Mis à jour le 01 août 2026 par l'Équipe de broker-forex.fr

Les portefeuilles paresseux (ou lazy portfolios) offrent un éventail de stratégies à ceux qui recherchent la simplicité, la diversification et un bon équilibre entre risque et rendement. L'idée est de définir une allocation d'actifs fixe, de la répliquer avec quelques fonds indiciels ou ETF à faibles frais, puis de la laisser travailler sur le long terme avec un simple rééquilibrage annuel, sans market timing ni sélection active de titres.

Chaque portefeuille a sa propre approche pour atteindre ces objectifs, en répondant à des préférences et des tolérances au risque différentes. Ces allocations sont surtout pensées pour l'investissement de long terme, mais elles peuvent aussi servir aux traders qui veulent structurer un socle patrimonial distinct de leur capital de trading.

L'essentiel à retenir

  • Un portefeuille paresseux repose sur une allocation fixe, diversifiée et peu coûteuse, tenue sur le long terme.
  • Plus la part d'actions est élevée, plus le rendement espéré et le risque (volatilité, pertes) augmentent.
  • Les allocations défensives (Permanent, All Weather) amortissent les baisses au prix d'un rendement plus modéré.
  • Un rééquilibrage annuel et de la discipline suffisent : c'est la régularité qui fait la performance.
  • En France, l'enveloppe (PEA, compte-titres, assurance-vie) et la fiscalité 2026 pèsent autant que le choix de l'allocation.

Qu'est-ce qu'un portefeuille paresseux ?

Un portefeuille paresseux est une stratégie d'investissement passive qui consiste à répartir son capital entre plusieurs grandes classes d'actifs (actions, obligations, or, liquidités, immobilier coté…) selon des pondérations prédéfinies, puis à s'y tenir. On délègue la performance à la croissance des marchés plutôt qu'à sa capacité à anticiper leurs mouvements.

Cette approche s'appuie sur trois piliers : la diversification (répartir le risque entre des actifs peu corrélés), les faibles coûts (les frais des fonds indiciels grignotent bien moins la performance que ceux des fonds actifs) et la discipline (conserver le cap dans la durée). C'est un excellent point de départ pour les débutants comme pour ceux qui n'ont ni le temps ni l'envie de gérer activement leurs placements.

Pourquoi adopter un portefeuille paresseux ?

Avant de détailler chaque allocation, il est utile de peser les forces et les limites de cette philosophie d'investissement.

Avantages
  • Simplicité de mise en place et de suivi (quelques lignes, un rééquilibrage par an).
  • Frais réduits grâce aux ETF indiciels, qui améliorent le rendement net.
  • Diversification large entre classes d'actifs et zones géographiques.
  • Moins d'erreurs comportementales : pas de market timing, moins de suractivité.
  • Fiscalité optimisable via les enveloppes (PEA, assurance-vie).
Limites
  • Aucune protection totale : toutes les allocations peuvent baisser à court terme.
  • Les versions défensives sacrifient du rendement en échange de la stabilité.
  • Le biais « pays d'origine » (US) doit être adapté à un investisseur européen.
  • Le rééquilibrage peut générer des frottements fiscaux hors enveloppe.
  • Exige de la patience : les résultats se jugent sur des années, pas des mois.

Comment construire un portefeuille paresseux

Mettre en place une allocation paresseuse se résume à quelques étapes simples que l'on peut largement automatiser.

1
Définir objectif et horizon
Précisez votre but (retraite, constitution de capital) et votre horizon de placement : plus il est long, plus vous pouvez tolérer une part élevée d'actions.
2
Choisir son enveloppe
Sélectionnez le contenant adapté : PEA (actions européennes/mondiales éligibles), compte-titres ordinaire (univers complet : monde, obligations, or) ou assurance-vie.
3
Choisir une allocation
Retenez l'une des allocations ci-dessous en fonction de votre tolérance au risque, du très défensif (Permanent) au très offensif (90/10).
4
Sélectionner des ETF à faibles frais
Répliquez chaque poche avec des ETF indiciels UCITS peu coûteux : actions monde, marchés émergents, obligations d'État, or.
5
Investir régulièrement
Programmez des versements réguliers (dollar-cost averaging) pour lisser vos points d'entrée et automatiser votre épargne.
6
Rééquilibrer une fois par an
Rétablissez chaque année les pondérations cibles : cela discipline la prise de profit et maîtrise le risque.
7
Rester discipliné
Conservez le cap sur le long terme, sans céder à la panique lors des baisses ni à l'euphorie lors des hausses.

