Vous n'êtes pas identifié(e).



Vous venez de recevoir un capital important. Héritage, vente d'entreprise, plus-value immobilière ou autre… Félicitations. Mais une question cruciale se pose désormais :
Faut-il investir immédiatement la totalité de la somme ou l'étaler dans le temps ?
Cette question est aussi légitime que fréquente. Car derrière elle, une peur bien réelle : et si le marché chutait juste après mon investissement ? C'est là que la méthode du DCA (Dollar-Cost Averaging) entre en jeu. Elle consiste à investir la somme progressivement, par petites tranches, pour lisser les risques.
Mais est-ce vraiment la meilleure option ? Spoiler : pas toujours.
D'après une étude de Vanguard (2016), investir l'intégralité d'un capital en une seule fois est plus rentable que le DCA dans 68 % des cas. Pourquoi ? Parce que les marchés financiers ont tendance à croître sur le long terme. Étaler vos investissements revient donc souvent à acheter plus cher, plus tard.
Autrement dit, le DCA vous coûte… en opportunités manquées.
Et quand le DCA surperforme ? C'est généralement en période de baisse marquée, quand la plupart des gens n'osent justement plus investir. Le paradoxe, c'est que les moments où le DCA fonctionne le mieux sont aussi ceux où il est le plus difficile de l'appliquer émotionnellement.
Imaginons un portefeuille équilibré 60/40 (actions/obligations), entre 1960 et 2018. Que se passe-t-il si l'on compare les deux stratégies ?

Le résultat est clair : dans 80 % des cas, l'investissement immédiat bat le DCA. Seules les périodes précédant une forte chute des marchés donnent l'avantage au DCA — comme juste avant le creux de 2009.

La sous-performance moyenne du DCA est de 3,7 %, mais les écarts peuvent grimper jusqu'à -10 %. Croire que vous serez dans les 20 % gagnants, c'est comme compter sur la chance en Bourse… pas idéal pour une stratégie.
Et si vous décidiez d'étaler encore plus votre investissement ? Sur deux, trois ou même cinq ans ? Mauvaise idée.

À 5 ans de DCA, la probabilité de sous-performance grimpe à 95 %, avec une perte moyenne de 17 % par rapport à un investissement immédiat. Le DCA ne lisse plus le risque, il l'aggrave.

Même sur deux ans, le DCA reste perdant dans la majorité des cas :

Et si vous comparez les rendements absolus, la différence saute aux yeux :

Qui choisirait sérieusement la ligne noire quand la bleue est là ?
Comme le disait si bien Jeremy Siegel :
La peur influence davantage les actions humaines que le poids impressionnant des preuves historiques.
Si l'idée d'investir tout de suite vous bloque, peut-être que le vrai problème est ailleurs : votre tolérance au risque.
Avez-vous trop d'actions ? Pas assez d'obligations ? Votre allocation d'actifs est-elle vraiment en phase avec votre profil ? Car ce n'est pas la stratégie qu'il faut adapter, mais bien votre portefeuille.
L'argent peut attendre. Le temps, non. Chaque jour où votre capital reste inutilisé, c'est un peu de rendement que vous laissez filer. Investir maintenant, c'est miser sur la croissance et sur vous-même.
Alors, osez. Ajustez votre portefeuille si besoin. Mais ne restez pas sur la touche.
Le trading de CFD implique un risque de perte significatif, il ne convient donc pas à tous les investisseurs. 74 à 89% des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.
Hors ligne