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Les types de swaps : définition, fonctionnement et exemples

Mis à jour le 6 octobre 2026 par l'Équipe de broker-forex.fr

Un swap est un contrat par lequel deux contreparties s'échangent des flux financiers pendant une durée convenue. Derrière ce mot unique se cache une famille très large d'instruments : swaps de taux, de devises, de crédit, d'actions, de matières premières, d'inflation ou encore de volatilité. Ensemble, ils forment le plus grand marché de produits dérivés au monde.

Ce guide passe en revue les principaux types de swaps, explique leur mécanique à l'aide d'un exemple chiffré et renvoie vers nos dossiers détaillés sur les swaptions, le swap de variance et le swap (rollover) du forex, le seul que la plupart des traders particuliers rencontrent au quotidien.

Points clés à retenir

  • Un swap échange deux séries de flux (les « jambes ») calculées sur un montant notionnel qui, le plus souvent, n'est pas lui-même échangé.
  • Le swap de taux d'intérêt domine très largement : les dérivés de taux pèsent environ 79 % des 846 000 milliards de dollars d'encours notionnels de dérivés de gré à gré (BRI, fin juin 2025).
  • Les swaps servent d'abord à couvrir un risque (taux, change, crédit, prix), mais aussi à spéculer ou à obtenir une exposition synthétique à un actif.
  • Ils se négocient de gré à gré entre professionnels ; les contrats standardisés passent désormais par une chambre de compensation.
  • Le LIBOR a disparu : les swaps référencent le SOFR, le €STR, l'EURIBOR, le SONIA ou le SARON.
  • Le particulier n'accède pas aux swaps institutionnels, mais il paie ou reçoit un swap chaque nuit sur ses positions forex et CFD.

Qu'est-ce qu'un swap ?

Un swap (« échange » en anglais) est un contrat financier entre deux contreparties qui s'engagent à s'échanger une série de flux de trésorerie à des dates fixées d'avance, selon des règles de calcul définies à la signature. Chaque série de flux est appelée une jambe du swap. Le plus souvent, l'une des jambes est fixe et l'autre dépend d'une variable de marché : un taux d'intérêt de référence, un taux de change, le cours d'une action, d'un indice ou d'une matière première.

Les flux sont calculés sur un montant notionnel qui sert uniquement de base de calcul. Dans un swap de taux, ce notionnel n'est jamais échangé ; dans un swap de devises, il l'est en général au début et à l'échéance. À la signature, un swap standard est construit pour avoir une valeur nulle : aucune des deux parties ne paie de prime. Sa valeur évolue ensuite avec les conditions de marché, à l'avantage de l'une ou de l'autre.

Les swaps se négocient sur les marchés de gré à gré (OTC) : les conditions (notionnel, durée, fréquence des paiements, taux de référence) sont définies sur mesure, dans le cadre d'une convention-cadre, le plus souvent le contrat ISDA.

Swap, future, option : ne pas confondre

Un swap est un engagement ferme portant sur une série d'échanges de flux ; un contrat à terme (future) est un engagement ferme, standardisé et coté, portant sur un seul échange à une date donnée ; une option est un droit, et non une obligation, acquis contre le paiement d'une prime.

Qui utilise les swaps ?

Les swaps sont avant tout des outils de gestion des risques, même si les gérants d'actifs et les fonds spéculatifs s'en servent aussi pour prendre position sur la direction d'un marché.

États et agences de la dette
Ils gèrent la répartition taux fixe / taux variable de leur dette et couvrent leurs émissions libellées en devises étrangères.
Entreprises
Elles transforment un emprunt à taux variable en taux fixe, couvrent des revenus en devises ou figent le prix d'une matière première (carburant, énergie, métaux).
Banques et assureurs
Ils ajustent la sensibilité de leur bilan aux taux, couvrent leurs portefeuilles de crédits et tiennent le marché en tant qu'intermédiaires.
Gérants d'actifs et hedge funds
Ils obtiennent une exposition synthétique à un indice, à un panier d'actions ou à un risque de crédit sans acheter les titres, et parient sur les taux ou la volatilité.
Particuliers
Ils n'ont pas accès aux swaps institutionnels mais supportent un swap de financement sur leurs positions forex et CFD conservées la nuit.

