Mis à jour le 29 juillet 2026 par Ludovic

Un néobroker (ou « courtier mobile ») est une application d'investissement 100 % numérique qui permet d'acheter des actions, des ETF ou des cryptomonnaies pour une commission quasi nulle, souvent 1 € par ordre voire 0 €. En quelques années, ces acteurs venus de la fintech ont bouleversé le paysage de l'investissement en Europe : Trade Republic revendique aujourd'hui plus de 10 millions de clients et 150 milliards d'euros d'actifs, tandis que Revolut propose désormais banque et Bourse dans la même application.

Ce guide vous explique ce qu'est réellement un néobroker, comment il se rémunère, et compare les principales offres disponibles en France en 2026.

L'essentiel à retenir

  • Un néobroker est un courtier exclusivement mobile, sans agence, pensé pour investir simplement depuis son smartphone.
  • Le modèle « sans commission » n'est jamais totalement gratuit : la rémunération passe par le spread, les frais de change, la carte ou les intérêts sur liquidités.
  • En France, les leaders sont Trade Republic, Scalable Capital, Revolut et Trading 212 ; seul Trade Republic propose un PEA.
  • Attention : certains néobrokers ajoutent des produits à effet de levier (CFD, dérivés) beaucoup plus risqués que l'achat d'actions au comptant.

Qu'est-ce qu'un néobroker ?

Les néobrokers sont des applications financières qui permettent d'acheter des actions sans frais de courtage élevés. Ils constituent une nouvelle génération de courtiers en bourse dont l'ambition affichée est de démocratiser l'investissement en le rendant accessible à tous. Là où un courtier traditionnel imposait souvent des frais fixes, un ticket d'entrée minimum et une interface complexe, le néobroker mise sur une application mobile épurée, l'ouverture de compte en quelques minutes et l'achat de fractions d'actions dès 1 €.

Ces plateformes sont nées de start-ups de la fintech qui ont ciblé en priorité les jeunes investisseurs, très à l'aise avec le mobile. Le succès a été fulgurant : en France, Trade Republic est arrivé en 2021 et a séduit plus d'un million de clients en quatre ans. La logique est simple : supprimer les barrières (frais, jargon, minimum d'investissement) pour attirer une base d'utilisateurs beaucoup plus large que les courtiers historiques.

Néobroker, néobanque : quelle différence ?

  • Une néobanque (N26, Revolut à ses débuts) gère votre argent au quotidien : compte courant, carte, virements.
  • Un néobroker sert à investir : il donne accès aux marchés (actions, ETF, crypto).
  • La frontière s'estompe : Trade Republic dispose désormais d'une licence bancaire et d'un IBAN, tandis que Revolut a ajouté la Bourse à sa super-app. On parle alors de plateforme « banque + investissement ».

Comment fonctionne un néobroker ? (le modèle « sans frais »)

La question revient sans cesse : si le néobroker facture 0 € ou 1 € par ordre, comment gagne-t-il de l'argent ? Un courtier « sans commission » n'est jamais totalement gratuit. Sa rentabilité repose sur plusieurs sources de revenus plus discrètes :

  • Le spread et l'exécution des ordres. Beaucoup de néobrokers routent les ordres vers une seule place de marché ou un teneur de marché partenaire (par exemple Lang & Schwarz pour Trade Republic). L'écart entre le prix d'achat et de vente (le spread) constitue une marge implicite.
  • Le paiement pour flux d'ordres (PFOF). Ce mécanisme, par lequel un teneur de marché rémunère le courtier pour lui envoyer les ordres, a longtemps financé le modèle. Il est toutefois interdit dans l'Union européenne à compter de 2026, ce qui pousse les néobrokers à diversifier leurs revenus.
  • Les intérêts sur les liquidités. Les espèces non investies sont placées et génèrent des intérêts, dont une partie seulement est reversée au client.
  • Les frais de change. Sur les actions américaines, la conversion EUR/USD peut être facturée (0,15 % chez Trading 212, par exemple), alors que d'autres l'offrent (0 % chez Revolut).
  • Les services premium et la carte. Abonnements payants, cartes physiques, comptes « Prime » à fonctionnalités étendues.

Autrement dit, le « zéro frais » attire, mais il faut toujours regarder le coût total : spread, change, retraits et abonnements éventuels.

Comparatif des meilleurs néobrokers en 2026

Le tableau ci-dessous compare les quatre néobrokers les plus utilisés par les investisseurs français en 2026. Les données (frais, offres, régulation) sont indicatives et vérifiées en juillet 2026 : consultez toujours le site officiel avant d'ouvrir un compte, car les tarifs évoluent régulièrement.

