Mis à jour le 11 octobre 2026 par l'Équipe de broker-forex.fr
Le dollar américain (signe : $ ; code : USD ; également abrégé US $) est la monnaie officielle des États-Unis et de ses territoires insulaires. Il est divisé en 100 cents (¢). La monnaie fiduciaire est constituée de billets émis par la Réserve fédérale (Fed), libellés en dollars américains. Depuis la suspension, en 1971, de la convertibilité du dollar en or (fin du système de Bretton Woods), l'USD est une monnaie purement fiduciaire.
C'est aujourd'hui la devise la plus importante au monde et la monnaie de réserve mondiale la plus échangée sur les marchés des changes. Selon les données du FMI (base COFER) au deuxième trimestre 2026, le dollar représentait environ 56,7 % des réserves officielles de change mondiales, et la Banque des règlements internationaux (BRI) indique qu'il intervient dans près de 89 % de toutes les transactions forex. Plusieurs pays l'utilisent comme monnaie officielle et, dans beaucoup d'autres, c'est la monnaie de facto.
Nous décrirons ci-dessous les principales caractéristiques du dollar américain et son rôle dans l'économie mondiale, en commençant par une description de l'économie américaine par rapport à sa monnaie, avant d'examiner la dédollarisation et ce qu'elle change concrètement pour les traders.
Les États-Unis représentent la plus grande puissance économique mondiale. En 2024, leur produit intérieur brut a atteint environ 29 168 milliards de dollars, soit approximativement 27 % du PIB mondial. La croissance du PIB américain a été de 2,8 % en 2024, puis de 2,2 % sur l'ensemble de l'année 2025, marquant un ralentissement dans un contexte d'incertitudes liées aux politiques commerciales (droits de douane) et au plus long shutdown budgétaire de l'histoire américaine (43 jours à l'automne 2025).
L'économie américaine est principalement axée sur le secteur des services, qui représente plus de 80 % de son PIB : services commerciaux, soins de santé, finance, immobilier et transports. Toutefois, la taille importante du secteur manufacturier américain rend toujours le dollar très sensible à ses résultats.
Étant donné que les États-Unis disposent des marchés de titres à revenu fixe et d'actions les plus liquides du monde, les investisseurs étrangers augmentent régulièrement leurs achats d'actifs américains. En termes nets, les États-Unis absorbent une part majeure de l'épargne mondiale, ce qui signifie que si les investisseurs étrangers n'étaient pas satisfaits des profits réalisés sur les marchés américains, ils pourraient décider de rapatrier leur capital, ce qui pèserait sur la valeur du dollar.
Les États-Unis restent confrontés à un important déficit de la balance courante ainsi qu'à une dette publique estimée à environ 121 % du PIB en 2024 selon le FMI — un niveau qui a conduit l'agence Moody's à abaisser la note souveraine américaine à Aa1 en mai 2025. Ce contexte pèse structurellement sur le dollar et incite certaines banques centrales à diversifier leurs réserves.
Vous trouverez ci-dessous une liste des principaux partenaires commerciaux des États-Unis :
L'autorité responsable de la gestion de la politique monétaire aux États-Unis est la Federal Reserve Board (Fed). Sa fonction est de définir et mettre en œuvre la politique monétaire par l'intermédiaire du Comité fédéral de l'open market (FOMC). Les membres votants sont les sept directeurs du Federal Reserve Board, ainsi que cinq présidents des 12 banques de réserve de district. Le FOMC tient 8 réunions par an, suivies de près par les marchés en raison des éventuelles annonces liées aux taux d'intérêt et aux perspectives de croissance.
En 2024, la Fed a amorcé un cycle de baisses de taux après une phase de politique restrictive (2022-2024) destinée à contenir l'inflation post-Covid. Après une longue pause entre 4,25 % et 4,50 % durant la majeure partie de 2025, sur fond d'incertitudes liées aux droits de douane de l'administration Trump, elle a procédé à trois baisses de taux à partir de septembre 2025, ramenant la fourchette à 3,50 %-3,75 %. Le mouvement s'est inversé en 2026 : face à une inflation restée trop élevée, le FOMC a relevé son taux de 25 points de base en septembre 2026, à 3,75 %-4,00 %, et la majorité de ses membres anticipe au moins une nouvelle hausse d'ici la fin de l'année.
