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#1 29-12-2024 15:32:29

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L'AMF publie un rapport sur le développement des escroqueries financières


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Face au phénomène croissant des escroqueries financières, le Parquet de Paris, l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) et la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) ont uni leurs forces pour faire face à ce problème grandissant qui entraîne de lourdes pertes pour les victimes.

Le parquet de Paris estime que les victimes de fraudes financières en France subissent un préjudice d'au moins 500 millions d'euros par an. Malgré ce chiffre vertigineux, on constate une diminution du nombre de plaintes.

Selon l'ACPR, la perte moyenne par victime au cours des trois premiers trimestres de 2024 était de 69 000 € pour les faux comptes d'épargne et de 19 000 € pour les faux prêts. Depuis le second semestre 2023, un nombre important d'escroqueries ont ciblé les crypto-actifs, l'AMF faisant état d'un préjudice moyen par victime de 29 000 € pour l'ensemble des escroqueries à la fin du mois de novembre 2024.

Les victimes ont en commun une perception de « connaissance des investissements », un goût du risque et une confiance excessive dans des offres irréalistes.

Nouvelles tendances dans le mode opératoire des fraudeurs

Les fraudeurs ont adopté de nouvelles tactiques pour tromper leurs victimes. L'une des méthodes les plus répandues est l'escroquerie du « faux conseiller » : les escrocs appellent les victimes pour les « aider » à mettre fin à une prétendue fraude sur leurs comptes, en leur demandant d'approuver des transactions ou de fournir des informations de connexion pour accéder à leurs comptes. Une nouvelle variante consiste à envoyer des coursiers récupérer des cartes bancaires prétendument défectueuses au domicile des victimes.

L'usurpation d'identité est également en hausse, les escrocs se faisant passer pour des autorités et leurs employés, des institutions financières et leurs conseillers, et d'autres entités.

Les escrocs utilisent de fausses vidéos et de faux articles de presse, recourant parfois à l'intelligence artificielle (IA) pour imiter les caractéristiques physiques de célébrités. Certains escrocs sont connus pour exploiter la réputation de certains journaux en publiant des annonces ou des communiqués de presse pour de fausses offres d'investissement, en se faisant passer pour des entreprises légitimes.

Une technique particulièrement insidieuse, connue sous le nom de « fraude au carré ou d'arnaque sur l'arnaque », consiste pour les escrocs à contacter des victimes qui ont déjà été escroquées. Se faisant passer pour des représentants des autorités publiques, ces escrocs proposent de les aider à récupérer les fonds perdus en échange d'une commission.

Les actions de régulation

Dans le cadre de la lutte contre les escroqueries financières, l'AMF, en lien avec l'ACPR, a mis sur liste noire près de 5 000 offres ou acteurs de marché non autorisés depuis le 1er janvier 2022. La DGCCRF a contrôlé près de 30 opérateurs en 2024. Les actions récentes de la DGCCRF ont conduit à ordonner à 10 influenceurs de cesser de faire de la publicité pour une plateforme inscrite sur la liste noire, huit d'entre eux s'y étant conformés rapidement.

L'AMF a également engagé des actions en justice pour bloquer l'accès à des sites frauduleux, ce qui a permis de bloquer près de 350 URL depuis 2022.

Article source : AMF Arnaques financières

Les régulateurs français ciblent les distributeurs automatiques de crypto-monnaies

Les régulateurs français ont interdit les distributeurs automatiques de crypto-actifs non enregistrés opérant dans le pays, ciblant les entreprises qui fournissent des services illégaux d'actifs numériques.

L'Autorité française des marchés financiers (AMF) a collaboré avec la juridiction interrégionale de Paris (JIRS) pour mener une série d'enquêtes qui ont abouti à des opérations de perquisition et de saisie en juin et décembre 2024.

Selon l'autorité de régulation, la répression fait suite à des préoccupations concernant le blanchiment d'argent et les services illégaux de crypto-actifs. Avec l'essor des distributeurs automatiques de crypto-monnaies qui permettent aux utilisateurs d'acheter ou de vendre des actifs numériques comme le bitcoin en utilisant de l'argent liquide, les régulateurs français redoublent d'efforts pour faire respecter strictement le code monétaire et financier.

Enregistrement obligatoire

En vertu de la législation française, les distributeurs automatiques de crypto-actifs, qui permettent des transactions entre la monnaie légale et les actifs numériques, doivent s'enregistrer en tant que fournisseurs de services d'actifs numériques.

Le régulateur a cité une réglementation financière qui rend obligatoire l'enregistrement des distributeurs automatiques de crypto-monnaies, précisant que les violations entraîneraient des sanctions sévères. Les opérateurs agissant illégalement risquent jusqu'à deux ans d'emprisonnement et des amendes pouvant atteindre 30 000 euros.

En outre, l'AMF a ajouté que les prestataires de services disposent d'un agrément en vertu de la réglementation. Elle a averti que la conformité n'est pas négociable, en particulier avec la mise en œuvre prochaine de la réglementation européenne MiCA d'ici le 30 décembre 2024.

Le rapport de l'AMF a déclenché une enquête de la JIRS, qui aurait conduit à deux opérations clés de police judiciaire les 13 juin et 17 décembre 2024.

Au cours de ces opérations, les autorités ont ciblé plusieurs distributeurs automatiques de crypto-monnaie non enregistrés, effectuant des perquisitions et saisissant du matériel. Le régulateur vise à éliminer les activités non autorisées qui pourraient exposer les utilisateurs à des risques financiers ou faciliter les transactions illicites. L'AMF a exhorté les fournisseurs de services d'actifs numériques à se conformer aux lois existantes et à consulter sa liste blanche d'opérateurs enregistrés.

Se préparer à l'AMF

À l'avenir, les opérateurs d'actifs numériques devront se préparer au règlement MiCA de l'Union européenne, qui entrera en vigueur le 30 décembre 2024. MiCA établira un cadre harmonisé pour les crypto-actifs à travers l'Europe, garantissant des contrôles plus stricts et protégeant les utilisateurs contre les fautes financières.

Les fournisseurs de services doivent donner la priorité à la conformité légale pour opérer en toute sécurité et légalité sur le marché français. Les récentes mesures d'exécution constituent un avertissement clair pour ceux qui continuent à contourner les exigences réglementaires.

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