Néobroker Régulation Frais par ordre Offre (actions / ETF) PEA Crypto Espèces rémunérées Idéal pour
Comparatif néobrokers - données de juillet 2026
Trade Republic BaFin (Allemagne) + ACPR (France), licence bancaire BCE 1 € par ordre ~8 500 actions et ETF, obligations, dérivés 2 % jusqu'à 50 000 € Investissement long terme, plans d'épargne, PEA
Scalable Capital BaFin (licence bancaire complète) Free Broker ~1 € · PRIME+ : flat 4,99 €/mois 8 000+ actions, ~2 700 ETF, fonds, dérivés (ETP) jusqu'à 2,5 % Investisseurs plus actifs, plateforme web
Revolut Banque de Lituanie (Revolut Securities Europe) 1 € par ordre (plan Standard) 4 000+ actions US/EU, ~200 ETF Variable selon le plan Banque + Bourse dans une seule app
Trading 212 Régulation UE (passeport européen) 0 € (spread possible) Actions, ETF, CFD, forex Intérêts sur cash (variable) Grands débutants, interface simple

Points de vigilance : Trading 212 applique 0,7 % de frais sur les dépôts par carte au-delà de 2 000 € cumulés et 0,15 % de frais de change ; Revolut couvre les titres via le régime de garantie lituanien (et non le FGDR français). Le PEA n'est proposé, à ce jour, que par Trade Republic parmi les néobrokers.

Attention aux produits à effet de levier

Certains néobrokers (et de nombreux courtiers CFD) proposent aussi des produits à effet de levier : CFD, turbos, warrants. Ces instruments sont bien plus risqués que l'achat d'actions au comptant. Selon l'étude de référence de l'AMF, plus de 89 % des particuliers perdent de l'argent sur le trading de CFD et de forex sur quatre ans, avec une perte moyenne d'environ 10 900 € par client. Réservez ces produits à un usage averti et n'investissez jamais plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.

Que peut-on faire avec un néobroker ?

Les néobrokers offrent un accès unifié à plusieurs classes d'actifs depuis une seule application : actions, ETF, crypto-monnaies et, chez certains, obligations, produits dérivés ou métaux comme l'or. Concrètement, ils permettent de :

Investir en actions et ETF
Acheter des titres entiers ou fractionnés dès 1 €, et automatiser un plan d'épargne mensuel sur un ETF World.
Diversifier facilement
Combiner actions internationales, obligations et crypto dans une même interface, sans multiplier les comptes.
Programmer des versements
Mettre en place des plans d'épargne automatiques, souvent gratuits, pour lisser ses investissements dans le temps.
Gérer ses liquidités
Percevoir des intérêts sur le cash non investi et, chez certains, disposer d'un IBAN et d'une carte de paiement.

L'atout majeur reste la simplicité : le parcours entièrement numérisé permet à un débutant de passer son premier ordre en quelques minutes, sans les barrières traditionnelles. En contrepartie, l'offre d'outils d'analyse (graphiques avancés, indicateurs, ordres conditionnels) reste souvent limitée par rapport à un courtier spécialisé.

Avantages et inconvénients des néobrokers

Avantages
  • Frais très bas (0 à 1 € par ordre), pas de droits de garde
  • Ouverture de compte rapide, 100 % en ligne
  • Fractions d'actions dès 1 €, accessible aux petits budgets
  • Plans d'épargne automatiques souvent gratuits
  • Interface mobile épurée, idéale pour débuter
  • Rémunération des liquidités non investies
Inconvénients
  • Outils d'analyse et types d'ordres limités
  • Coûts cachés : spread, frais de change, retraits
  • Service client parfois difficile à joindre
  • Peu proposent un PEA (avantage fiscal français)
  • Garantie des dépôts parfois hors FGDR français
  • Risque accru si présence de produits à effet de levier

Néobroker, banque en ligne ou courtier classique ?

Trois familles d'acteurs coexistent, et le meilleur choix dépend de votre profil. Le tableau suivant résume les grandes différences.

Critère Néobroker Banque / courtier en ligne français Courtier classique (banque de réseau)
Frais par ordre Très bas (0 à 1 €) Modérés (1 à 5 €) Élevés (souvent > 1 % + minimum)
Interface Application mobile épurée Web + mobile, plus complète Agence, téléphone, conseiller
PEA / assurance-vie Rare (PEA chez Trade Republic) Oui, gamme complète Oui, gamme complète
Outils avancés Limités Corrects à avancés Variables, accompagnement humain
Cible Débutants, investisseurs mobiles Investisseurs autonomes Clientèle traditionnelle

Fiscalité d'un néobroker (CTO, PEA)

La plupart des néobrokers ouvrent un compte-titres ordinaire (CTO), l'enveloppe la plus flexible mais la moins avantageuse fiscalement. Depuis le 1er janvier 2026, les gains d'un CTO (plus-values, dividendes, intérêts) relèvent du prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, après la hausse de CSG prévue par la LFSS 2026. Vous pouvez opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu, mais les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus dans tous les cas.

