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Le mois de septembre est historiquement le mois le plus faible pour les actions, si l'on en croit les données qui remontent à plus d'un siècle.
Le S&P 500, un indice de marché général, a enregistré une baisse moyenne de 1 % en septembre depuis 1928, ce qui en fait le seul mois où le rendement moyen est négatif.
Cette tendance, souvent appelée "effet septembre", s'est maintenue sur différents marchés et cycles économiques.
Principaux enseignements :
Faiblesse historique
Septembre a toujours été le mois le plus faible pour les actions.
Depuis 1928, le S&P 500 a reculé en moyenne de 1 % en septembre.
Rééquilibrage institutionnel
Les grands traders/investisseurs (en particulier les fonds de pension) réduisent souvent leur exposition aux actions et se tournent vers des actifs plus sûrs à la fin du mois de septembre.
Facteurs psychologiques
Les changements de sentiment après l'été et la récupération des pertes fiscales contribuent à un comportement prudent sur le marché.
Pas de garantie
Bien que statistiquement significatif, l'effet septembre n'est pas une opportunité d'investissement automatique en raison de l'efficacité du marché et des variations annuelles.
Les éléments connus sont généralement éliminés des marchés, y compris des éléments tels que l'effet janvier et l'effet septembre.
Comprendre les mécanismes du marché et les motivations des différents acteurs du marché est la leçon la plus importante à tirer de ces tendances saisonnières.
L'effet septembre a été mis en évidence par l'analyse statistique.
Des études ont montré que la sous-performance en septembre est statistiquement significative, même en tenant compte d'autres facteurs tels que les conditions macroéconomiques et les événements géopolitiques (c'est-à-dire afin de mieux isoler si d'autres facteurs sont en jeu).
Cette persistance suggère qu'il existe des facteurs structurels ou comportementaux sous-jacents plutôt qu'une coïncidence.
Rééquilibrage trimestriel des portefeuilles
La pratique de rééquilibrage des portefeuilles par les investisseurs institutionnels est l'un des principaux facteurs qui ont contribué à la faible performance du mois de septembre.
Ces grands acteurs, notamment les fonds communs de placement, les fonds de pension et les fonds de dotation, ajustent généralement leurs portefeuilles à la fin de chaque trimestre.
La dernière quinzaine de septembre, qui coïncide avec la fin du troisième trimestre, voit une augmentation de l'activité de trading, car ces institutions réajustent leurs avoirs pour les faire correspondre à leurs allocations cibles.
Dynamique des fonds de pension
Les fonds de pension, en particulier, jouent un rôle important dans cet effet de rééquilibrage.
Par exemple, les données de l'indice Milliman Top 100 Pension Funding Index montrent le niveau de financement des fonds de pension (100 % représentant un financement complet, >100 % un financement plus que complet et <100 % un financement moins que complet).
Ce niveau de financement influe sur les stratégies de trading des fonds de pension - par exemple, il conduit souvent à une réduction de l'exposition aux actions afin de bloquer les gains et d'atténuer les risques.
Réduction des risques et immunisation du passif
Avec des niveaux de financement élevés, les fonds de pension se concentrent de plus en plus sur des stratégies d'investissement axées sur le passif (liability-driven investing, LDI).
Cette approche consiste à réduire le risque actions et à immuniser le passif contre les fluctuations des taux d'intérêt.
L'évolution vers des instruments de crédit de bonne qualité en septembre est une manifestation courante de cette stratégie.
Ces actifs offrent une meilleure adéquation avec les engagements de retraite tout en assurant une plus grande stabilité que les actions.
Changement de sentiment après l'été
Le mois de septembre marque la fin de l'été dans l'hémisphère nord (où se situe la majeure partie de l'activité économique mondiale) et coïncide avec un changement de sentiment chez les investisseurs.
Le retour des vacances d'été s'accompagne souvent d'une réévaluation des marchés et des réalités économiques.
Cette remise à zéro psychologique peut conduire à une plus grande prudence et à une tendance à réduire l'exposition au risque.
Ce phénomène concerne surtout les traders discrétionnaires.
