Mis à jour le 01 août 2026 par l'Équipe de broker-forex.fr
Les portefeuilles paresseux (ou lazy portfolios) offrent un éventail de stratégies à ceux qui recherchent la simplicité, la diversification et un bon équilibre entre risque et rendement. L'idée est de définir une allocation d'actifs fixe, de la répliquer avec quelques fonds indiciels ou ETF à faibles frais, puis de la laisser travailler sur le long terme avec un simple rééquilibrage annuel, sans market timing ni sélection active de titres.
Chaque portefeuille a sa propre approche pour atteindre ces objectifs, en répondant à des préférences et des tolérances au risque différentes. Ces allocations sont surtout pensées pour l'investissement de long terme, mais elles peuvent aussi servir aux traders qui veulent structurer un socle patrimonial distinct de leur capital de trading.
Un portefeuille paresseux est une stratégie d'investissement passive qui consiste à répartir son capital entre plusieurs grandes classes d'actifs (actions, obligations, or, liquidités, immobilier coté…) selon des pondérations prédéfinies, puis à s'y tenir. On délègue la performance à la croissance des marchés plutôt qu'à sa capacité à anticiper leurs mouvements.
Cette approche s'appuie sur trois piliers : la diversification (répartir le risque entre des actifs peu corrélés), les faibles coûts (les frais des fonds indiciels grignotent bien moins la performance que ceux des fonds actifs) et la discipline (conserver le cap dans la durée). C'est un excellent point de départ pour les débutants comme pour ceux qui n'ont ni le temps ni l'envie de gérer activement leurs placements.
Avant de détailler chaque allocation, il est utile de peser les forces et les limites de cette philosophie d'investissement.
Mettre en place une allocation paresseuse se résume à quelques étapes simples que l'on peut largement automatiser.
La plupart de ces portefeuilles ont été conçus aux États-Unis et s'appuient sur des ETF américains (VTI, TLT, GLD…). Or, un résident de l'Union européenne ne peut pas acheter au détail ces fonds américains : il doit passer par leurs équivalents UCITS, cotés en Europe. On trouve sans difficulté des ETF UCITS pour les actions monde, les marchés émergents, les obligations d'État ou l'or.
Le choix de l'enveloppe est tout aussi déterminant que celui de l'allocation :
Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique (PFU ou « flat tax ») applicable au compte-titres passe de 30 % à 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux, sous l'effet de la hausse de la CSG prévue par la LFSS 2026). Le PEA reste exonéré d'impôt sur le revenu après 5 ans (prélèvements sociaux dus) et l'assurance-vie conserve ses prélèvements sociaux à 17,2 %. Ces éléments peuvent orienter le choix de l'enveloppe autant que celui de l'allocation.
Allocation

Explication
Le portefeuille Rick Ferri Core Four propose une approche simple en réunissant les classes d'actifs de base qui couvrent un large spectre du marché. Il s'agit essentiellement du portefeuille 60/40, mais avec un montant explicite réservé aux actions internationales.
Marché boursier américain (40 %) : un large éventail d'actions américaines tous secteurs et toutes capitalisations confondus, pour capter la performance globale du marché.
Marché boursier international (20 %) : des actions des marchés développés et émergents hors États-Unis, apportant une diversification géographique et l'exposition à la croissance mondiale.
Marché obligataire (40 %) : un ensemble diversifié d'obligations américaines (État, entreprises, titres adossés à des créances hypothécaires), qui génèrent du revenu, réduisent la volatilité et amortissent les baisses de marché.
La part actions (60 %) vise la croissance tandis que les obligations (40 %) assurent stabilité et revenu, ce qui rend ce portefeuille adapté à un large éventail d'investisseurs.
Allocation

Explication
Le portefeuille « No Brainer » de Bill Bernstein simplifie les décisions d'allocation tout en assurant une large diversification. Il s'agit d'un portefeuille 50/50 dont la part actions est répartie à parts égales entre actions domestiques et internationales, la poche obligataire étant volontairement courte en duration.
Marché boursier américain (25 %) : une large exposition au marché américain (transposable au marché national de l'investisseur).
Marché boursier international (25 %) : des actions internationales des marchés développés et émergents, qui réduisent le risque spécifique à un pays.
Obligations du Trésor à moyen terme (25 %) : des titres d'État à échéance intermédiaire, offrant un risque de taux modéré et un revenu fiable.
Obligations du Trésor à court terme (25 %) : un faible risque de taux, une liquidité élevée et un rôle de valeur refuge en cas de turbulences.
Sa simplicité le rend facile à mettre en œuvre et à gérer, tout en équilibrant risque et rendement.
Larry Swedroe, conseiller financier et auteur, recommande un « portefeuille simple » : une allocation diversifiée et peu coûteuse, conçue pour être facile à comprendre et à gérer. Il combine actions, obligations et liquidités afin d'associer croissance et revenu tout en limitant le risque par la diversification. On le met en œuvre avec des fonds indiciels ou des ETF à faibles frais.
C'est un bon choix pour les débutants ou pour ceux qui veulent minimiser les coûts, puisqu'il privilégie la gestion passive à la gestion active.
Allocation