La Fed jouit d'une grande indépendance dans la définition de la politique monétaire. Elle publie un rapport semestriel sur la politique monétaire (en février et en juin), suivi du discours de Humphrey-Hawkins, lors duquel le président de la Fed répond aux questions du Congrès. Ce rapport inclut les projections du FOMC sur le chômage, l'inflation et le PIB.
Contrairement à la plupart des banques centrales, la Fed poursuit un double mandat : assurer la stabilité des prix (cible d'inflation à 2 %) et favoriser le plein emploi. Les principaux outils à sa disposition sont les opérations d'open market et le taux cible des fonds fédéraux.
Ces opérations comprennent l'achat ou la vente par la Fed de titres d'État (bons du Trésor, obligations). C'est l'une des méthodologies les plus utilisées pour signaler et mettre en œuvre les changements de politique monétaire. Si la Fed augmente ses achats de titres, les taux d'intérêt diminuent et la liquidité se développe ; la vente de ces titres produit l'effet inverse, resserrant les conditions monétaires et faisant monter les taux.
Le principal outil de la Réserve fédérale est le taux cible des fonds fédéraux, c'est-à-dire le taux auquel les banques membres se prêtent leurs réserves au jour le jour. Pour réduire l'inflation, la Fed augmente ce taux ; pour stimuler la consommation et la croissance, elle le réduit. Les marchés financiers, y compris le Forex, suivent de près chaque variation de ce taux, car elles impliquent généralement des changements importants dans les flux de capitaux et influencent directement la valeur du dollar.
En ce qui concerne la politique budgétaire, elle est gérée par le Trésor américain, qui détermine les niveaux de dépenses publiques et d'imposition. C'est également le Trésor qui peut donner à la Fed le mandat d'intervenir directement sur le marché des changes (achat ou vente de dollars) lorsqu'il estime que le taux de change est trop éloigné des fondamentaux économiques.
Actuellement, le dollar américain intervient dans près de 89 % des transactions sur le forex selon la BRI (2025), ce qui en fait de loin la devise la plus liquide au monde. Les paires EUR/USD, USD/JPY, GBP/USD et USD/CHF figurent parmi les plus échangées sur les marchés des changes. Pour cette raison, les informations économiques relatives à l'économie américaine sont celles qui produisent habituellement les mouvements les plus significatifs sur le marché.
Le dollar américain a généralement une corrélation négative avec l'or : historiquement, le prix du dollar et celui de l'or évoluent en sens inverse. Quand l'or monte, le dollar tend à baisser, et vice versa. Cette relation s'explique notamment parce que l'or est évalué en dollars. En période d'incertitude économique ou géopolitique, les investisseurs se réfugient dans l'or, ce qui pèse sur le dollar.
Plusieurs marchés émergents ont établi une parité de change entre leur monnaie et le dollar américain : ces pays acceptent de facto le dollar comme monnaie de réserve, s'engageant à acheter ou vendre leur monnaie locale au taux établi. Leurs banques centrales accumulent ainsi d'importantes réserves en USD et participent activement à la gestion de leurs parités fixes ou flottantes, ce qui les rend elles-mêmes acteurs du marché des changes.
Les marchés sont très attentifs aux écarts de taux d'intérêt entre les bons du Trésor américain et les obligations étrangères : cette relation est un bon indicateur des fluctuations potentielles des cours. Si les rendements américains diminuent par rapport aux rendements étrangers, les investisseurs peuvent vendre leurs actifs américains pour acquérir des actifs plus rémunérateurs à l'étranger, ce qui implique de vendre des dollars — et donc affaiblit la devise.