Portefeuilles paresseux : le cas d'un investisseur français

La plupart de ces portefeuilles ont été conçus aux États-Unis et s'appuient sur des ETF américains (VTI, TLT, GLD…). Or, un résident de l'Union européenne ne peut pas acheter au détail ces fonds américains : il doit passer par leurs équivalents UCITS, cotés en Europe. On trouve sans difficulté des ETF UCITS pour les actions monde, les marchés émergents, les obligations d'État ou l'or.

Le choix de l'enveloppe est tout aussi déterminant que celui de l'allocation :

  • PEA : idéal pour la poche actions (Europe et, via certains ETF synthétiques éligibles, indices mondiaux ou américains). Exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans, seuls les prélèvements sociaux restant dus à la sortie.
  • Compte-titres ordinaire (CTO) : le plus souple, seul à donner accès à l'ensemble des classes d'actifs (obligations, or, matières premières). Les gains y sont soumis au prélèvement forfaitaire unique.
  • Assurance-vie : utile pour la transmission et une fiscalité allégée après 8 ans, avec des prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %.

Fiscalité 2026 : ce qui a changé

Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique (PFU ou « flat tax ») applicable au compte-titres passe de 30 % à 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux, sous l'effet de la hausse de la CSG prévue par la LFSS 2026). Le PEA reste exonéré d'impôt sur le revenu après 5 ans (prélèvements sociaux dus) et l'assurance-vie conserve ses prélèvements sociaux à 17,2 %. Ces éléments peuvent orienter le choix de l'enveloppe autant que celui de l'allocation.

Portefeuille Rick Ferri Core Four

Allocation

Allocation du portefeuille Rick Ferri Core Four

Explication

Le portefeuille Rick Ferri Core Four propose une approche simple en réunissant les classes d'actifs de base qui couvrent un large spectre du marché. Il s'agit essentiellement du portefeuille 60/40, mais avec un montant explicite réservé aux actions internationales.

Marché boursier américain (40 %) : un large éventail d'actions américaines tous secteurs et toutes capitalisations confondus, pour capter la performance globale du marché.

Marché boursier international (20 %) : des actions des marchés développés et émergents hors États-Unis, apportant une diversification géographique et l'exposition à la croissance mondiale.

Marché obligataire (40 %) : un ensemble diversifié d'obligations américaines (État, entreprises, titres adossés à des créances hypothécaires), qui génèrent du revenu, réduisent la volatilité et amortissent les baisses de marché.

La part actions (60 %) vise la croissance tandis que les obligations (40 %) assurent stabilité et revenu, ce qui rend ce portefeuille adapté à un large éventail d'investisseurs.

Portefeuille No Brainer de Bill Bernstein

Allocation

Allocation du portefeuille No Brainer de Bill Bernstein

Explication

Le portefeuille « No Brainer » de Bill Bernstein simplifie les décisions d'allocation tout en assurant une large diversification. Il s'agit d'un portefeuille 50/50 dont la part actions est répartie à parts égales entre actions domestiques et internationales, la poche obligataire étant volontairement courte en duration.

Marché boursier américain (25 %) : une large exposition au marché américain (transposable au marché national de l'investisseur).

Marché boursier international (25 %) : des actions internationales des marchés développés et émergents, qui réduisent le risque spécifique à un pays.

Obligations du Trésor à moyen terme (25 %) : des titres d'État à échéance intermédiaire, offrant un risque de taux modéré et un revenu fiable.

Obligations du Trésor à court terme (25 %) : un faible risque de taux, une liquidité élevée et un rôle de valeur refuge en cas de turbulences.

Sa simplicité le rend facile à mettre en œuvre et à gérer, tout en équilibrant risque et rendement.

Portefeuille Simple Larry Swedroe

Larry Swedroe, conseiller financier et auteur, recommande un « portefeuille simple » : une allocation diversifiée et peu coûteuse, conçue pour être facile à comprendre et à gérer. Il combine actions, obligations et liquidités afin d'associer croissance et revenu tout en limitant le risque par la diversification. On le met en œuvre avec des fonds indiciels ou des ETF à faibles frais.