Récolte des pertes fiscales
Pour ceux qui ont des comptes imposables, le mois de septembre est l'occasion de récupérer des pertes fiscales avant la ruée de fin d'année.
(C'est ce que l'on appelle communément l'effet janvier).
La vente d'actions sous-performantes permet aux traders/investisseurs de compenser les plus-values et, éventuellement, de réduire leurs impôts.
Cette pratique peut créer une pression supplémentaire à la vente sur le marché, d'où la faiblesse historique du mois de septembre.
"Window Dressing" des gestionnaires
Alors que le troisième trimestre touche à sa fin, les gestionnaires de fonds peuvent se livrer à un "window dressing", c'est-à-dire à la vente d'actions peu performantes et à l'achat d'actions très performantes pour améliorer l'apparence de leurs portefeuilles dans les rapports trimestriels.
Ce comportement peut modifier la volatilité du marché et contribuer à la tendance négative générale du mois de septembre.
Effets de la fin de l'année fiscale
L'exercice fiscal de nombreuses entreprises et entités gouvernementales se termine en septembre.
Ce calendrier peut entraîner une réduction des dépenses à mesure que les budgets sont resserrés, ce qui peut avoir un impact sur les bénéfices des entreprises et l'humeur du marché.
Les inconnues entourant les nouvelles allocations budgétaires pour l'année fiscale à venir peuvent également contribuer à la prudence du marché.
Publication de données économiques
Le mois de septembre est souvent marqué par la publication d'indicateurs économiques importants qui peuvent influencer la direction du marché.
Il peut s'agir de rapports sur l'emploi, de données sur l'inflation et d'indices manufacturiers.
La concentration de ces publications peut accroître la volatilité du marché, car les investisseurs assimilent les nouvelles informations et ajustent leurs attentes en matière de croissance économique et de politique monétaire.
Anticipation de la politique monétaire
La réunion de septembre de la Réserve fédérale est généralement au centre des préoccupations des traders, car elle peut fournir des indications sur les perspectives de la banque centrale et les changements potentiels de politique.
L'anticipation et l'analyse subséquente de ces réunions peuvent créer un manque de clarté sur le marché, conduisant à un positionnement plus prudent de la part des investisseurs
Dynamique des années électorales
Lors des années électorales, le mois de septembre revêt une importance supplémentaire en tant que précurseur de changements politiques potentiels.
Le mois de septembre marque le début de la dernière ligne droite pour les campagnes et les électeurs commencent à fixer leurs préférences.
La perspective d'une incertitude politique dans le sillage des élections de novembre peut conduire les traders à adopter une position plus défensive.
Les données historiques suggèrent que cet effet est plus prononcé dans le climat politique actuel, la sensibilité du marché aux résultats des élections semblant plus élevée que lors des cycles précédents.
Cela s'explique peut-être par le fait que les partis politiques s'éloignent les uns des autres sur le plan politique aux États-Unis, ce qui entraîne une plus grande volatilité des résultats politiques.
Considérations sur l'impôt sur les plus-values
L'éventualité d'une modification des taux d'imposition des plus-values, en particulier lors des années électorales, peut influencer le comportement des investisseurs en septembre.
Le risque d'une position longue sur les actions à l'approche d'une élection, pour être ensuite confronté à des changements inattendus de la politique fiscale, peut inciter les traders à réduire leur exposition aux actions ou à réaliser des gains de manière préventive.
Évaluation des risques géopolitiques
Le mois de septembre coïncide souvent avec une réévaluation des risques géopolitiques mondiaux.
Alors que les dirigeants du monde entier se réunissent pour l'Assemblée générale des Nations unies et d'autres forums internationaux, l'attention se porte souvent davantage sur les problèmes mondiaux, ce qui peut accroître l'incertitude sur les marchés.
Réduction de la liquidité du marché
Les volumes de transactions augmentent souvent en septembre, car de nombreux acteurs du marché reviennent de leurs vacances d'été.
Cette réduction de la liquidité peut amplifier les mouvements de prix, c'est-à-dire les rendre plus sensibles aux changements soudains dus à de nouvelles informations ou à des transactions importantes.