Le Dollar Index (DXY) : les traders professionnels suivent de près le comportement du Dollar Index (DXY/USDX) comme baromètre de la force ou de la faiblesse globale du dollar. Cet indice est calculé à partir d'une moyenne géométrique pondérée de six devises majeures (euro, yen, livre sterling, dollar canadien, couronne suédoise, franc suisse). En mai 2026, le DXY évolue autour de 99, après avoir chuté de plus de 10 % en 2025 pour atteindre ses plus bas niveaux depuis 2022.
Le statut de valeur refuge du dollar est progressivement mis à l'épreuve : depuis les années 2000, les politiques de sanctions financières utilisées par les États-Unis comme outil de politique étrangère, conjuguées à l'endettement croissant et aux déficits budgétaires persistants, ont conduit de nombreuses banques centrales à diversifier progressivement leurs réserves. La part du dollar dans les réserves mondiales, qui dépassait 70 % au début des années 2000, se situe désormais autour de 56-57 % selon le FMI (voir la section dédollarisation).
Les opérations de change aux États-Unis sont influencées par les marchés boursiers et obligataires : il existe une forte corrélation entre le dollar et les marchés d'actions et de taux américains. En phase de hausse des marchés actions américains, les capitaux étrangers affluent, soutenant le dollar. En phase de stress ou de baisse, les sorties de capitaux peuvent peser sur la devise.
Le dollar américain étant la monnaie des États-Unis, son évolution reflète largement celle de l'économie américaine : il se renforce en période de croissance soutenue et s'affaiblit lorsque l'activité ralentit. De plus, les États-Unis étant traditionnellement considérés comme une économie refuge, le dollar a tendance à s'apprécier lors de périodes de turbulences financières ou géopolitiques mondiales — bien que cette perception soit aujourd'hui plus nuancée qu'elle ne l'était avant les années 2000.
En 2025, plusieurs facteurs ont contribué à affaiblir le dollar : l'assouplissement monétaire de la Fed, les incertitudes liées aux droits de douane de l'administration Trump, la dégradation de la note souveraine américaine par Moody's, et la diversification des réserves mondiales. Ces éléments illustrent bien que la valeur de l'USD dépend d'une combinaison complexe de fondamentaux économiques, de politiques monétaires et de sentiment de marché.
Plus précisément, les facteurs qui influent sur la valeur du dollar américain sont les suivants :
Lorsque les producteurs américains exportent des biens ou des services, ils génèrent une demande de dollars, car leurs clients étrangers doivent convertir leur monnaie locale en USD pour effectuer le paiement. De même, lorsque des investisseurs étrangers achètent des actions ou des obligations américaines, ils doivent acheter des dollars pour réaliser ces transactions. Ces flux créent une demande de dollars et soutiennent sa valeur.
Ces situations créent une plus grande demande de dollars et, par conséquent, exercent des pressions sur l'offre de dollars, ce qui augmente la valeur du dollar par rapport aux devises vendues pour acheter des dollars.
Mais que faire si l'économie américaine s'affaiblit et que la consommation ralentit en raison de la hausse du chômage ? Dans ce scénario, les États-Unis font face à la possibilité que les étrangers vendent leurs obligations ou leurs actions américaines et retournent l'argent de la vente de ces actifs dans leur monnaie locale. Par conséquent, ils vendent les dollars et rachètent leur monnaie locale. Ce type d'activité a un effet négatif sur le dollar.
Nouvelles et indicateurs économiques influant sur la valeur du dollar américain : les investisseurs et les traders doivent évaluer si l'offre de dollars est supérieure ou inférieure à la demande. Pour cela, ils suivent de près les publications économiques clés : rapport sur les emplois non-agricoles (NFP), indicateurs d'inflation (IPC, PCE), PIB trimestriel, ventes au détail et indices ISM. Ces données peuvent provoquer des réactions importantes, en particulier lorsqu'elles surprennent par rapport aux prévisions du consensus.
Les changements de politique monétaire de la Fed ont également un impact majeur : une hausse des taux d'intérêt américains renforce quasi systématiquement le dollar à moyen terme, tandis qu'une baisse peut l'affaiblir. Même de simples signaux du FOMC sur une future variation de taux suffisent parfois à provoquer de forts mouvements. Les minutes des réunions du FOMC, publiées quelques semaines après chaque réunion, sont également scrutées pour détecter les intentions futures des membres.