C'est un bon choix pour les débutants ou pour ceux qui veulent minimiser les coûts, puisqu'il privilégie la gestion passive à la gestion active.

Allocation

Allocation du portefeuille Simple de Larry Swedroe

Explication

Ce portefeuille est composé de 45 % d'actions et de 55 % d'obligations, avec un accent sur la diversification et la maîtrise du risque.

Marché boursier américain (30 %) : l'ensemble du marché des actions américaines, adaptable au marché national de l'investisseur.

Marché boursier international (15 %) : des actions des marchés développés et émergents, pour la diversification géographique.

Obligations du Trésor à court terme (10 %) : un faible risque de taux, une liquidité et une sécurité élevées.

Obligations du Trésor à moyen terme (45 %) : un risque de taux modéré et un revenu fiable.

L'accent est mis sur la sécurité et le revenu via une allocation obligataire importante, tout en conservant un potentiel de croissance grâce aux actions.

Portefeuille Mebane Faber Ivy

Allocation

Allocation du portefeuille Mebane Faber Ivy

Explication

Le portefeuille Mebane Faber Ivy s'inspire de l'approche des fonds de dotation des universités de l'Ivy League, réputés pour leur horizon long et leur gestion du risque. Il répartit le capital en cinq classes d'actifs à parts égales (20 % chacune), soit environ 40 % d'actions, 40 % d'actifs réels (matières premières et immobilier) et 20 % d'obligations.

Actions américaines (20 %) : l'exposition au marché boursier américain et son potentiel de croissance.

Actions internationales (20 %) : des actions des marchés développés et émergents hors États-Unis, pour la diversification géographique.

Matières premières (20 %) : une gamme incluant l'or, le pétrole, les produits agricoles ou les métaux précieux, offrant une couverture contre l'inflation et une décorrélation des actifs traditionnels.

Immobilier (20 %) : des fonds immobiliers cotés (REIT) procurant un revenu via les dividendes. Notez que l'immobilier coté et le marché actions restent historiquement corrélés (environ +0,75).

Obligations (20 %) : un mélange d'obligations d'État et d'entreprises pour générer du revenu et réduire la volatilité.

L'Ivy cherche à équilibrer croissance, revenu et protection contre l'inflation à travers un ensemble diversifié de classes d'actifs.

Portefeuille Scott Burns Couch Potato

Le portefeuille Couch Potato, proposé en 1991 par le chroniqueur financier Scott Burns, est un portefeuille paresseux très simple, composé à parts égales d'actions et d'obligations. Les actions génèrent le rendement, les obligations amortissent les krachs et réduisent la volatilité globale.

Allocation

Allocation du portefeuille Scott Burns Couch Potato

Explication

Marché boursier (50 %) : un large éventail d'actions américaines qui capte la performance globale du marché avec une diversification entre secteurs et capitalisations.

Marché obligataire (50 %) : un ensemble diversifié d'obligations qui fournit du revenu, réduit la volatilité et joue un rôle de tampon en cas de baisse.

Une approche équilibrée avec un minimum d'effort, idéale pour ceux qui recherchent la simplicité.

Portefeuille Bill Schultheis Coffee House

Le portefeuille Coffee House, développé par Bill Schultheis (auteur de The Coffeehouse Investor), est simple, peu coûteux et largement diversifié. Il repose sur le principe de l'investissement passif : utiliser des fonds indiciels pour suivre le marché plutôt que d'essayer de le battre.

Allocation

Allocation du portefeuille Bill Schultheis Coffee House

Explication

Réparti entre 7 styles distincts avec un accent « value » sur les actions, c'est globalement une version du portefeuille 50/50.

Valeur à grande capitalisation américaine (10 %) : stabilité et dividendes de grandes sociétés établies.

Valeur à petite capitalisation américaine (10 %) : un potentiel de croissance plus élevé via des sociétés plus petites.

Marché boursier américain (10 %) : une large diversification, tous secteurs et tailles confondus.

Actions internationales (10 %) : diversification géographique et croissance mondiale.

Fonds de placement immobilier (10 %) : un revenu via les dividendes, intéressant pour ceux qui visent des flux réguliers.

Obligations à court terme (10 %) : faible risque de taux et grande liquidité.