Cycles d'expiration des options
L'expiration des options en septembre, connue sous le nom de journées des 4 sorcières, se produit lorsque les options sur actions, les contrats à terme sur indices boursiers et les options sur indices boursiers expirent simultanément.
Cet événement peut entraîner une augmentation de la volatilité et des modèles de transaction inhabituels, les traders ajustant leurs positions.
Dynamique des ventes à découvert
Le mois de septembre pourrait entraîner une augmentation des ventes à découvert, mais ce n'est qu'une hypothèse.
Cycles économiques saisonniers
Certains secteurs connaissent des ralentissements cycliques naturels en septembre.
Par exemple, la fin de l'été peut avoir un impact sur les valeurs du tourisme et des loisirs, tandis que la rentrée scolaire peut affecter différemment les valeurs du commerce de détail.
Ces tendances sectorielles peuvent contribuer à la faiblesse générale du marché.
Anticipation de la saison des bénéfices
Le mois de septembre précède la saison des résultats du troisième trimestre, qui commence généralement en octobre.
Les analystes peuvent revoir à la baisse leurs prévisions de bénéfices en tenant compte des dernières données économiques et des orientations des entreprises, ce qui risque de freiner l'enthousiasme des investisseurs.
Corrélations des marchés internationaux
La faiblesse du mois de septembre ne se limite pas aux marchés américains.
De nombreux marchés internationaux présentent des caractéristiques similaires, ce qui peut créer un cycle de prudence auto-renforcé pour les actions mondiales.
Fluctuations des devises
Le mois de septembre est souvent marqué par une volatilité accrue sur les marchés des changes, car les traders reviennent de l'été et réexaminent les conditions économiques mondiales.
Ces mouvements de devises peuvent avoir un impact sur les multinationales et influencer la performance des marchés d'actions.
L'effet septembre est un phénomène "découvert" sur les marchés des actions, mais les traders/investisseurs devraient faire preuve de prudence avant de supposer qu'il représente une opportunité d'investissement facilement exploitable.
Il est difficile d'identifier les inefficacités du marché et d'en tirer parti de manière cohérente, en particulier lorsqu'elles sont largement connues.
L'efficacité des marchés financiers modernes signifie que tout schéma prévisible a tendance à être rapidement arbitré une fois qu'il est connu de tous.
À mesure que les traders tentent de tirer profit de l'effet septembre, leurs actions collectives peuvent en réduire, voire en annuler l'impact.
Cette nature autocorrective des marchés fait qu'il est difficile de s'appuyer sur des modèles historiques pour réaliser des gains futurs.
En outre, l'effet septembre est une tendance moyenne, pas une garantie. Il y a eu de nombreux cas où le mois de septembre a produit des rendements positifs, et l'adoption aveugle d'un biais baissier pourrait conduire à des opportunités manquées ou à des pertes au cours de ces années.
En tant que telle, cette tendance ne devrait pas être la seule base des stratégies de trading ou d'investissement.
Une approche plus prudente consiste à analyser largement les conditions actuelles du marché, les indicateurs économiques et les facteurs spécifiques aux entreprises et aux titres lors de la prise de décision, quel que soit le mois calendaire.
Il est néanmoins important de comprendre les mécanismes et les motivations du marché, car cela permet d'anticiper les réactions des différents acteurs, ce qui peut conduire à une meilleure prise de décision dans différents scénarios.
La sous-performance constante des actions en septembre est le résultat de pratiques institutionnelles, de modèles comportementaux, de facteurs économiques et de structures de marché.
Les tendances historiques ne garantissent pas les performances futures, mais la persistance de l'effet septembre sur plusieurs années de marché suggère qu'il s'agit d'un phénomène qui mérite d'être étudié.
La compréhension de ces facteurs peut aider les traders à naviguer dans un mois traditionnellement plus difficile et à se positionner de manière à tirer parti des opportunités qui peuvent se présenter.
Le trading de CFD implique un risque de perte significatif, il ne convient donc pas à tous les investisseurs. 74 à 89% des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.
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