Le PEA, réservé aux actions et fonds européens, reste bien plus intéressant sur le long terme : après cinq ans de détention, les gains ne supportent plus que les prélèvements sociaux (17,2 %), l'impôt sur le revenu disparaissant. C'est pourquoi la présence d'un PEA (proposé, parmi les néobrokers, par Trade Republic) constitue un vrai critère de choix pour un investisseur résident français.

Compte étranger : pensez au formulaire 3916-bis

Si votre néobroker est domicilié hors de France et ne vous fournit pas d'IBAN français, vous devez déclarer ce compte à l'administration fiscale via le formulaire 3916-bis, en plus de reporter vos gains sur la déclaration de revenus. Les néobrokers fournissent généralement en début d'année un rapport fiscal récapitulatif pour vous aider.

Comment choisir son néobroker en 6 étapes

Voici une méthode simple pour sélectionner l'application la mieux adaptée à votre situation.

1
Définissez votre objectif
Investissement long terme sur ETF, achat d'actions précises, exposition crypto ou trading actif : le besoin oriente déjà le choix.
2
Vérifiez la régulation et la sécurité
Assurez-vous que le courtier est régulé (ACPR, BaFin, etc.), que les titres sont ségrégués et vérifiez le régime de garantie des dépôts applicable.
3
Comparez le coût total
Au-delà des frais d'ordre affichés, regardez le spread, les frais de change sur actions US, les frais de dépôt et de retrait.
4
Contrôlez l'enveloppe fiscale
Besoin d'un PEA pour optimiser la fiscalité ? Seul Trade Republic en propose un aujourd'hui parmi les néobrokers ; sinon, ce sera un CTO.
5
Examinez l'offre d'actifs
Nombre d'actions et d'ETF, disponibilité des fractions, accès aux marchés américains, présence d'obligations ou de crypto selon vos besoins.
6
Testez l'application et le support
Ouvrez un compte, passez un petit ordre et évaluez l'ergonomie ainsi que la réactivité du service client avant d'y placer des montants importants.

Les néobrokers ont-ils un avenir ?

La réponse tient désormais dans les chiffres. Ce qui était en 2021 un pari sur une nouvelle génération d'investisseurs s'est confirmé : Trade Republic revendique plus de 10 millions de clients et 150 milliards d'euros d'actifs sous gestion dans une dizaine de pays européens, tout en ayant obtenu une licence bancaire de plein exercice délivrée par la Banque centrale européenne fin 2023. La fintech a été valorisée plusieurs milliards d'euros et compte parmi ses actionnaires de grands noms de l'investissement.

La tendance de fond reste solide : de nombreux jeunes Européens privilégient l'investissement en Bourse, notamment via les ETF, à l'épargne classique dont les rendements ont longtemps été faibles. Les néobrokers ont su capter ce mouvement en rendant l'investissement simple, mobile et peu coûteux. Ils doivent toutefois relever plusieurs défis : la fin du paiement pour flux d'ordres (PFOF) en Europe les oblige à revoir leur modèle économique, la concurrence s'intensifie avec l'arrivée des banques traditionnelles sur ce terrain, et la fidélisation des utilisateurs devient cruciale.

Pour l'investisseur, le message est clair : les néobrokers sont devenus des acteurs incontournables et durables du paysage financier européen. Reste à choisir celui qui correspond le mieux à votre profil, en gardant à l'esprit que la simplicité d'une application ne dispense jamais de comprendre les risques de ce dans quoi l'on investit.

Notre sélection de brokers CFD

# Broker Note Réglementation Plateformes Actions
1 AvaTrade ★★★★★ 4.6/5
ASICCBFSAIFRSABVIFSCFSCAJFSAOCRISFCCMA
MetaTrader 4 & 5, AvaOptions
2 XTB ★★★★★ 4.6/5
CySECKNFFCAFSCDFSA
xStation
3 IG ★★★★ 4.5/5
FCABaFinASICFINMAMASCFTC
IG, ProRealTime, MT4, TradingView
4 eToro ★★★★ 4.3/5
CySECFCAASICFSASADGM
eToro
5 ActivTrades ★★★★ 4.3/5
CMVMFCASCBBACENFSCM
MT4 & 5, ActivTrader, TradingView

ADGM : Abu Dhabi • ASIC : Australie • BaFin : Allemagne • BVIFSC : Îles Vierges britanniques • BACEN : Brésil • CMA : Kenya • CySEC : Chypre • CMVM : Portugal • CFTC : USA • CBFSAI : Irlande • DFSA : Dubaï • FSCM : Île Maurice • FCA : Royaume-Uni • FINMA : Suisse • FRSA : Abu Dhabi • FSAS : Seychelles • FSCA : Afrique du Sud • JFSA : Japon • KNF : Pologne • MAS : Singapour • OCRI : Canada • SCB : Bahamas • SFC : Colombie

⚠️ Le trading de CFD implique un risque de perte significatif. 70 à 80 % des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.