Obligations à moyen terme (40 %) : un revenu fiable et un risque de taux modéré.

Il met l'accent sur la diversification et l'équilibre en combinant actions, obligations et immobilier.

Portefeuille Marc Faber

Allocation

Allocation du portefeuille Marc Faber

Explication

Le portefeuille Marc Faber vise croissance, revenu et protection contre l'inflation. Il réserve un quart de l'allocation à chacune de ses quatre poches : actions (nationales et internationales), matières premières et obligations.

Actions américaines (25 %) : potentiel de croissance de l'économie américaine et diversification sectorielle.

Actions internationales (25 %) : diversification géographique et exposition à la croissance mondiale.

Matières premières (25 %) : or, pétrole, produits agricoles : couverture contre l'inflation et décorrélation.

Obligations (25 %) : mélange d'État et d'entreprises pour le revenu et la réduction de la volatilité.

Un ensemble diversifié qui cherche à performer dans différents environnements de marché.

Portefeuille David Swensen Yale Endowment

Allocation

Allocation du portefeuille David Swensen Yale Endowment

Explication

Le portefeuille David Swensen Yale Endowment s'inspire de la stratégie utilisée pour la dotation de l'université de Yale. Sa structure ressemble à celle d'un fonds de dotation, avec environ 75 % d'actifs de croissance (actions et immobilier) et 25 % d'obligations, dont une bonne part de titres protégés contre l'inflation.

Actions américaines (30 %) : exposition au marché américain et diversification sectorielle.

Actions internationales (15 %) : des actions des marchés développés hors États-Unis.

Actions des marchés émergents (10 %) : des actions des marchés émergents pour un potentiel de croissance et une diversification (actions et devises) supérieurs.

Immobilier (20 %) : des fonds immobiliers cotés (REIT) et leurs dividendes.

Titres du Trésor protégés contre l'inflation (TIPS) (15 %) : préservation du pouvoir d'achat et sécurité.

Obligations (10 %) : mélange d'État et d'entreprises pour le revenu et la stabilité.

Un équilibre entre croissance, revenu et protection contre l'inflation via une combinaison diversifiée d'actifs.

Portefeuille permanent Harry Browne

Le portefeuille permanent, développé par Harry Browne dans les années 1970, est un portefeuille diversifié et polyvalent conçu pour fournir des rendements réguliers quel que soit l'environnement de marché.

Il repose sur l'idée que les marchés sont régis par quatre grands régimes : l'inflation, la déflation, la croissance et la récession. Pour performer dans chacun, Browne combine quatre classes d'actifs, actions, obligations, or et liquidités, généralement rééquilibrées une fois par an. C'est avant tout une stratégie de très long terme, sans market timing.

Allocation

Allocation du portefeuille permanent Harry Browne

Explication

Le portefeuille permanent Harry Browne alloue simplement 25 % à chacune de ses quatre classes d'actifs.

Actions (25 %) : l'exposition au marché boursier et son potentiel en période de prospérité.

Obligations (25 %) : des obligations d'État à long terme, qui apportent revenu et stabilité en période de déflation.

Or (25 %) : une couverture contre la dépréciation de la monnaie et l'incertitude économique ; un actif non financier.

Liquidités (25 %) : des liquidités ou équivalents, qui procurent stabilité et flexibilité en période de récession ou de marché baissier.

Le portefeuille permanent privilégie la sécurité et la régularité à travers différents environnements économiques.

Portefeuille permanent Harry Browne vs S&P 500

Il ne se comporte pas comme un portefeuille 100 % actions sur le long terme, mais il affiche de meilleurs rendements ajustés au risque et surtout une bien plus grande stabilité. Sa volatilité a historiquement été plus de deux fois inférieure à celle du S&P 500, et sa perte maximale nettement plus faible.

Mesures du risque et du rendement

Métrique (en USD)5 ans10 ans30 ans
Rendement annualisé6,56 %6,72 %7,03 %
Volatilité (écart-type)8,81 %7,59 %6,85 %
Ratio de Sharpe0,340,590,70
Ratio de Sortino0,460,820,97
Perte maximale (drawdown)-15,92 %-15,92 %-15,92 %
Indice d'Ulcer5,974,533,24
Rendement dividende (2025)2,42 %

Données en USD, dividendes réinvestis, rééquilibrage annuel, arrêtées au 31 juillet 2026. Le marché boursier américain sert de référence. Sur la totalité de l'historique disponible, la perte maximale la plus profonde ressort à environ -30,6 %. Source : LazyPortfolioETF.com.