Comment fonctionne un swap ? Exemple chiffré

Prenons le cas le plus courant, celui du swap de taux d'intérêt. Deux acteurs ont des besoins opposés :

  • A est endetté à taux variable mais souhaite réduire son risque de taux en payant un taux fixe ;
  • B est endetté à taux fixe mais préfère un taux variable, plus cohérent avec la structure de son actif et de son passif.

Schéma d'un swap de taux d'intérêt entre deux contreparties A et B avec une banque intermédiaire

En pratique, A et B ne traitent pas l'un avec l'autre : chacun conclut un swap distinct avec une banque, qui se rémunère par un écart de quelques points de base entre le taux fixe qu'elle paie et celui qu'elle reçoit. Au final, chacun a « échangé » son exposition d'origine contre celle qu'il recherchait, sans renégocier sa dette.

Exemple : transformer un emprunt variable en taux fixe

Une entreprise a emprunté 10 millions d'euros sur 5 ans à EURIBOR 3 mois + 1 %. Elle conclut un swap dans lequel elle paie un taux fixe de 2,60 % et reçoit l'EURIBOR 3 mois sur 10 millions d'euros de notionnel.

  • L'EURIBOR reçu dans le swap compense l'EURIBOR payé sur l'emprunt.
  • Le coût de financement devient fixe : 2,60 % + 1 % de marge = 3,60 %, quel que soit le niveau futur des taux.
  • Si l'EURIBOR 3 mois ressort à 3,00 % sur un trimestre, la banque verse la différence : (3,00 % − 2,60 %) × 10 000 000 € × 3/12 ≈ 10 000 €.
  • S'il ressort à 2,00 %, c'est l'entreprise qui verse (2,60 % − 2,00 %) × 10 000 000 € × 3/12 ≈ 15 000 €.

Seul le solde net est réglé à chaque échéance ; le notionnel de 10 millions n'est jamais échangé. Les taux de cet exemple sont illustratifs.

Tout swap se décrit avec les mêmes paramètres :

1
Le notionnel

Montant de référence sur lequel les flux sont calculés. Il peut être constant, décroissant (swap amortissable) ou croissant (swap accrétif).

2
Les deux jambes

La règle de calcul de chaque série de flux : taux fixe, taux variable et son indice de référence, performance d'un actif, prime de crédit, etc.

3
Le calendrier

Date de départ, échéance finale, fréquence des paiements (trimestrielle, semestrielle, annuelle) et convention de décompte des jours.

4
Le règlement et les garanties

Paiement du solde net à chaque date, collatéral échangé entre les parties ou marges déposées auprès d'une chambre de compensation.

Les grandes familles de swaps en un coup d'œil

FamilleCe qui est échangéUtilisation principale
Swap de taux d'intérêt (IRS)Taux fixe contre taux variable, dans une même deviseCouvrir un emprunt ou un placement contre les variations de taux
Swap de devisesPrincipal et intérêts dans deux monnaies différentesFinancer ou couvrir une activité en devise étrangère
Swap de défaut de crédit (CDS)Prime périodique contre indemnisation en cas de défautSe protéger contre la faillite d'un émetteur, ou la jouer
Swap de rendement total (TRS)Performance complète d'un actif contre un taux de financementObtenir une exposition sans détenir l'actif
Swap d'actionsPerformance d'une action, d'un panier ou d'un indice contre un tauxExposition synthétique, couverture d'un portefeuille
Swap de matières premièresPrix fixe contre prix variable d'une matière premièreFiger un coût d'approvisionnement ou un prix de vente
Swap d'inflationTaux fixe contre inflation réaliséeCouvrir des engagements indexés (retraites, loyers)
Swap de varianceVariance réalisée contre variance fixée d'avanceAcheter ou vendre de la volatilité pure

Les swaps de taux d'intérêt

Le swap de taux d'intérêt (interest rate swap, IRS) est de loin le plus négocié. Dans sa version classique, dite « vanille », une partie paie un taux fixe (le payeur) et reçoit un taux d'intérêt variable ; l'autre (le receveur) fait l'inverse. Les deux jambes sont libellées dans la même devise et le notionnel n'est pas échangé. Le payeur du fixe gagne si les taux montent, le receveur si les taux baissent.

