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Le secteur du prop trading est devenu très prudent depuis que My Forex Funds a été accusé de fraude aux États-Unis. En coulisses, ces sociétés de prop trading prennent de nombreuses mesures pour renforcer leur conformité. Toutefois, l'une des mesures les plus visibles est le changement soudain de la langue utilisée sur leurs sites web.
Plusieurs sociétés de prop trading, y compris les plus populaires, utilisent désormais des mots et des phrases soigneusement choisis pour souligner que leurs "défis" se déroulent sur des plateformes de trading virtuelles plutôt que sur des marchés réels.
The Trading Pit en est un exemple frappant. La plateforme a récemment ajouté une déclaration de risque au pied de page de son site web, qui n'existait pas au début du mois.
"The Trading Pit offre exclusivement des comptes de démonstration à tous les utilisateurs. Tous les actifs et toutes les activités de trading sont purement virtuels", peut-on lire dans la déclaration de risque. Une version archivée du site web de The Trading Pit datant du début du mois ne comporte pas cette déclaration de risque.
My Funded FX est une autre plateforme de prop trading qui a récemment ajouté des mots-clés de manière significative. Elle a ajouté le mot "Simulated" en haut de son site web, remplaçant la phrase " Gestion du capital " par " Gestion du capital simulé ".
Elle a également ajouté le mot "virtuel" dans son pied de page, qui ne figurait pas dans la version archivée du site le mois dernier. "L'un des plus grands obstacles auxquels la plupart des traders sont confrontés est le manque de capital virtuel de trading. Nous y remédions ! Relevez le défi. Passez. Démarrez !", peut-on lire dans le pied de page du site web de My Funded FX.
Bespoke Funding Program, un autre nom du secteur du prop trading, met désormais l'accent sur le mot "virtuel" dans ses profits et ses pertes. Une version archivée de son site web datant du début de l'année ne contient pas le mot "virtuel".
Funded Engineer est une autre plateforme de prop trading qui a récemment ajouté les mots "simulé" et "virtuel". En fait, elle utilise le mot "simulé" 16 fois sur la page d'accueil de son site web, tandis que le mot "virtuel" n'est utilisé qu'une fois. Une version archivée de son site web datant du début de l'année ne mentionne aucun de ces mots, pas même un seul.
Tradic, une plateforme de prop trading lancée au début de l'année, met également l'accent sur les mots suivants : "Tous les comptes proposés par Tradiac sont des comptes d'investissement : "Tous les comptes proposés par Tradiac sont des comptes de démonstration simulés avec un capital virtuel.
Il est intéressant de noter que certaines plateformes de prop trading moins connues n'utilisent même pas le terme "prop trading" pour se commercialiser, bien que leur modèle commercial soit un prop trading classique. C'est le cas de Stocknet Institute, qui affirme être en activité depuis mars 2021 et qui est basé au Royaume-Uni.
Stocknet Institute n'utilise pas le terme "prop trading" sur sa page d'accueil ; seuls certains témoignages de ses clients la qualifient de "prop firm". Toutefois, dans la section "À propos" de son site web, il présente ses offres comme "un modèle authentique de prop trading centré sur la durabilité, la transparence et la collaboration".
Par ailleurs, certaines grandes sociétés de courtage en valeurs mobilières ont déjà fait preuve de prudence dans leur langage dès le début. Surgetrader, qui mène actuellement une vaste campagne sur les médias sociaux, qualifie son "défi" "d'audition". FTMO, une autre plateforme populaire de prop trading, précise également sur son site web qu'elle propose des "simulations des conditions réelles du marché" et des "comptes de trading démo avec des fonds virtuels".
Les inquiétudes des sociétés de prop trading ont commencé à la fin du mois d'août, lorsque la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) des États-Unis a intenté une action en justice contre My Forex Funds, qui a généré 310 millions de dollars de revenus au cours des trois dernières années.
Les sociétés de Prop Trading fournissent des capitaux aux traders particuliers pour qu'ils puissent effectuer des transactions s'ils réussissent un test de trading, souvent appelé "challenge", dans un environnement de trading virtuel. Ces plateformes facturent des frais pour le "challenge", qui détermine également la limite du capital donné.
Comme ces plateformes de prop trading ne gèrent pas l'argent des clients, elles ne sont pas soumises au cadre réglementaire des courtiers. Toutefois, la popularité croissante de ces plateformes a alarmé les autorités de régulation au niveau mondial.
Selon la CFTC, My Forex Funds et son PDG auraient commis une fraude et détourné des fonds. Cependant, la plateforme maintient qu'elle n'a fraudé aucun trader.
Dans une requête déposée cette semaine, les avocats de My Forex Funds ont affirmé que la CFTC avait "imprudemment mal caractérisé" ses transactions et signalé deux transactions d'un montant total de 31,55 millions de dollars canadiens comme ayant été payées au PDG. Or, selon la requête, cet argent a été versé aux autorités fiscales canadiennes.
Le trading de CFD implique un risque de perte significatif, il ne convient donc pas à tous les investisseurs. 74 à 89% des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.
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