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➡️ Selon une étude réalisée par Acuiti et Avelacom, 29 % des entreprises interrogées parmi 68 utilisent des installations de serveurs datant de plus de cinq ans.
➡️ Les coûts opérationnels constituent le principal obstacle à la croissance, en particulier pour les brokers et les traders pour compte propre.
Le marché des changes se prépare à une augmentation des volumes d'échanges. Un nouveau rapport d'Acuiti, en partenariat avec Avelacom, montre que 82 % des entreprises interrogées s'attendent à une augmentation de l'activité de change au comptant au cours de l'année prochaine.
L'étude a porté sur 68 entreprises institutionnelles, dont des banques, des courtiers et des sociétés de trading pour compte propre. Les répondants étaient basés en Europe, aux États-Unis, en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi qu'en Amérique latine.
Le chiffre d'affaires des opérations de change a augmenté régulièrement au cours de la dernière décennie. L'enquête triennale de la BRI montre que le chiffre d'affaires des opérations de change de gré à gré est passé de 5 300 milliards de dollars en 2016 à 7 500 milliards de dollars en 2022. Les swaps de change ont représenté la plus grande part de cette croissance. Les volumes de transactions au comptant ont également augmenté, mais à un rythme plus lent.
Les événements récents, tels que les tensions tarifaires et l'incertitude géopolitique, ont déjà fait augmenter les volumes. Par exemple, l'EBS Market du CME Group a traité 147 milliards de dollars de volume quotidien de change au comptant le 3 avril 2025. D'autres plateformes, comme CboeFX, ont également enregistré des moyennes record.
Quelles sont vos prévisions concernant les volumes d'échanges sur les marchés des changes au cours des 12 prochains mois ?

Alors que les conditions du marché restent volatiles, de nombreuses entreprises se concentrent sur les mises à niveau technologiques. Environ un tiers d'entre elles ont mis en place leur infrastructure de serveurs actuelle il y a plus de cinq ans. Ces systèmes risquent de ne pas être prêts à gérer une forte augmentation du flux d'ordres.
La connectivité directe devient plus populaire. Plus de 25 % des entreprises qui utilisent des plateformes de liquidité tierces prévoient de passer à un accès direct au marché. Nombre d'entre elles s'orientent également vers une infrastructure basée sur le cloud, bien que les configurations sur site et hybrides soient encore courantes.
Comment pensez-vous que l'adoption de l'IA et de l'apprentissage automatique aura un impact sur les opérations de change dans un avenir proche ?

L'IA et l'apprentissage automatique devraient jouer un rôle majeur, 51 % des répondants à l'enquête affirmant que ces technologies seront à l'origine des changements les plus importants au cours des trois prochaines années. Si 17 % d'entre eux les ont qualifiées de « game-changing », des inquiétudes subsistent quant aux coûts de mise en œuvre élevés et à la valeur incertaine de certains outils tiers.
Les coûts opérationnels ont été identifiés comme le principal obstacle à la croissance, en particulier pour les brokers et les sociétés de trading pour compte propre. Ces entreprises ont également cité la liquidité et la concurrence des banques comme des défis majeurs.
Selon vous, quelles avancées technologiques auront l'impact le plus important sur les opérations de change institutionnelles au cours des trois prochaines années ?

La demande d'outils d'analyse de données de la part des acheteurs augmente. L'analyse des coûts des transactions (TCA) et les outils similaires gagnent en importance en raison de la pression réglementaire et des attentes des clients.
D'autres tendances émergentes, comme les fonds négociés en bourse (ETF) et les monnaies numériques, sont suivies de près. Toutefois, la plupart des entreprises ne les considèrent pas encore comme des perturbateurs majeurs. Seules 16 % d'entre elles pensent que les ETF de change auront un impact significatif sur le marché. Une part plus importante (28 %) considère que les stablecoins et les CBDC ont un potentiel, mais des inquiétudes subsistent quant aux risques de crédit.
Le rapport montre que le marché est soumis à des pressions pour se développer. L'infrastructure, le contrôle des coûts et l'accès direct sont désormais des thèmes centraux. Alors que l'incertitude du commerce mondial persiste, les sociétés de change repensent la manière de rester efficaces et compétitives.
Le trading de CFD implique un risque de perte significatif, il ne convient donc pas à tous les investisseurs. 74 à 89% des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.
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