Portefeuille Golden Butterfly

Allocation

Allocation du portefeuille Golden Butterfly

Explication

Le portefeuille Golden Butterfly, créé par Tyler (Portfolio Charts), est souvent présenté comme une évolution du portefeuille permanent. Il vise équilibre et stabilité via une combinaison diversifiée : globalement 40 % d'actions, 40 % d'obligations et 20 % d'or. Sa spécificité est de remplacer une partie des actions par des actions value de petite capitalisation, un facteur de performance documenté par la recherche.

Marché boursier total (20 %) : une large exposition au marché américain, tous secteurs et capitalisations.

Actions de valeur à petite capitalisation (20 %) : un potentiel de croissance supérieur via des sociétés plus petites et sous-évaluées.

Obligations du Trésor à long terme (20 %) : revenu et stabilité en période de déflation.

Obligations du Trésor à court terme (20 %) : faible risque de taux et grande liquidité.

Or (20 %) : une couverture contre l'inflation et l'incertitude économique.

Le Golden Butterfly combine croissance, stabilité et protection contre l'inflation grâce à une allocation équilibrée.

Golden Butterfly vs S&P 500

Grâce à sa diversification et à des pondérations raisonnables, le Golden Butterfly présente d'excellents indicateurs de risque tout en délivrant un rendement compétitif, souvent supérieur à celui du portefeuille permanent en raison de sa poche d'actions value de petite capitalisation.

Mesures du risque et du rendement

Métrique (en USD)5 ans10 ans30 ans
Rendement annualisé6,83 %7,76 %8,03 %
Volatilité (écart-type)10,22 %8,79 %7,97 %
Ratio de Sharpe0,330,630,73
Ratio de Sortino0,450,860,98
Perte maximale (drawdown)-17,79 %-17,79 %-17,79 %
Indice d'Ulcer6,444,773,59
Rendement dividende (2025)2,20 %

Données en USD, dividendes réinvestis, rééquilibrage annuel, arrêtées à mi-2026. Le marché boursier américain sert de référence. Sur la totalité de l'historique disponible, la perte maximale la plus profonde ressort à environ -48,3 %. Source : LazyPortfolioETF.com.

Portefeuille Paul Merriman Ultimate Buy & Hold

L'Ultimate Portfolio, conçu par l'éducateur financier Paul Merriman, se compose de 10 classes d'actifs (10 % chacune), avec une inclinaison vers les petites capitalisations et les actions de valeur.

Allocation

Contrairement à la plupart des portefeuilles listés ici, l'Ultimate Buy & Hold n'a pas une allocation figée. Voici l'une de ses interprétations.

Allocation du portefeuille Paul Merriman Ultimate Buy and Hold

La répartition exacte varie et est indiquée sur le site officiel de Merriman. Cette version particulière est composée de 70 % d'actions et de 30 % d'obligations.

Explication

Actions américaines à grande capitalisation (10 %) : stabilité et large exposition au marché américain.

Actions internationales à grande capitalisation (10 %) : diversification géographique sur les marchés développés.

Actions américaines à petite capitalisation (10 %) : un potentiel de rendement supérieur aux grandes capitalisations.

Actions internationales à petite capitalisation (10 %) : croissance et diversification hors États-Unis.

Actions des marchés émergents (10 %) : exposition à des économies en croissance rapide, avec un risque plus élevé.

REIT américains (10 %) : revenu via les dividendes et couverture partielle contre l'inflation.

REIT internationaux (10 %) : diversification géographique du secteur immobilier.

Obligations d'État américaines (10 %) : sécurité, revenu régulier et amortisseur en cas de baisse des actions.

Obligations d'État internationales (10 %) : diversification géographique du revenu fixe et corrélation réduite avec les obligations américaines.

Obligations protégées contre l'inflation (TIPS) (10 %) : préservation du pouvoir d'achat.

Atouts d'ensemble : une diversification très large (actions, immobilier et obligations, US et international), un bon potentiel de croissance via les petites capitalisations et les marchés émergents, une génération de revenus (REIT et obligations), une protection contre l'inflation (TIPS et REIT) et une gestion du risque renforcée par les obligations d'État.

