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Climax
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Un ETF mise sur la technologie extraterrestre avec une stratégie de divulgation des ovnis


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L'un des ETF les plus étranges jamais lancés sur le marché, le Tuttle Capital UFO Disclosure ETF (UFOD) vise à investir dans des entreprises qui, selon lui, pourraient bénéficier de « technologies extraterrestres avancées ou issues de la rétro-ingénierie ».

Oui, vraiment.

Lancé cette semaine, l'UFOD est un ETF géré activement avec un ratio de frais de 0,99 %, qui s'appuie fortement sur l'attention culturelle et politique croissante autour des ovnis, désormais plus communément appelés phénomènes anormaux non identifiés, ou PAN.

« Les phénomènes anormaux non identifiés font désormais l'objet de rapports officiels du gouvernement, d'audiences au Congrès et d'obligations légales de déclaration », indique l'émetteur sur le site web du fonds.

C'est tout à fait vrai. En 2022, le Congrès a tenu ses premières audiences publiques sur les ovnis depuis plus d'un demi-siècle, et certains anciens responsables des services de renseignement ont témoigné avoir observé des phénomènes anormaux non identifiés. Un responsable est allé plus loin, affirmant l'existence de programmes gouvernementaux hautement confidentiels impliquant des technologies non humaines récupérées.

La thèse du « Disclosure Day » (jour de la divulgation)

L'émetteur présente ces développements comme menant à ce que les passionnés d'OVNI appellent communément le « Disclosure Day », le moment hypothétique où le gouvernement américain reconnaîtra officiellement l'existence d'une intelligence non humaine et divulguera ce qu'il sait sur les technologies récupérées.

Ce concept circule depuis des décennies dans les communautés ufologiques et conspirationnistes et s'est progressivement imposé dans la culture dominante. Il existe même un film de science-fiction de Steven Spielberg intitulé Disclosure Day, dont la sortie est prévue dans le courant de l'année.

L'UFOD est conçu pour tirer parti de ce que le fonds appelle les retombées d'une telle divulgation. L'ETF cherche à s'exposer aux secteurs qui, selon lui, bénéficieraient d'un afflux de financements et de nouvelles technologies à la suite d'une confirmation officielle du gouvernement.

La stratégie ne part généralement pas du principe que les entreprises possèdent déjà ces technologies, mais se concentre plutôt sur celles qui pourraient bénéficier d'une divulgation (bien que le prospectus fasse référence à des rumeurs concernant des travaux de R&D classifiés chez certains sous-traitants).

Long, court et basé sur l'IA

Selon le prospectus, le fonds investit dans des entreprises qui « pourraient avoir des programmes de R&D supposés travailler avec des technologies classifiées, susceptibles de déboucher sur des avancées révolutionnaires », ainsi que dans des entreprises qui pourraient bénéficier de nouvelles sources d'énergie ou de métamatériaux inspirés par des technologies non humaines. Il cible également les entreprises impliquées dans les systèmes de détection et de lutte contre les UAP, tels que les plateformes de capteurs avancées.

UFOD peut également utiliser des swaps et des positions courtes pour parier contre des entreprises qui, selon lui, pourraient être rendues obsolètes par des percées technologiques « de niveau extraterrestre ». Il s'agit notamment des « entreprises de propulsion conventionnelle et des fournisseurs d'énergie traditionnels qui pourraient perdre du terrain face aux technologies avancées ».

La sélection des entreprises est guidée par un système de classement basé sur l'IA qui évalue les entreprises en fonction de leur potentiel à bénéficier ou à être perturbées par les technologies extraterrestres avancées, bien que le gestionnaire de portefeuille conserve la possibilité de passer outre le modèle.

Un portefeuille étonnamment normal

Malgré le principe sur lequel repose le fonds, son portefeuille actuel semble assez conventionnel.

L'UFOD détient 36 positions, et la composition du portefeuille est fortement orientée vers les valeurs industrielles et de défense. Amentum, une société d'ingénierie et de services de défense publique, est la plus importante participation de l'ETF avec environ 8 %. Lockheed Martin suit avec un peu moins de 8 %, et Northrop Grumman avec environ 6 %.

Parmi les autres participations notables, citons General Electric et Boeing, avec environ 4 % chacune, Tesla avec 3,7 % et Palantir avec 2,6 %.

En d'autres termes, si la thèse du fonds est peu conventionnelle, le portefeuille lui-même ressemble davantage à une stratégie axée sur la défense et l'industrie qu'à un pari sur quelque chose de vraiment exotique.

Un scénario familier

L'UFOD est proposé par Tuttle Capital, qui a déjà lancé par le passé des ETF provocateurs. La société avait précédemment lancé le Tuttle Inverse Cramer Tracker ETF (SJIM), qui tentait de vendre à découvert les actions recommandées par Jim Cramer, personnalité de CNBC. Ce fonds, comme celui-ci, reposait largement sur la discrétion du gestionnaire et a finalement été fermé en raison d'un manque de demande et de mauvaises performances.

Tuttle est également à l'origine du projet d'ETF Tuttle Government Grift (GRFT), qui aurait eu du mal à être commercialisé après que les principales bourses, notamment le NYSE et le Nasdaq, aient refusé de le coter.

En fin de compte, l'UFOD est une stratégie inhabituellement spéculative. Son succès dépend non seulement de l'existence d'une technologie non humaine transformatrice, mais aussi de la capacité du gestionnaire à positionner correctement un portefeuille long/court en fonction de la manière dont les capitaux circuleraient si une telle divulgation venait à se produire.

Pour l'instant, du moins, l'ETF reste fermement ancré sur Terre, même si sa thèse d'investissement ne l'est pas.

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