Limites et bonnes pratiques

Une fois identifiés et compris, les cycles ajoutent une réelle valeur à la boîte à outils du trader. Mais ils ne sont pas parfaits : certains échoueront, d'autres disparaîtront, d'autres encore offriront de belles opportunités. La règle d'or reste de les combiner avec les autres briques de l'analyse : la tendance donne la direction, les oscillateurs mesurent la dynamique, et les cycles anticipent les points de retournement.

Atouts de l'analyse cyclique
  • Anticipe les zones de retournement plutôt que de les subir.
  • Fonctionne sur toutes les échelles de temps et tous les marchés.
  • Se renforce quand plusieurs cycles s'emboîtent (nesting).
  • Complète naturellement tendance, momentum et rotation sectorielle.
Limites à garder en tête
  • Aucun cycle n'est parfait : décalages, inversions, disparitions.
  • Risque de sur-optimisation en cherchant des cycles là où il n'y en a pas.
  • Inefficace utilisée seule, sans confirmation.
  • Sensible au bruit et aux chocs exogènes (géopolitique, chocs de taux).

Recherchez toujours une confirmation : un support ou une résistance sur le graphique, un retournement d'oscillateur, l'emboîtement de plusieurs cycles. Le marché actions combine par exemple des cycles de 10, 20 et 40 semaines, qui peuvent être associés au cycle de six mois et au cycle présidentiel pour affiner les décisions. Les signaux deviennent plus fiables lorsque plusieurs cycles convergent vers un même creux ou un même sommet. Enfin, gardez à l'esprit que le trading comporte un risque élevé de perte en capital : la gestion du risque prime toujours sur la prévision.

FAQ - Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un cycle des marchés financiers ?
Un cycle des marchés financiers est une alternance récurrente de phases de hausse et de baisse des prix. Ces mouvements sont influencés par l'économie réelle, les taux d'intérêt, les politiques monétaires et la psychologie des investisseurs. Un même marché peut être traversé simultanément par plusieurs cycles de durées différentes.
Quelles sont les quatre phases d'un cycle économique ?
Un cycle économique se décompose en quatre phases : l'expansion (croissance de la production et de la demande), la crise ou point de retournement, la dépression ou récession (ralentissement, voire contraction du PIB sur deux trimestres consécutifs), puis la reprise qui amorce un nouveau cycle.
Quelle est la différence entre les cycles de Kondratiev, Juglar et Kitchin ?
Ce sont trois cycles économiques de durées différentes qui s'emboîtent. Le cycle de Kondratiev dure environ un demi-siècle et est lié aux grandes vagues d'innovation. Le cycle de Juglar dure de 6 à 11 ans et découle des cycles d'investissement et de crédit. Le cycle de Kitchin dure environ 40 mois et reflète les variations de stocks des entreprises.
Quelle est la différence entre une tendance et un cycle ?
Une tendance décrit la direction générale du marché (haussière, baissière ou latérale), tandis qu'un cycle représente une alternance répétitive de hauts et de bas autour de cette tendance. Un marché peut rester en tendance tout en étant rythmé par plusieurs cycles de longueurs distinctes.
Qu'est-ce que le Detrended Price Oscillator (DPO) ?
Le DPO est un indicateur qui supprime la tendance de fond pour mieux visualiser les cycles de prix. Basé sur une moyenne mobile centrée décalée de (N/2 + 1) périodes, il met en évidence les phases de surachat et de survente ainsi que la périodicité récurrente du marché. On règle sa période sur la durée du cycle recherché.
Qu'est-ce que la rotation sectorielle ?
La rotation sectorielle consiste à déplacer les investissements d'un secteur à l'autre selon la phase du cycle économique. En début d'expansion, les secteurs cycliques (industrie, matériaux, consommation discrétionnaire) surperforment ; en fin de cycle et en récession, les secteurs défensifs (santé, consommation de base, services publics) et les obligations de qualité prennent le relais.
Qu'est-ce que le cycle présidentiel américain ?
Le cycle présidentiel repose sur les quatre années du mandat présidentiel américain. Historiquement, la troisième année (préélectorale) est la plus performante pour le S&P 500 et la deuxième année (mi-mandat) la plus faible. Dans le mandat en cours, 2025 correspond à l'année 1, 2026 à l'année de mi-mandat et 2027 à l'année préélectorale, statistiquement la plus favorable.
Qu'est-ce que le cycle de six mois ou « Sell in May » ?
Popularisé par Yale Hirsch (Stock Trader's Almanac), ce cycle observe que la période de novembre à avril tend à être plus favorable aux actions que celle de mai à octobre, d'où l'adage « Sell in May and go away ». Sy Harding a affiné ce cycle en ajoutant un filtre MACD pour améliorer le timing d'entrée et de sortie.
Les cycles de marché fonctionnent-ils toujours ?
Non. Les cycles ne sont jamais parfaits : ils peuvent se décaler, se raccourcir, s'allonger, s'inverser ou disparaître temporairement, tout comme une tendance. C'est pourquoi l'analyse cyclique doit être combinée avec d'autres méthodes techniques et fondamentales, jamais utilisée seule.
Peut-on trader uniquement avec les cycles de marché ?
C'est déconseillé. Les traders expérimentés utilisent les cycles pour anticiper les points de retournement, mais confirment toujours avec la tendance, le momentum, la volatilité, le volume et les niveaux techniques importants afin d'obtenir des signaux plus fiables et de mieux gérer le risque.
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