Portefeuille Gone Fishing

Allocation

Allocation du portefeuille Gone Fishing

Explication

Le portefeuille Gone Fishing propose une stratégie simple et diversifiée, avec un équilibre entre croissance et stabilité.

Actions américaines (30 %) : une large exposition au marché américain, tous secteurs et capitalisations.

Actions internationales (20 %) : des actions des marchés développés hors États-Unis.

Actions des marchés émergents (10 %) : un potentiel de croissance supérieur dans les économies en développement.

Fonds de placement immobilier (10 %) : un revenu via les dividendes et une protection contre l'inflation.

Obligations (30 %) : mélange d'État et d'entreprises pour le revenu, la réduction de la volatilité et l'amortissement des baisses.

Une approche équilibrée avec un minimum d'efforts, idéale pour une stratégie d'investissement simple.

Portefeuille à 3 fonds Bogleheads

Allocation

Allocation du portefeuille à 3 fonds Bogleheads

Explication

Le portefeuille Bogleheads à 3 compartiments, inspiré de la philosophie de John Bogle (fondateur de Vanguard), offre une stratégie simple et diversifiée couvrant un large spectre du marché, avec une forte pondération actions.

Marché boursier américain (50 %) : une large diversification au sein du marché américain (grandes, moyennes et petites capitalisations).

Marché boursier international (30 %) : des actions des marchés développés et émergents, pour la diversification géographique.

Marché obligataire (20 %) : un ensemble diversifié d'obligations américaines, qui génère du revenu et réduit la volatilité.

La part actions (80 %) vise la croissance tandis que les obligations (20 %) assurent stabilité et revenu.

Portefeuille Warren Buffett 90/10

Allocation

Allocation du portefeuille Warren Buffett 90/10

Explication

Le portefeuille Warren Buffett 90/10 est une stratégie simple et agressive, recommandée par Warren Buffett pour les investisseurs de très long terme (notamment dans les instructions laissées pour la succession de son épouse).

Actions (90 %) : généralement un fonds indiciel S&P 500 à faibles frais, offrant un fort potentiel de croissance et une large exposition aux grandes capitalisations américaines.

Obligations d'État à court terme (10 %) : faible risque, grande liquidité et réserve pour acheter lors des baisses de marché.

Conçu pour un horizon long et une tolérance élevée à la volatilité, en échange de rendements potentiellement plus élevés.

Portefeuille équilibré All Weather (Ray Dalio)

Répartition

Voici la composition généralement retenue pour le portefeuille équilibré « tous temps » de Ray Dalio :

Allocation du portefeuille All Weather de Ray Dalio

Explication

Le portefeuille équilibré, aussi appelé « All Weather Portfolio », cherche à performer dans différents environnements économiques. Sa part actions est volontairement plus faible que dans la plupart des autres allocations : les obligations, structurellement moins volatiles, sont surpondérées pour mieux équilibrer le risque entre les deux poches.

Actions américaines (30 %) : potentiel de croissance de l'économie américaine et diversification sectorielle.

Obligations intermédiaires (15 %) : un actif déflationniste au risque de duration limité.

Obligations du Trésor à long terme (40 %) : revenu et stabilité en période de déflation.

Matières premières (7,5 %) : une couverture contre l'inflation et une décorrélation des actifs traditionnels.

Or (7,5 %) : une couverture supplémentaire, notamment contre le risque de change et l'incertitude.

Le All Weather vise à équilibrer risque et rendement par la diversification, avec pour objectif la stabilité dans différents régimes de marché.

Tableau comparatif des portefeuilles paresseux

Le tableau ci-dessous synthétise l'allocation simplifiée et le profil de risque de chaque portefeuille. Les colonnes « Actifs réels » regroupent l'or, les matières premières et l'immobilier coté (REIT).