Vous trouverez de plus amples informations sur les indicateurs susceptibles d'influer sur l'USD dans l'article suivant :
- Principaux indicateurs économiques de l'économie américaine et du dollar américain
Le sentiment du marché et les éléments d'analyse technique : les tendances historiques, les niveaux de support et de résistance, les indicateurs techniques et les facteurs saisonniers influencent également les décisions des traders. Beaucoup considèrent que ces patterns se répètent et peuvent être utilisés pour anticiper les mouvements futurs du dollar.
Le dollar intervient dans près de 89 % de toutes les transactions forex selon les données BRI 2025, ce qui en fait la devise la plus échangée et la plus liquide. Pratiquement toutes les devises sont traitées face au dollar, des monnaies des économies les plus avancées aux devises les plus exotiques. C'est pourquoi c'est la monnaie de réserve mondiale.
Les paires de dollars les plus échangées sont les principales paires de devises, composées des monnaies des grandes économies mondiales face au dollar :
Ces paires couvrent la majorité des transactions impliquant le dollar américain, mais il existe également un volume significatif de transactions avec des devises moins connues ou exotiques contre l'USD.
Le dollar américain est non seulement la monnaie la plus échangée sur le forex, mais aussi la devise de référence pour la plupart des marchés financiers mondiaux. Des milliers d'actions, d'instruments dérivés (futures, options, forwards, CFDs), d'indices, d'obligations et d'autres instruments sont cotés en USD.
Les contrats à terme standardisés (futures), qui constituent l'un des plus grands marchés mondiaux, sont négociés principalement en dollars, qu'il s'agisse de contrats sur matières premières ou sur devises. Les prix de l'or et de nombreuses matières premières agricoles et énergétiques sont exprimés en dollars américains. L'OPEP effectue ses transactions pétrolières en USD, ce qui signifie que chaque achat ou vente de pétrole implique également une transaction en dollars.
Même les cryptomonnaies comme le Bitcoin sont principalement négociées et évaluées en dollars américains.
Tous ces facteurs combinés font du dollar la monnaie de référence incontournable de l'économie mondiale — une position structurelle que rien ne semble pouvoir remettre en cause à court terme, malgré l'érosion progressive de sa domination.

La dédollarisation désigne la volonté de plusieurs pays de réduire leur dépendance au dollar américain : dans leurs réserves de change, dans la facturation de leur commerce extérieur et dans leurs circuits de paiement internationaux. La Russie et la Chine en sont les promoteurs les plus visibles, mais le mouvement concerne aussi de nombreuses banques centrales émergentes. Pour un cambiste, il s'agit avant tout d'une question de rapports de force monétaires, qui peut créer à la fois des opportunités et des risques nouveaux.
La suprématie du dollar remonte aux accords de Bretton Woods (1944) : les grandes monnaies étaient alors arrimées au dollar, lui-même convertible en or à 35 $ l'once. Lorsque Richard Nixon suspend cette convertibilité en août 1971, le dollar devient une monnaie purement fiduciaire, mais il conserve son rôle central grâce à la profondeur des marchés financiers américains, à la facturation du pétrole en dollars (les « pétrodollars ») et à la confiance dans les institutions des États-Unis. Pour aller plus loin, consultez notre histoire des monnaies de réserve.