Autour de ce modèle de base, de nombreuses variantes répondent à des besoins précis :

VariantePrincipeÀ quoi sert-elle ?
Swap OIS (overnight index swap)La jambe variable est un taux au jour le jour capitalisé (SOFR, €STR, SONIA)Référence du marché depuis la fin du LIBOR ; anticipations de politique monétaire
Swap de base (basis swap)Deux taux variables l'un contre l'autre (ex. EURIBOR 3 mois contre €STR), avec un écart fixeCouvrir l'écart entre deux indices de référence
Swap à départ différé (forward start)Les conditions sont fixées aujourd'hui mais le swap démarre plus tardSécuriser le taux d'un financement futur déjà prévu
Swap amortissableLe notionnel diminue selon un échéancierColler au profil de remboursement d'un prêt
Swap accrétif (à notionnel croissant)Le notionnel augmente au fil du tempsFinancement de projet tiré par tranches successives
Swap zéro couponLa jambe fixe est payée en une seule fois à l'échéanceAdosser un engagement à flux unique
Swap de maturité constante (CMS)La jambe variable est indexée sur un taux de swap long (ex. taux à 10 ans) refixé périodiquementPrendre position sur la pente de la courbe des taux
Swap à accumulation dans une fourchette (range accrual)Le coupon n'est acquis que les jours où un taux reste dans une fourchette prédéfinieAméliorer un rendement en pariant sur la stabilité des taux

La valeur d'un swap de taux se calcule en actualisant les flux futurs des deux jambes ; sa sensibilité aux taux se pilote comme celle d'une obligation. Les desks de taux s'appuient pour cela sur des modèles de taux comme Hull-White ou CIR.

Les swaps de devises

Deux instruments distincts sont souvent confondus sous cette appellation.

Le swap de change (FX swap) associe un achat de devise au comptant et sa revente à terme, ou l'inverse. Il n'y a pas d'échange d'intérêts intermédiaires : le différentiel de taux entre les deux monnaies est intégré dans l'écart entre le cours comptant et le cours à terme, conformément à la parité des taux d'intérêt. C'est l'instrument le plus traité du marché des changes, essentiellement sur des durées courtes.

Le swap de devises (cross-currency swap) porte sur des durées longues. Les deux parties échangent le principal dans deux monnaies au départ, se versent des intérêts périodiques chacune dans la devise reçue, puis se restituent le principal à l'échéance, au taux de change initial. Les taux peuvent être fixes ou variables de chaque côté.

Exemple

Une société australienne emprunte en dollars américains pour construire une usine, mais encaisse ses revenus en dollars australiens. Si le dollar australien baisse, sa dette s'alourdit alors que ses recettes ne changent pas. Un swap de devises lui permet de transformer cette dette en dollars américains en une dette en dollars australiens, alignée sur ses revenus.

Citons aussi le swap non livrable (NDS), cousin du contrat à terme non livrable (NDF), utilisé pour les devises soumises à un contrôle des changes : seul le solde est réglé, dans une devise convertible. Le swap quanto (ou swap différentiel) verse quant à lui un taux d'intérêt d'une devise étrangère appliqué à un notionnel en monnaie nationale, par exemple un taux SOFR payé sur un notionnel en livres sterling, sans risque de change pour celui qui le reçoit. Le même mécanisme existe du côté des options quanto.