Explication
Ce portefeuille est composé de 45 % d'actions et de 55 % d'obligations, avec un accent sur la diversification et la maîtrise du risque.
Marché boursier américain (30 %) : l'ensemble du marché des actions américaines, adaptable au marché national de l'investisseur.
Marché boursier international (15 %) : des actions des marchés développés et émergents, pour la diversification géographique.
Obligations du Trésor à court terme (10 %) : un faible risque de taux, une liquidité et une sécurité élevées.
Obligations du Trésor à moyen terme (45 %) : un risque de taux modéré et un revenu fiable.
L'accent est mis sur la sécurité et le revenu via une allocation obligataire importante, tout en conservant un potentiel de croissance grâce aux actions.
Allocation

Explication
Le portefeuille Mebane Faber Ivy s'inspire de l'approche des fonds de dotation des universités de l'Ivy League, réputés pour leur horizon long et leur gestion du risque. Il répartit le capital en cinq classes d'actifs à parts égales (20 % chacune), soit environ 40 % d'actions, 40 % d'actifs réels (matières premières et immobilier) et 20 % d'obligations.
Actions américaines (20 %) : l'exposition au marché boursier américain et son potentiel de croissance.
Actions internationales (20 %) : des actions des marchés développés et émergents hors États-Unis, pour la diversification géographique.
Matières premières (20 %) : une gamme incluant l'or, le pétrole, les produits agricoles ou les métaux précieux, offrant une couverture contre l'inflation et une décorrélation des actifs traditionnels.
Immobilier (20 %) : des fonds immobiliers cotés (REIT) procurant un revenu via les dividendes. Notez que l'immobilier coté et le marché actions restent historiquement corrélés (environ +0,75).
Obligations (20 %) : un mélange d'obligations d'État et d'entreprises pour générer du revenu et réduire la volatilité.
L'Ivy cherche à équilibrer croissance, revenu et protection contre l'inflation à travers un ensemble diversifié de classes d'actifs.
Le portefeuille Couch Potato, proposé en 1991 par le chroniqueur financier Scott Burns, est un portefeuille paresseux très simple, composé à parts égales d'actions et d'obligations. Les actions génèrent le rendement, les obligations amortissent les krachs et réduisent la volatilité globale.
Allocation

Explication
Marché boursier (50 %) : un large éventail d'actions américaines qui capte la performance globale du marché avec une diversification entre secteurs et capitalisations.
Marché obligataire (50 %) : un ensemble diversifié d'obligations qui fournit du revenu, réduit la volatilité et joue un rôle de tampon en cas de baisse.
Une approche équilibrée avec un minimum d'effort, idéale pour ceux qui recherchent la simplicité.
Le portefeuille Coffee House, développé par Bill Schultheis (auteur de The Coffeehouse Investor), est simple, peu coûteux et largement diversifié. Il repose sur le principe de l'investissement passif : utiliser des fonds indiciels pour suivre le marché plutôt que d'essayer de le battre.
Allocation

Explication
Réparti entre 7 styles distincts avec un accent « value » sur les actions, c'est globalement une version du portefeuille 50/50.
Valeur à grande capitalisation américaine (10 %) : stabilité et dividendes de grandes sociétés établies.
Valeur à petite capitalisation américaine (10 %) : un potentiel de croissance plus élevé via des sociétés plus petites.
Marché boursier américain (10 %) : une large diversification, tous secteurs et tailles confondus.
Actions internationales (10 %) : diversification géographique et croissance mondiale.
Fonds de placement immobilier (10 %) : un revenu via les dividendes, intéressant pour ceux qui visent des flux réguliers.
Obligations à court terme (10 %) : faible risque de taux et grande liquidité.
Obligations à moyen terme (40 %) : un revenu fiable et un risque de taux modéré.
Il met l'accent sur la diversification et l'équilibre en combinant actions, obligations et immobilier.
Allocation