Le mouvement est réel mais lent. Les chiffres montrent une érosion progressive plutôt qu'un basculement :
| Indicateur | Situation | Lecture |
|---|---|---|
| Part du dollar dans les réserves de change (FMI, COFER) | Environ 71 % en 2000 → 56,7 % au T2 2026 | Érosion lente, sans remplaçant unique |
| Part de l'euro dans les réserves | Environ 20,6 % (T2 2026) | Deuxième devise de réserve, loin derrière |
| Part du yuan (renminbi) dans les réserves | Environ 2,1 % (T2 2026) | Freinée par le contrôle des capitaux chinois |
| Achats d'or des banques centrales (World Gold Council) | Plus de 1 000 tonnes par an en 2022, 2023 et 2024 | L'or est le principal bénéficiaire de la diversification |
| Part du dollar dans les transactions forex (BRI, avril 2025) | Environ 89 % des opérations | Domination intacte sur le marché des changes |
Selon la BCE, l'or a dépassé l'euro en 2024 pour devenir le deuxième actif de réserve mondial en valeur de marché, derrière le dollar. À l'inverse, l'essor des stablecoins adossés au dollar (Tether USDT, USD Coin), encadrés aux États-Unis par le GENIUS Act depuis juillet 2025, crée une nouvelle demande de bons du Trésor et étend l'usage du dollar dans la sphère crypto. La dédollarisation progresse donc sur certains fronts tout en reculant sur d'autres.
À long terme, la dédollarisation dessine un système monétaire plus multipolaire, dans lequel l'euro, le yuan, l'or et des accords de paiement bilatéraux en monnaies locales gagnent du terrain. Cela peut se traduire par une demande structurelle plus faible pour les actifs américains (bons du Trésor, actions), donc par une pression baissière sur le dollar et une hausse du coût de financement des États-Unis.
Prenons un scénario hypothétique : si une part significative des contrats pétroliers était réglée en yuans plutôt qu'en dollars, la demande de dollars des pays importateurs diminuerait, le Dollar Index pourrait reculer et les devises des pays exportateurs de pétrole ainsi que l'USD/CNH deviendraient plus volatils. Les devises émergentes, plus exposées à ces réallocations, connaîtraient sans doute des mouvements plus amples.
Ne pas tout miser sur le dollar : l'or, le pétrole, les devises de pays exportateurs et les marchés émergents réagissent différemment aux réallocations de réserves.
Surveiller les publications trimestrielles COFER du FMI, les achats d'or des banques centrales, les sommets des BRICS, les accords de paiement en monnaies locales et l'évolution du Dollar Index.
Sur les paires exotiques et émergentes, réduire la taille des positions, placer systématiquement un stop loss et limiter l'effet de levier. Notre guide de la gestion du risque détaille ces règles.
La dédollarisation se mesure en décennies. À court terme, les décisions de la Fed, les écarts de taux et les statistiques américaines restent les principaux moteurs du dollar.
À retenir : la dédollarisation est un processus lent et partiel. Le dollar reste la devise dominante des réserves, du commerce et du forex, mais sa part s'érode au profit de l'or et, plus modestement, de l'euro et du yuan. Pour les traders, c'est surtout un facteur de fond à intégrer dans l'analyse fondamentale, et non un signal de trading à court terme.
💱 Les fiches des grandes devises du Forex :
🔹 Vue d'ensemble : les principales devises du Forex · guide de l'analyse fondamentale
Le dollar américain reste, en 2026, la monnaie la plus importante du système financier mondial. Malgré les incertitudes de ces dernières années — tensions commerciales, déficits budgétaires records, baisse du Dollar Index en 2025, l'USD conserve son statut de monnaie de réserve dominante, intervenant dans près de 89 % des transactions forex et représentant environ 57 % des réserves officielles mondiales. La dédollarisation, portée par la Chine, la Russie et les achats d'or record des banques centrales, grignote cette position sans la remettre en cause à court terme.
Pour les traders forex, comprendre les mécanismes qui gouvernent la valeur du dollar est fondamental : la politique monétaire de la Fed, les indicateurs économiques américains, les écarts de taux d'intérêt, le sentiment de marché et l'évolution du Dollar Index (DXY) sont autant de paramètres à surveiller en permanence. Dans un contexte d'incertitudes géopolitiques et économiques croissantes, le dollar reste la boussole de l'ensemble des marchés de change, et sa maîtrise est indispensable pour tout investisseur actif sur le forex. Suivre l'érosion progressive de sa part dans les réserves mondiales permet en outre d'anticiper les grandes tendances de long terme sur le dollar, l'or et les devises émergentes.