Pour le trader particulier, le swap de change se manifeste sous la forme du report quotidien des positions : voir notre dossier swap et rollover du forex et la stratégie de carry trade qui en tire parti.

Les swaps de crédit : CDS et total return swap

Le swap de défaut de crédit (credit default swap, CDS) fonctionne comme une assurance contre la défaillance d'un emprunteur. L'acheteur de protection verse une prime périodique au vendeur ; en cas d'événement de crédit sur l'entité de référence (défaut de paiement, faillite, restructuration), le vendeur l'indemnise de la perte subie sur la dette. La prime, exprimée en points de base par an, constitue un baromètre très suivi du risque de crédit d'une entreprise ou d'un État. Les CDS se traitent sur un émetteur unique ou sur des indices (iTraxx en Europe, CDX aux États-Unis).

Le swap de rendement total (total return swap, TRS) transfère l'intégralité de la performance d'un actif : l'une des parties verse les revenus (coupons, dividendes) et la variation de prix de l'actif de référence, l'autre verse un taux de financement, généralement un taux variable majoré d'une marge. Le receveur du rendement total obtient ainsi l'exposition économique à l'actif sans l'acheter ni le porter à son bilan, avec un fort effet de levier. La faillite du fonds Archegos en 2021, exposé à quelques actions par le biais de TRS, a illustré les dangers de cette opacité.

Swaps d'actions, de matières premières, de fret et d'inflation

Swap d'actions (equity swap)
L'une des jambes verse la performance d'une action, d'un panier ou d'un indice boursier, l'autre un taux d'intérêt. C'est le support de nombreux ETF synthétiques et produits structurés.
Swap de matières premières
Un prix fixe est échangé contre le prix de marché d'une matière première (pétrole, gaz, cuivre…), souvent calculé comme une moyenne sur la période. Une compagnie aérienne peut ainsi figer le coût de son kérosène.
Swap de fret
Appliqué au transport maritime : un taux de fret fixe est échangé contre le taux constaté sur une route ou un indice de référence, pour une période donnée.
Swap d'inflation
Un taux fixe est échangé contre l'inflation réalisée, mesurée par un indice des prix. Il permet aux fonds de pension et aux assureurs de couvrir des engagements indexés.

Le règlement sur une moyenne de prix, fréquent dans les swaps de matières premières, rapproche ces contrats des options asiatiques. Les swaps d'inflation, eux, complètent les obligations indexées sur l'inflation et fournissent une mesure de marché des anticipations d'inflation. Pour l'investisseur qui souhaite s'exposer aux matières premières sans produit dérivé de gré à gré, d'autres supports existent : voir comment investir dans les matières premières.

Les swaps de volatilité et de variance

Le swap de variance permet de négocier la volatilité d'un actif indépendamment de la direction de son cours. L'une des jambes paie la variance effectivement réalisée par le sous-jacent sur la période, calculée à partir des rendements logarithmiques quotidiens ; l'autre paie un niveau de variance fixé à la signature. À l'échéance, seule la différence est réglée en espèces. Le swap de volatilité repose sur le même principe, appliqué à l'écart-type plutôt qu'à la variance.

Ces instruments sont utilisés par les fonds de volatilité et les desks d'options pour couvrir ou vendre la prime de risque entre volatilité implicite et volatilité réalisée. Leur construction, leur formule de règlement et leur lien avec le VIX sont détaillés dans notre dossier swap de variance : définition et fonctionnement.

Swaps et options : swaptions, caps, floors et tunnels

Plusieurs produits combinent la logique du swap et celle de l'option. Contrairement au swap, ils supposent le paiement d'une prime.

  • Swaption : option qui donne le droit, sans obligation, d'entrer dans un swap de taux à une date future et à un taux fixé d'avance. La swaption de payeur protège contre une hausse des taux, la swaption de receveur contre une baisse. Voir notre guide complet des swaptions.
  • Cap et floor : séries d'options qui plafonnent (cap) ou garantissent un plancher (floor) à un taux variable, période par période.
  • Tunnel de taux (collar) : achat d'un cap financé par la vente d'un floor ; le taux payé reste encadré dans une fourchette pour un coût réduit, voire nul.
  • Swap annulable : swap assorti d'une option permettant à l'une des parties d'y mettre fin avant l'échéance.

