Vous n'êtes pas identifié(e).



Le Royaume-Uni a généré un excédent commercial de 127 milliards de dollars dans le secteur des services financiers en 2024, ce qui lui a permis de devancer les États-Unis (64,2 milliards de dollars) et de dépasser les excédents combinés de Singapour, de la Suisse et du Luxembourg.
TheCityUK estime que si l'on ajoute les services professionnels connexes, l'excédent commercial global du Royaume-Uni dans le domaine des services financiers et des services professionnels connexes a atteint 119,1 milliards de livres sterling, soit environ 152,5 milliards de dollars, ce qui souligne l'ampleur des exportations générées par l'écosystème au sens large.
La dernière édition du rapport « Key facts about the UK as an international financial centre » (Faits marquants sur le Royaume-Uni en tant que centre financier international) de TheCityUK montre que les États-Unis restent le premier partenaire commercial du Royaume-Uni pour les services financiers et professionnels connexes, avec 35,1 % des exportations totales du secteur.
L'UE occupe la deuxième place avec une part de 31 %, le Luxembourg, l'Irlande et la France étant les trois principales destinations au sein du bloc.
TheCityUK replace ces chiffres dans un contexte de tensions géopolitiques et de perspectives mondiales fragiles, où une volatilité accrue pourrait mettre à l'épreuve la résilience des finances transfrontalières.
Le rapport montre que le système bancaire reste un pilier essentiel de l'offre internationale du Royaume-Uni, avec des actifs sectoriels atteignant 13 300 milliards de dollars à la fin du troisième trimestre 2025, ce qui en fait le quatrième centre bancaire mondial et le deuxième en Europe.
Le pays se classe également au premier rang mondial en tant que centre bancaire transfrontalier, représentant 14,6 % de la valeur totale des prêts bancaires internationaux en cours au deuxième trimestre 2025, une part qui est restée relativement stable au cours de la dernière décennie.
Londres continue d'attirer les prêteurs étrangers, accueillant plus de 160 banques ou succursales étrangères. Le Royaume-Uni reste dominant dans le domaine des changes, avec 38 % du chiffre d'affaires mondial des devises et deux fois plus de dollars américains échangés au Royaume-Uni qu'aux États-Unis, tandis que Londres est également le plus grand centre offshore de change du renminbi, traitant 43,1 % du total des transactions offshore en renminbi en décembre 2024, soit une hausse de 5,8 % par rapport à l'année précédente.
Au-delà des services bancaires et du marché des changes, le Royaume-Uni conserve son poids dans les secteurs de l'assurance et des marchés financiers. Le secteur de l'assurance est le plus important d'Europe, avec 554 milliards de dollars de primes brutes souscrites en 2024, et Londres détient 43 % du marché mondial des risques spécialisés.
Le Royaume-Uni est également la plus grande source de fonds de pension en Europe, avec 3 200 milliards de dollars d'actifs sous gestion en 2024, ce qui souligne l'importance de son pool d'épargne à long terme.
Les marchés boursiers restent une partie importante de l'empreinte du Royaume-Uni sur les marchés financiers. En octobre 2025, 259 sociétés étrangères étaient cotées à la Bourse de Londres, ce qui place Londres au quatrième rang mondial des places boursières selon cet indicateur.
Le Royaume-Uni a enregistré l'une des capitalisations boursières les plus élevées par rapport au PIB parmi les grandes économies, s'établissant à 83,8 % à la fin de 2024.
Le rapport indique que la finance verte et durable continue de se développer sur le marché britannique. Le pays a émis 31,9 milliards de dollars d'obligations vertes en 2024, se classant sixième au niveau mondial et troisième en Europe en termes de volume d'émission. À la fin de l'année 2024, la Bourse de Londres comptait 564 obligations durables actives provenant de plus de 137 émetteurs, et ces instruments ont permis de lever environ 341 milliards de dollars.
Le Royaume-Uni reste une destination majeure pour les technologies financières (FinTech) malgré un environnement mondial de financement plus difficile. En 2024, les entreprises FinTech basées au Royaume-Uni ont attiré 3,6 milliards de dollars dans le cadre de 546 transactions, ce qui a permis au pays de conserver sa position de deuxième pôle d'investissement FinTech au monde après les États-Unis.
Les services professionnels connexes continuent de renforcer le statut de plaque tournante financière du Royaume-Uni et contribuent de manière significative aux exportations. Le Royaume-Uni reste le plus grand marché européen des services juridiques, avec une valeur de 52,3 milliards de livres sterling en 2024, et se classe au deuxième rang mondial, derrière les États-Unis.
Les services de conseil en gestion et de comptabilité occupent également une place importante. Le chiffre d'affaires des services de conseil en gestion au Royaume-Uni a augmenté de 66 % au cours de la dernière décennie pour atteindre 92 milliards de livres sterling en 2024, reflétant la demande croissante de services de conseil en matière de stratégie, de réglementation et de technologie.
Le trading de CFD implique un risque de perte significatif, il ne convient donc pas à tous les investisseurs. 74 à 89% des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.
Hors ligne