FAQ - Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un néobroker exactement ?
Un néobroker est un courtier en bourse 100 % numérique, accessible principalement via une application mobile, qui permet d'investir en actions, ETF ou crypto pour une commission très faible (souvent 0 à 1 € par ordre). Il se distingue des courtiers traditionnels par sa simplicité, l'absence d'agence et l'achat possible de fractions d'actions dès 1 €.
Un néobroker est-il vraiment gratuit ?
Non, le « zéro frais » est trompeur. Même sans commission d'ordre affichée, le néobroker se rémunère via le spread (écart achat/vente), les frais de change sur les actions étrangères, les intérêts conservés sur les liquidités, les cartes et abonnements premium. Il faut donc toujours évaluer le coût total, pas seulement le prix de l'ordre.
Quel est le meilleur néobroker en 2026 ?
Il n'y a pas de réponse unique. Pour un investissement long terme avec accès au PEA, Trade Republic se distingue. Pour une plateforme plus complète, Scalable Capital est apprécié. Pour réunir banque et Bourse dans une seule app, Revolut est pertinent, et Trading 212 séduit les grands débutants par sa gratuité. Le bon choix dépend de votre objectif, de votre besoin d'enveloppe fiscale et des actifs recherchés.
Les néobrokers sont-ils sûrs ? Mon argent est-il protégé ?
Les néobrokers sérieux sont régulés (par exemple par la BaFin, l'ACPR ou la Banque de Lituanie) et vos titres sont généralement ségrégués, donc séparés du bilan du courtier. Les liquidités bénéficient d'une garantie des dépôts, mais le régime applicable varie : il peut relever du FGDR français ou d'un fonds étranger. Vérifiez toujours la régulation et le régime de garantie avant d'ouvrir un compte.
Peut-on ouvrir un PEA chez un néobroker ?
C'est rare. Le PEA est une enveloppe fiscale spécifiquement française qui nécessite une infrastructure réglementaire dédiée. En 2026, Trade Republic est le seul grand néobroker à proposer un PEA sans commission. Scalable Capital, Revolut et Trading 212 se limitent au compte-titres ordinaire (CTO).
Quelle différence entre un néobroker et une néobanque ?
Une néobanque gère votre argent au quotidien (compte courant, carte, virements), tandis qu'un néobroker sert à investir sur les marchés. La frontière s'estompe : Trade Republic dispose d'une licence bancaire et d'un IBAN, et Revolut a intégré la Bourse. On parle alors de plateformes « banque + investissement ».
Quelle fiscalité s'applique aux gains d'un néobroker ?
Sur un compte-titres ordinaire, les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux). Le barème progressif reste une option, mais les prélèvements sociaux restent dus. Sur un PEA, après cinq ans, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent.
Peut-on trader des CFD ou avec effet de levier sur un néobroker ?
Certains néobrokers proposent des produits à effet de levier (CFD, turbos, warrants), mais ce sont des instruments complexes et risqués. Selon l'AMF, plus de 89 % des particuliers perdent de l'argent en tradant les CFD et le forex sur quatre ans. Ces produits ne conviennent qu'à des investisseurs avertis conscients du risque de perte élevé.
Néobroker ou courtier classique : lequel choisir ?
Un néobroker convient parfaitement pour débuter, investir de petits montants ou automatiser un plan d'épargne à moindres frais. Un courtier plus complet (banque en ligne, courtier spécialisé) sera préférable si vous avez besoin d'outils d'analyse avancés, d'une large gamme d'enveloppes fiscales ou d'un accompagnement. Beaucoup d'investisseurs combinent d'ailleurs les deux.
Comment déclarer un compte néobroker étranger aux impôts ?
Si le néobroker est domicilié à l'étranger et ne vous fournit pas d'IBAN français, vous devez déclarer ce compte via le formulaire 3916-bis, en plus de reporter vos gains sur votre déclaration de revenus. Le néobroker fournit généralement un rapport fiscal annuel indiquant les montants à reporter.
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