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La semaine dernière, les États-Unis ont publié une multitude de données économiques qui ont permis de mieux comprendre le comportement des consommateurs et l'activité économique dans son ensemble. Alors que les données du PIB de jeudi et les chiffres de l'inflation de vendredi ont répondu aux attentes du marché, les données relatives à la consommation ont présenté un tableau mitigé. Le revenu personnel a augmenté, ce qui pourrait alimenter l'inflation, mais les dépenses personnelles ont diminué, ce qui suggère une baisse de la demande et une pression à la baisse sur les prix. La Réserve fédérale (Fed) n'a donc pas d'orientation claire, ce qui rend les données du marché du travail et le rapport sur les emplois non agricoles (NFP) de cette semaine cruciaux pour anticiper les futures actions de politique monétaire.
Outre les données du marché du travail américain, plusieurs autres publications clés retiendront l'attention cette semaine. Il s'agit notamment des données sur le chômage au Canada et des chiffres clés de l'inflation dans la zone euro, où les risques politiques ont récemment pesé sur l'euro. L'anticipation par le marché des futurs ajustements de la politique de la Banque centrale européenne (BCE) pourrait déclencher une nouvelle volatilité de l'euro. Aujourd'hui, nous entendrons également Christine Lagarde, présidente de la BCE, lors du Forum de la Banque centrale européenne sur les banques centrales au Portugal, suivi du discours de Jerome Powell, président de la Fed, lors du même événement mardi.
Le dollar américain a commencé à se consolider alors que nous approchons d'un point critique de la politique monétaire de la Fed. L'inflation étant toujours supérieure à l'objectif fixé et les données récentes sur la consommation donnant une image mitigée, les traders attendent le rapport NFP et le taux de chômage de vendredi pour obtenir des indications. Tout signe de ralentissement du marché du travail pourrait déclencher une dynamique baissière pour le dollar, car cela augmenterait la probabilité d'une baisse des taux en septembre. Actuellement, l'outil FedWatch du CME signale 60 % de chances d'une réduction en septembre. À l'inverse, un marché de l'emploi tendu associé à une inflation persistante pourrait retarder une baisse des taux, ce qui pourrait se prolonger jusqu'en août et entraîner une volatilité haussière du dollar.
Tout au long de la semaine, nous recevrons d'autres données sur la main-d'œuvre américaine, telles que les offres d'emploi JOLTS et le rapport hebdomadaire sur les demandes initiales d'allocations chômage. L'Institute for Supply Management fournira également des informations sur les performances économiques avec les données PMI manufacturières lundi et les données PMI des services mercredi.
De l'autre côté de l'Atlantique, une série de chiffres sur l'inflation dans les principales économies de la zone euro seront dévoilés. Les données préliminaires de l'Allemagne, la plus grande économie de la zone euro, ont surpris le marché avec une baisse de l'inflation plus importante que prévu. Si cette tendance se poursuit dans les autres économies de la zone euro, le marché pourrait anticiper une BCE plus dovish, ce qui pourrait entraîner un mouvement baissier pour l'euro. Alors que l'euro a récemment bénéficié de chiffres PMI étonnamment positifs, les données sur l'inflation pourraient inverser ce sentiment si elles confirment un ralentissement des prix.
Toujours en Europe, la Suisse publiera des données clés jeudi, notamment les dernières variations du taux de chômage et du taux d'inflation en Suisse. La BNS a déjà procédé à deux baisses de taux, ce qui a entraîné une chute rapide du franc. La banque est susceptible de maintenir sa politique actuelle pendant une période prolongée, en particulier si les données à venir montrent une certaine résilience. Cela pourrait potentiellement déclencher un renversement de tendance pour le franc, lui permettant de regagner une partie de sa valeur perdue à moyen terme.
La dernière donnée économique clé de cette semaine viendra du Canada, qui dévoilera son taux de chômage en même temps que le rapport NFP américain. Le consensus actuel prévoit une hausse à 6,3 % en juin, contre 6,2 % le mois précédent. Si ce consensus est atteint ou dépassé, les chances que la Banque du Canada procède à une nouvelle baisse des taux cette année augmenteront, ce qui pourrait conduire à un ton plus dovish de la part de la banque centrale et à un sentiment baissier sur le dollar canadien, qui a récemment connu une poussée haussière. À l'inverse, des données inchangées pourraient conduire à une approche attentiste de la part de la BdC, ce qui pourrait pousser le CAD à la hausse.
La boîte à outils du trader : Comment utiliser correctement un calendrier économique
Le trading de CFD implique un risque de perte significatif, il ne convient donc pas à tous les investisseurs. 74 à 89% des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.
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