Ces instruments relèvent de la famille des options sur taux d'intérêt.

Les swaps accessibles aux particuliers

Un investisseur particulier ne signe pas de contrat ISDA avec une banque. Il croise pourtant le mot « swap » dans trois situations :

Le swap (rollover) du forex et des CFD
Intérêt crédité ou débité chaque nuit sur une position conservée après l'heure de clôture. Il reflète le différentiel de taux entre les deux devises, ou le coût de financement d'un CFD, majoré de la marge du broker.
Le swap perpétuel des cryptomonnaies
Contrat à terme sans échéance dont le prix est maintenu proche du comptant par un taux de financement échangé périodiquement entre acheteurs et vendeurs. Voir swap perpétuel.
Les ETF synthétiques
Fonds indiciels qui répliquent leur indice au moyen d'un swap de performance conclu avec une banque, au lieu de détenir tous les titres de l'indice.

Économiquement, le CFD est lui-même très proche d'un swap d'actions : le client reçoit la variation de prix du sous-jacent et paie un coût de financement, sans jamais détenir le titre.

Marché, réglementation et fin du LIBOR

Selon la Banque des règlements internationaux (BRI), l'encours notionnel des dérivés de gré à gré atteignait 846 000 milliards de dollars à fin juin 2025, en hausse de 16 % sur un an, soit la plus forte progression annuelle depuis 2008. Les dérivés de taux d'intérêt en représentent environ 79 % et les dérivés de change 155 000 milliards. Ces montants notionnels surestiment toutefois les sommes réellement en risque : la valeur de marché brute de l'ensemble des contrats était de 21 800 milliards de dollars.

Depuis la crise de 2008, au cours de laquelle les CDS vendus par l'assureur AIG ont failli emporter le système financier, le marché est beaucoup plus encadré :

  • Compensation centrale : dans l'Union européenne (règlement EMIR) comme aux États-Unis (loi Dodd-Frank), les swaps de taux standardisés et les principaux indices de CDS doivent passer par une chambre de compensation, qui s'interpose entre les deux parties.
  • Marges : les contrats non compensés font l'objet d'échanges de collatéral obligatoires entre contreparties financières.
  • Transparence : toutes les transactions sont déclarées à des référentiels centraux accessibles aux régulateurs.
  • EMIR 3 : depuis juin 2025, les acteurs européens les plus actifs doivent détenir un compte actif auprès d'une chambre de compensation de l'Union pour certains swaps de taux en euro.

L'autre bouleversement est la disparition du LIBOR, longtemps référence de la jambe variable de la plupart des swaps et discrédité par les manipulations révélées en 2012. Les panels en dollar ont pris fin le 30 juin 2023 et les dernières publications « synthétiques » le 30 septembre 2024. Les swaps reposent désormais sur des taux sans risque au jour le jour : SOFR pour le dollar, €STR pour l'euro, SONIA pour la livre, SARON pour le franc suisse, TONA pour le yen. L'EURIBOR, réformé, reste utilisé en zone euro.

Avantages et risques des swaps

Avantages
  • Contrats sur mesure : notionnel, durée et indices adaptés au besoin exact.
  • Transfert de risque sans toucher à la dette ou à l'actif d'origine.
  • Pas de prime à payer à la signature pour un swap standard.
  • Accès synthétique à des marchés ou des actifs difficiles à détenir.
  • Marché très profond et liquide sur les swaps de taux et de change.
Risques et limites
  • Risque de contrepartie sur les contrats non compensés.
  • Engagement ferme : la perte potentielle n'est pas limitée comme avec une option achetée.
  • Appels de marge pouvant créer une tension de trésorerie.
  • Effet de levier et exposition peu visibles de l'extérieur.
  • Valorisation et documentation complexes, réservées aux professionnels.