Explication
Le portefeuille Marc Faber vise croissance, revenu et protection contre l'inflation. Il réserve un quart de l'allocation à chacune de ses quatre poches : actions (nationales et internationales), matières premières et obligations.
Actions américaines (25 %) : potentiel de croissance de l'économie américaine et diversification sectorielle.
Actions internationales (25 %) : diversification géographique et exposition à la croissance mondiale.
Matières premières (25 %) : or, pétrole, produits agricoles : couverture contre l'inflation et décorrélation.
Obligations (25 %) : mélange d'État et d'entreprises pour le revenu et la réduction de la volatilité.
Un ensemble diversifié qui cherche à performer dans différents environnements de marché.
Allocation

Explication
Le portefeuille David Swensen Yale Endowment s'inspire de la stratégie utilisée pour la dotation de l'université de Yale. Sa structure ressemble à celle d'un fonds de dotation, avec environ 75 % d'actifs de croissance (actions et immobilier) et 25 % d'obligations, dont une bonne part de titres protégés contre l'inflation.
Actions américaines (30 %) : exposition au marché américain et diversification sectorielle.
Actions internationales (15 %) : des actions des marchés développés hors États-Unis.
Actions des marchés émergents (10 %) : des actions des marchés émergents pour un potentiel de croissance et une diversification (actions et devises) supérieurs.
Immobilier (20 %) : des fonds immobiliers cotés (REIT) et leurs dividendes.
Titres du Trésor protégés contre l'inflation (TIPS) (15 %) : préservation du pouvoir d'achat et sécurité.
Obligations (10 %) : mélange d'État et d'entreprises pour le revenu et la stabilité.
Un équilibre entre croissance, revenu et protection contre l'inflation via une combinaison diversifiée d'actifs.
Le portefeuille permanent, développé par Harry Browne dans les années 1970, est un portefeuille diversifié et polyvalent conçu pour fournir des rendements réguliers quel que soit l'environnement de marché.
Il repose sur l'idée que les marchés sont régis par quatre grands régimes : l'inflation, la déflation, la croissance et la récession. Pour performer dans chacun, Browne combine quatre classes d'actifs, actions, obligations, or et liquidités, généralement rééquilibrées une fois par an. C'est avant tout une stratégie de très long terme, sans market timing.
Allocation

Explication
Le portefeuille permanent Harry Browne alloue simplement 25 % à chacune de ses quatre classes d'actifs.
Actions (25 %) : l'exposition au marché boursier et son potentiel en période de prospérité.
Obligations (25 %) : des obligations d'État à long terme, qui apportent revenu et stabilité en période de déflation.
Or (25 %) : une couverture contre la dépréciation de la monnaie et l'incertitude économique ; un actif non financier.
Liquidités (25 %) : des liquidités ou équivalents, qui procurent stabilité et flexibilité en période de récession ou de marché baissier.
Le portefeuille permanent privilégie la sécurité et la régularité à travers différents environnements économiques.
Portefeuille permanent Harry Browne vs S&P 500
Il ne se comporte pas comme un portefeuille 100 % actions sur le long terme, mais il affiche de meilleurs rendements ajustés au risque et surtout une bien plus grande stabilité. Sa volatilité a historiquement été plus de deux fois inférieure à celle du S&P 500, et sa perte maximale nettement plus faible.
Mesures du risque et du rendement
| Métrique (en USD) | 5 ans | 10 ans | 30 ans |
|---|---|---|---|
| Rendement annualisé | 6,56 % | 6,72 % | 7,03 % |
| Volatilité (écart-type) | 8,81 % | 7,59 % | 6,85 % |
| Ratio de Sharpe | 0,34 | 0,59 | 0,70 |
| Ratio de Sortino | 0,46 | 0,82 | 0,97 |
| Perte maximale (drawdown) | -15,92 % | -15,92 % | -15,92 % |
| Indice d'Ulcer | 5,97 | 4,53 | 3,24 |
| Rendement dividende (2025) | 2,42 % | ||
Données en USD, dividendes réinvestis, rééquilibrage annuel, arrêtées au 31 juillet 2026. Le marché boursier américain sert de référence. Sur la totalité de l'historique disponible, la perte maximale la plus profonde ressort à environ -30,6 %. Source : LazyPortfolioETF.com.
Allocation