PortefeuilleActionsObligationsActifs réels / LiquiditésProfil
Rick Ferri Core Four60 %40 %Équilibré
Bill Bernstein No Brainer50 %50 %Équilibré
Larry Swedroe Simple45 %55 %Prudent
Mebane Faber Ivy40 %20 %40 % (or, MP, immo)Diversifié
Scott Burns Couch Potato50 %50 %Simple
Bill Schultheis Coffee House50 %50 %REIT inclusÉquilibré value
Marc Faber50 %25 %25 % (matières 1res)Diversifié
David Swensen Yale55 % (dont immo)25 %REIT + TIPSCroissance
Harry Browne Permanent25 %25 %25 % or + 25 % liquiditésDéfensif
Golden Butterfly40 %40 %20 % orÉquilibré
Paul Merriman Ultimate70 %30 %REIT inclusCroissance
Gone Fishing60 %30 %10 % immobilierÉquilibré
Bogleheads 3 fonds80 %20 %Croissance
Warren Buffett 90/1090 %10 %Agressif
All Weather (Dalio)30 %55 %15 % (or + MP)Défensif

Les pondérations sont des approximations destinées à comparer les profils : certaines poches (immobilier coté, TIPS) chevauchent plusieurs catégories selon les auteurs.

En conclusion

Il n'existe pas de portefeuille paresseux « parfait » : le meilleur est celui que vous pourrez conserver dans la durée sans céder à la panique. Les allocations riches en actions maximisent le rendement espéré mais imposent des baisses plus fortes ; les allocations défensives lissent le parcours au prix d'un rendement plus modéré. Choisissez selon votre horizon et votre tolérance au risque, privilégiez des ETF UCITS peu coûteux dans l'enveloppe la plus adaptée à votre situation fiscale, investissez régulièrement et rééquilibrez une fois par an. Ces stratégies sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil en investissement.

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FAQ - Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un portefeuille paresseux ?
C'est une allocation d'actifs diversifiée et fixe, composée de quelques fonds indiciels ou ETF, que l'on conserve sur le long terme avec un simple rééquilibrage annuel, sans gestion active ni market timing.
Quel est le portefeuille paresseux le plus performant ?
Sur le long terme, les allocations les plus riches en actions (Bogleheads 80/20, Buffett 90/10) affichent les rendements bruts les plus élevés, mais avec une volatilité et des pertes maximales bien supérieures. Le Golden Butterfly offre historiquement l'un des meilleurs rendements ajustés au risque.
Le portefeuille 60/40 est-il encore pertinent en 2026 ?
Oui. Malgré l'année 2022 où actions et obligations ont baissé ensemble, le 60/40 reste une base solide et lisible. Beaucoup d'investisseurs y ajoutent de l'or ou des matières premières pour diversifier davantage les régimes économiques.
Peut-on répliquer ces portefeuilles depuis un PEA ?
Partiellement. Le PEA permet la poche actions (Europe et, via des ETF synthétiques éligibles, indices mondiaux ou US). Les poches obligataires, or et matières premières se logent plutôt dans un compte-titres ordinaire ou une assurance-vie.
Quels ETF pour construire un lazy portfolio en euros ?
Un investisseur résident dans l'UE doit utiliser des ETF UCITS : les fonds américains comme VTI ou GLD ne sont pas commercialisables au détail. On retrouve des équivalents UCITS pour actions monde, marchés émergents, obligations d'État et or.
À quelle fréquence faut-il rééquilibrer ?
Un rééquilibrage annuel suffit dans la plupart des cas. On peut aussi rééquilibrer lorsqu'une classe d'actifs s'écarte de plus de 5 à 10 points de sa cible.
Portefeuille permanent ou Golden Butterfly : lequel choisir ?
Le Permanent (25/25/25/25) est plus défensif, avec une volatilité et une perte maximale plus faibles. Le Golden Butterfly, en ajoutant des actions value de petite capitalisation, a historiquement délivré un rendement supérieur pour un risque modéré. Le choix dépend de votre tolérance aux baisses.
Combien faut-il pour démarrer ?
Quelques centaines d'euros suffisent grâce aux ETF fractionnés et aux versements programmés. L'essentiel est la régularité des apports plutôt que le montant initial.
Quelle fiscalité s'applique en France en 2026 ?
Sur un compte-titres, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) atteint 31,4 % depuis 2026 (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux). Le PEA est exonéré d'impôt sur le revenu après 5 ans (prélèvements sociaux dus). L'assurance-vie conserve des prélèvements sociaux à 17,2 %.
Les portefeuilles paresseux conviennent-ils aux traders ?
Oui, comme socle de long terme distinct du capital de trading. Ils apportent la discipline d'une allocation structurée et réduisent le biais de suractivité, tout en laissant une poche dédiée aux opérations plus actives.
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