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Systèmes d'indemnisation des investisseurs : protections, plafonds et limites

Indemnisation investisseurs

Lorsque vous investissez en bourse ou que vous tradez via un broker en ligne, une question essentielle se pose : que deviennent vos fonds si l'intermédiaire fait faillite ?

C'est précisément pour répondre à ce risque que les autorités financières ont mis en place des systèmes d'indemnisation des investisseurs.

Ces mécanismes offrent une protection partielle des avoirs confiés à un broker, sous certaines conditions. Encore faut-il bien comprendre ce qu'ils couvrent, leurs limites, et les différences selon les pays.

Qu'est-ce qu'un système d'indemnisation des investisseurs ?

Un système d'indemnisation des investisseurs est un fonds de protection réglementaire, généralement obligatoire pour les établissements financiers agréés.

Il intervient lorsque un broker ou une société d'investissement devient insolvable et n'est plus en mesure de restituer les fonds ou titres appartenant à ses clients.

Contrairement à une idée répandue, ce type de dispositif :

  • ne protège pas contre les pertes de marché,
  • n'assure pas la rentabilité des investissements,
  • intervient uniquement en cas de défaillance de l'intermédiaire.

Il s'agit donc d'un filet de sécurité, et non d'une garantie contre le risque financier.

Pourquoi ces mécanismes sont essentiels pour les investisseurs particuliers

Pour un investisseur ou un trader, le risque ne provient pas uniquement de la volatilité des marchés.
Le choix du broker est tout aussi déterminant.

Même un courtier régulé peut rencontrer des difficultés financières dans des circonstances exceptionnelles.
Les systèmes d'indemnisation permettent alors de :

  • limiter les pertes liées à la faillite du broker,
  • garantir une restitution partielle des fonds,
  • renforcer la confiance dans le système financier.

Ils constituent un critère fondamental dans l'évaluation du sérieux d'un intermédiaire.

Les principaux systèmes d'indemnisation selon les pays

Le niveau de protection dépend exclusivement de la régulation du broker, et non du pays de résidence de l'investisseur.

Le FGDR en France

En France, la protection des investisseurs est assurée par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR).

Ce dispositif couvre :

  • les espèces détenues sur un compte d'investissement,
  • les instruments financiers en cas de défaillance de l'établissement.

Le plafond d'indemnisation est fixé à 70 000 € par client et par établissement.

Les fonds d'indemnisation européens (CySEC, ICF, etc.)

Certains brokers européens, notamment à Chypre, dépendent de fonds comme l'Investor Compensation Fund (ICF).

La protection est généralement plus limitée, avec un plafond autour de 20 000 € par client.

Le FSCS au Royaume-Uni

Les brokers régulés par la FCA (Financial Conduct Authority) sont couverts par le Financial Services Compensation Scheme (FSCS).

Ce système est particulièrement connu des traders CFD.

Le montant maximal d'indemnisation peut atteindre 85 000 £ par client.

La SIPC aux États-Unis

Aux États-Unis, la protection est assurée par la Securities Investor Protection Corporation (SIPC).

Elle couvre les titres et les liquidités détenus chez un courtier membre, avec :

  • un plafond global de 500 000 $,
  • dont 250 000 $ pour les liquidités.

Que couvrent réellement les systèmes d'indemnisation ?

Un système d'indemnisation peut intervenir lorsque :

  • le broker fait faillite,
  • les fonds ou titres ne peuvent pas être restitués,
  • les actifs clients ne sont plus disponibles.

En revanche, il ne couvre jamais :

  • les pertes liées à un mauvais investissement,
  • les pertes dues à l'effet de levier,
  • les erreurs de trading,
  • la volatilité des marchés financiers.

Il est donc essentiel de ne pas confondre protection réglementaire et garantie de performance.

Les brokers qui proposent une compensation supplémentaire via un assureur privé

Certains brokers vont plus loin que les exigences réglementaires minimales en proposant une protection complémentaire des fonds clients via un assureur privé, comme Lloyd's of London.

Cette assurance additionnelle intervient au-delà du plafond légal du système d'indemnisation officiel (FGDR, FSCS, ICF, etc.), en cas de défaillance du broker.

Par exemple, ActivTrades dispose d’une police d'assurance complémentaire, assortie d'une couverture jusqu’à 1 000 000 $/£ par client, fournie via QBE Underwriting Limited et des syndicates participants chez Lloyd’s.

Elle vise principalement à rassurer les investisseurs disposant de capitaux importants, pour lesquels les plafonds réglementaires peuvent s'avérer insuffisants.

Dans ce cas, la protection repose sur :

  • un contrat d'assurance spécifique souscrit par le broker,
  • un plafond global ou par client défini contractuellement,
  • des conditions précises d'activation (insolvabilité avérée, fonds non restitués, exclusions spécifiques).

Il est important de noter que cette compensation privée n'est pas une obligation réglementaire, mais une initiative commerciale du broker.

Elle ne remplace pas le système d'indemnisation officiel et ne couvre jamais les pertes de marché, mais elle peut offrir une couche de sécurité supplémentaire dans des situations extrêmes.

Avant de considérer cet argument comme un avantage décisif, il est essentiel de :

  • vérifier l'identité réelle de l'assureur (ex. Lloyd's of London),
  • consulter les montants exacts couverts,
  • comprendre les exclusions et limites du contrat.

Comme pour toute protection financière, la transparence des conditions est aussi importante que le montant annoncé.

Comment savoir de quel système dépend votre broker ?

Pour identifier le niveau de protection dont vous bénéficiez, il est indispensable de vérifier :

  • la régulation officielle du broker,
  • l'autorité de tutelle (AMF, FCA, CySEC, ASIC…),
  • le fonds d'indemnisation mentionné dans les documents légaux.

Le pays dans lequel le broker est régulé détermine directement le système d'indemnisation applicable.

Les limites des systèmes d'indemnisation pour les traders actifs

Pour les traders actifs, notamment sur les CFD et le forex, ces dispositifs présentent plusieurs limites :

  • plafonds parfois insuffisants pour les comptes importants,
  • couverture inégale selon les juridictions,
  • absence de protection sur certaines structures offshore.

C'est pourquoi la séparation des fonds clients, la solidité financière du broker et la régulation restent des critères au moins aussi importants que le fonds d'indemnisation lui-même.

Foire aux questions sur l'indemnisation des investisseurs

Un système d'indemnisation protège-t-il les pertes en trading CFD ?

Non. Il peut couvrir les fonds déposés chez le broker, mais jamais les pertes liées aux positions ouvertes.

Tous les brokers proposent-ils une protection des investisseurs ?

Non. Seuls les brokers régulés dans des juridictions reconnues sont couverts par un système officiel d'indemnisation.

Les brokers offshore offrent-ils une indemnisation ?

Dans la majorité des cas, aucune protection réelle n'existe avec les brokers offshore.

Le système d'indemnisation dépend-il de mon pays ?

Non. Il dépend uniquement du pays de régulation du broker.

Les assurances privées proposées par certains brokers remplacent-elles l'indemnisation réglementaire ?

Non. Elles viennent uniquement en complément et ne s’appliquent que sous des conditions contractuelles précises.

Conclusion

Les systèmes d'indemnisation des investisseurs jouent un rôle clé dans la protection des particuliers face à la défaillance d'un broker.

Cependant, ils restent limitéés, plafonnés et conditionnels.

Avant d'ouvrir un compte, il est essentiel de :

  • vérifier la régulation du broker,
  • comprendre le niveau de protection réel,
  • ne jamais considérer l'indemnisation comme une assurance contre le risque de marché.
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