Explication
Le portefeuille Golden Butterfly, créé par Tyler (Portfolio Charts), est souvent présenté comme une évolution du portefeuille permanent. Il vise équilibre et stabilité via une combinaison diversifiée : globalement 40 % d'actions, 40 % d'obligations et 20 % d'or. Sa spécificité est de remplacer une partie des actions par des actions value de petite capitalisation, un facteur de performance documenté par la recherche.
Marché boursier total (20 %) : une large exposition au marché américain, tous secteurs et capitalisations.
Actions de valeur à petite capitalisation (20 %) : un potentiel de croissance supérieur via des sociétés plus petites et sous-évaluées.
Obligations du Trésor à long terme (20 %) : revenu et stabilité en période de déflation.
Obligations du Trésor à court terme (20 %) : faible risque de taux et grande liquidité.
Or (20 %) : une couverture contre l'inflation et l'incertitude économique.
Le Golden Butterfly combine croissance, stabilité et protection contre l'inflation grâce à une allocation équilibrée.
Golden Butterfly vs S&P 500
Grâce à sa diversification et à des pondérations raisonnables, le Golden Butterfly présente d'excellents indicateurs de risque tout en délivrant un rendement compétitif, souvent supérieur à celui du portefeuille permanent en raison de sa poche d'actions value de petite capitalisation.
Mesures du risque et du rendement
| Métrique (en USD) | 5 ans | 10 ans | 30 ans |
|---|---|---|---|
| Rendement annualisé | 6,83 % | 7,76 % | 8,03 % |
| Volatilité (écart-type) | 10,22 % | 8,79 % | 7,97 % |
| Ratio de Sharpe | 0,33 | 0,63 | 0,73 |
| Ratio de Sortino | 0,45 | 0,86 | 0,98 |
| Perte maximale (drawdown) | -17,79 % | -17,79 % | -17,79 % |
| Indice d'Ulcer | 6,44 | 4,77 | 3,59 |
| Rendement dividende (2025) | 2,20 % | ||
Données en USD, dividendes réinvestis, rééquilibrage annuel, arrêtées à mi-2026. Le marché boursier américain sert de référence. Sur la totalité de l'historique disponible, la perte maximale la plus profonde ressort à environ -48,3 %. Source : LazyPortfolioETF.com.
L'Ultimate Portfolio, conçu par l'éducateur financier Paul Merriman, se compose de 10 classes d'actifs (10 % chacune), avec une inclinaison vers les petites capitalisations et les actions de valeur.
Allocation
Contrairement à la plupart des portefeuilles listés ici, l'Ultimate Buy & Hold n'a pas une allocation figée. Voici l'une de ses interprétations.

La répartition exacte varie et est indiquée sur le site officiel de Merriman. Cette version particulière est composée de 70 % d'actions et de 30 % d'obligations.
Explication
Actions américaines à grande capitalisation (10 %) : stabilité et large exposition au marché américain.
Actions internationales à grande capitalisation (10 %) : diversification géographique sur les marchés développés.
Actions américaines à petite capitalisation (10 %) : un potentiel de rendement supérieur aux grandes capitalisations.
Actions internationales à petite capitalisation (10 %) : croissance et diversification hors États-Unis.
Actions des marchés émergents (10 %) : exposition à des économies en croissance rapide, avec un risque plus élevé.
REIT américains (10 %) : revenu via les dividendes et couverture partielle contre l'inflation.
REIT internationaux (10 %) : diversification géographique du secteur immobilier.
Obligations d'État américaines (10 %) : sécurité, revenu régulier et amortisseur en cas de baisse des actions.
Obligations d'État internationales (10 %) : diversification géographique du revenu fixe et corrélation réduite avec les obligations américaines.
Obligations protégées contre l'inflation (TIPS) (10 %) : préservation du pouvoir d'achat.
Atouts d'ensemble : une diversification très large (actions, immobilier et obligations, US et international), un bon potentiel de croissance via les petites capitalisations et les marchés émergents, une génération de revenus (REIT et obligations), une protection contre l'inflation (TIPS et REIT) et une gestion du risque renforcée par les obligations d'État.
Allocation

Explication
Le portefeuille Gone Fishing propose une stratégie simple et diversifiée, avec un équilibre entre croissance et stabilité.
Actions américaines (30 %) : une large exposition au marché américain, tous secteurs et capitalisations.
Actions internationales (20 %) : des actions des marchés développés hors États-Unis.
Actions des marchés émergents (10 %) : un potentiel de croissance supérieur dans les économies en développement.
Fonds de placement immobilier (10 %) : un revenu via les dividendes et une protection contre l'inflation.
Obligations (30 %) : mélange d'État et d'entreprises pour le revenu, la réduction de la volatilité et l'amortissement des baisses.
Une approche équilibrée avec un minimum d'efforts, idéale pour une stratégie d'investissement simple.
Allocation

