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Jeudi dernier, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé une nouvelle baisse de taux de 25 points de base, ramenant la facilité de dépôt (le taux par lequel le Conseil des gouverneurs de la BCE pilote la politique monétaire) à 3,25 %. Cette annonce fait suite à des données montrant que l'inflation diminue plus rapidement que prévu et que la croissance est plus faible dans des pays comme l'Allemagne.
En conséquence, la désinflation dans la zone euro pourrait être « en bonne voie », selon la déclaration de la présidente de la BCE, Christine Lagarde , lors de la conférence de presse qui a suivi la décision. Elle a toutefois expliqué que l'inflation devrait augmenter légèrement pendant le reste de l'année avant d'atteindre l'objectif de 2 % en 2025, même si cela devrait se produire plus tôt que prévu lors de la réunion de septembre de la BCE.
Dans une interview accordée à la radio France Inter, François Villeroy de Galhau, membre du directoire de la BCE et président de la Banque centrale française, a indiqué qu'il pensait que l'inflation pourrait atteindre 2% dès l'année prochaine. Il a toutefois souligné que les décisions seraient prises en fonction des données disponibles.
L'attention se porte désormais sur la prochaine décision de la BCE sur les taux d'intérêt, prévue pour le 12 décembre. Les marchés anticipent déjà une nouvelle baisse de 25 points de base.
Bien que cette attente soit considérée comme probable, la voie à suivre reste quelque peu incertaine. Dans son évaluation des risques, la BCE a indiqué qu'une baisse de la confiance, des risques géopolitiques et une économie mondiale plus faible pourraient ralentir la reprise de la consommation et de l'investissement dans la zone euro. En revanche, la croissance pourrait être plus élevée si l'économie mondiale se développe plus rapidement que prévu. L'inflation pourrait augmenter en raison de salaires plus élevés, de bénéfices ou de tensions géopolitiques, mais elle pourrait diminuer si l'incertitude freine la consommation et les investissements ou si la politique monétaire freine la demande plus que prévu.
Alors que les marchés attendent les prochaines déclarations de la BCE, l'EUR/USD a montré des signes de reprise et de nouveaux plus bas au cours de la semaine dernière. Mardi 22 octobre, la paire a rompu sa récente tendance à la baisse et s'est maintenue au-dessus de 1,0800, poussée par une baisse généralisée du dollar américain. Cependant, hier, la paire a atteint un nouveau plus bas de 1,0760, le dollar américain restant fort, poussant l'indice DXY (qui suit la valeur du dollar américain par rapport à un panier de devises étrangères) à son plus haut niveau depuis juillet.
Aujourd'hui, la paire a de nouveau montré des signes de reprise, mais les attentes de baisses de taux et de hausse des rendements des bons du Trésor américain pourraient limiter la hausse à l'avenir.

Étant donné que ni la BCE ni la Réserve fédérale américaine (Fed) n'ont fourni d'indications concrètes et claires sur leurs actions futures, la paire EUR/USD sera largement influencée par les tendances macroéconomiques. L'économie américaine surperforme actuellement celle de la zone euro, ce qui devrait continuer à profiter au dollar américain.
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