Un swap de couverture bien calibré réduit le risque global de celui qui le conclut. Mal dimensionné, ou utilisé à des fins spéculatives avec un fort levier, il peut au contraire l'amplifier. Sur la logique de couverture en général, voir couverture et compensation.

Brokers d'options

# Broker Note Siège Plateforme Dépôt min. Types d'options Actions
1 AvaOptions ★★★★ 4.4/5 Irlande AvaOptions 100 € Options vanilles (OTC)
2 IG ★★★★ 4.4/5 Allemagne IG, ProRealTime 300 € Options vanilles & barrières (OTC)
3 XTB ★★★★ 4.2/5 Pologne xStation 5, TradingView 0 € Options actions US (achat)

⚠️ Les contrats d'options sont des produits financiers complexes. 69 à 80 % des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent.

Conclusion

Les taux d'intérêt étant l'épine dorsale de la finance, le swap le plus simple, taux fixe contre taux variable, est aussi le plus répandu. Mais le même principe d'échange de flux se décline sur les devises, le crédit, les actions, les matières premières, l'inflation ou la volatilité, du contrat vanille au produit exotique truffé d'options.

États, entreprises et institutions financières y trouvent un moyen souple de transférer un risque qu'ils ne veulent pas porter vers un acteur prêt à l'assumer. Cette souplesse a un prix : complexité, effet de levier et risque de contrepartie, que la compensation centrale et la fin du LIBOR ont mieux encadrés sans les supprimer. Pour le particulier, l'enjeu est surtout de comprendre le swap qui lui est facturé chaque nuit sur ses positions à effet de levier.

Pour aller plus loin : les swaptions, le swap de variance et le swap et le rollover du forex.

FAQ - Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un swap en termes simples ? ▾
Un swap est un contrat par lequel deux parties s'échangent des flux financiers pendant une durée convenue, par exemple un taux fixe contre un taux variable. Il sert surtout à transformer un risque (taux, change, crédit, prix) sans toucher à l'actif ou à la dette d'origine.
Quel est le type de swap le plus répandu ? ▾
Le swap de taux d'intérêt. Les dérivés de taux représentent environ 79 % des encours notionnels de dérivés de gré à gré recensés par la Banque des règlements internationaux à fin juin 2025.
Quelle différence entre un swap de change et un swap de devises ? ▾
Le swap de change (FX swap) combine un achat au comptant et une revente à terme de la même devise, sans échange d'intérêts intermédiaires ; il est surtout de courte durée. Le swap de devises (cross-currency swap) échange le principal et des intérêts périodiques dans deux monnaies, souvent sur plusieurs années.
Un particulier peut-il négocier un swap ? ▾
Pas directement : les swaps sont des contrats de gré à gré réservés aux contreparties professionnelles. Un particulier y est en revanche exposé indirectement, via le swap (rollover) facturé chaque nuit sur ses positions forex et CFD, ou via les swaps perpétuels des plateformes crypto.
Le swap de mon broker forex est-il un vrai swap ? ▾
C'est un intérêt de report qui découle du swap de change « tom-next » utilisé par le broker pour repousser d'un jour la livraison des devises. Il reflète le différentiel de taux entre les deux devises de la paire, majoré de la marge du courtier.
Quel est le principal risque d'un swap ? ▾
Le risque de contrepartie : si l'autre partie fait défaut, la protection ou les flux attendus disparaissent. La compensation centrale et les appels de marge imposés depuis 2012 réduisent ce risque sans l'éliminer, et y ajoutent un risque de liquidité lié aux appels de marge.
Le LIBOR sert-il encore de référence aux swaps ? ▾
Non. Les dernières publications du LIBOR ont cessé le 30 septembre 2024. Les swaps en dollar référencent le SOFR, ceux en livre le SONIA, ceux en franc suisse le SARON ; en euro, l'EURIBOR subsiste aux côtés du €STR.
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