Explication
Le portefeuille Bogleheads à 3 compartiments, inspiré de la philosophie de John Bogle (fondateur de Vanguard), offre une stratégie simple et diversifiée couvrant un large spectre du marché, avec une forte pondération actions.
Marché boursier américain (50 %) : une large diversification au sein du marché américain (grandes, moyennes et petites capitalisations).
Marché boursier international (30 %) : des actions des marchés développés et émergents, pour la diversification géographique.
Marché obligataire (20 %) : un ensemble diversifié d'obligations américaines, qui génère du revenu et réduit la volatilité.
La part actions (80 %) vise la croissance tandis que les obligations (20 %) assurent stabilité et revenu.
Allocation

Explication
Le portefeuille Warren Buffett 90/10 est une stratégie simple et agressive, recommandée par Warren Buffett pour les investisseurs de très long terme (notamment dans les instructions laissées pour la succession de son épouse).
Actions (90 %) : généralement un fonds indiciel S&P 500 à faibles frais, offrant un fort potentiel de croissance et une large exposition aux grandes capitalisations américaines.
Obligations d'État à court terme (10 %) : faible risque, grande liquidité et réserve pour acheter lors des baisses de marché.
Conçu pour un horizon long et une tolérance élevée à la volatilité, en échange de rendements potentiellement plus élevés.
Répartition
Voici la composition généralement retenue pour le portefeuille équilibré « tous temps » de Ray Dalio :

Explication
Le portefeuille équilibré, aussi appelé « All Weather Portfolio », cherche à performer dans différents environnements économiques. Sa part actions est volontairement plus faible que dans la plupart des autres allocations : les obligations, structurellement moins volatiles, sont surpondérées pour mieux équilibrer le risque entre les deux poches.
Actions américaines (30 %) : potentiel de croissance de l'économie américaine et diversification sectorielle.
Obligations intermédiaires (15 %) : un actif déflationniste au risque de duration limité.
Obligations du Trésor à long terme (40 %) : revenu et stabilité en période de déflation.
Matières premières (7,5 %) : une couverture contre l'inflation et une décorrélation des actifs traditionnels.
Or (7,5 %) : une couverture supplémentaire, notamment contre le risque de change et l'incertitude.
Le All Weather vise à équilibrer risque et rendement par la diversification, avec pour objectif la stabilité dans différents régimes de marché.
Le tableau ci-dessous synthétise l'allocation simplifiée et le profil de risque de chaque portefeuille. Les colonnes « Actifs réels » regroupent l'or, les matières premières et l'immobilier coté (REIT).
| Portefeuille | Actions | Obligations | Actifs réels / Liquidités | Profil |
|---|---|---|---|---|
| Rick Ferri Core Four | 60 % | 40 % | — | Équilibré |
| Bill Bernstein No Brainer | 50 % | 50 % | — | Équilibré |
| Larry Swedroe Simple | 45 % | 55 % | — | Prudent |
| Mebane Faber Ivy | 40 % | 20 % | 40 % (or, MP, immo) | Diversifié |
| Scott Burns Couch Potato | 50 % | 50 % | — | Simple |
| Bill Schultheis Coffee House | 50 % | 50 % | REIT inclus | Équilibré value |
| Marc Faber | 50 % | 25 % | 25 % (matières 1res) | Diversifié |
| David Swensen Yale | 55 % (dont immo) | 25 % | REIT + TIPS | Croissance |
| Harry Browne Permanent | 25 % | 25 % | 25 % or + 25 % liquidités | Défensif |
| Golden Butterfly | 40 % | 40 % | 20 % or | Équilibré |
| Paul Merriman Ultimate | 70 % | 30 % | REIT inclus | Croissance |
| Gone Fishing | 60 % | 30 % | 10 % immobilier | Équilibré |
| Bogleheads 3 fonds | 80 % | 20 % | — | Croissance |
| Warren Buffett 90/10 | 90 % | 10 % | — | Agressif |
| All Weather (Dalio) | 30 % | 55 % | 15 % (or + MP) | Défensif |
Les pondérations sont des approximations destinées à comparer les profils : certaines poches (immobilier coté, TIPS) chevauchent plusieurs catégories selon les auteurs.
Il n'existe pas de portefeuille paresseux « parfait » : le meilleur est celui que vous pourrez conserver dans la durée sans céder à la panique. Les allocations riches en actions maximisent le rendement espéré mais imposent des baisses plus fortes ; les allocations défensives lissent le parcours au prix d'un rendement plus modéré. Choisissez selon votre horizon et votre tolérance au risque, privilégiez des ETF UCITS peu coûteux dans l'enveloppe la plus adaptée à votre situation fiscale, investissez régulièrement et rééquilibrez une fois par an. Ces stratégies sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil en investissement.
⚠️ Investir comporte des risques de perte en capital.