
Mis à jour le 29 mai 2026 par l'équipe broker-forex.fr
L'indice du dollar néo-zélandais (ZXY) calcule une valeur moyenne pour le NZD en examinant sa performance par rapport à un panier de devises. La composition de ce panier dépend du broker ou de la société qui calcule l'indice, mais les indices forex incluent en général les devises des principaux partenaires commerciaux du pays — soit l'Australie, les États-Unis et la Chine dans le cas de la Nouvelle-Zélande.
La Reserve Bank of New Zealand (RBNZ), la banque centrale du pays, a longtemps maintenu un indice pondéré par les échanges commerciaux (TWI) portant sur cinq devises, qu'elle a qualifié de "bonne mesure synthétique à des fins de politique monétaire". À partir de 2007, elle a élargi ce TWI à 17 devises, dont celles de partenaires comme la Corée du Sud, la Malaisie, le Canada ou la Thaïlande. Cette méthode, officialisée en 2014, a été rétroactivement calculée jusqu'en 1984 pour assurer la cohérence des séries historiques.
Le NZD, surnommé le Kiwi en référence à l'oiseau emblématique figurant sur la pièce d'un dollar —, est l'une des devises les plus échangées au monde, avec un volume de transactions élevé par rapport au PIB du pays. Il attire de nombreux traders internationaux en raison de son exposition aux matières premières agricoles et de ses liens étroits avec les marchés asiatiques, notamment la Chine.
La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande calcule le TWI à l'aide d'un panier de 17 devises, pondérées selon l'importance des échanges commerciaux. L'Australie, principal partenaire commercial, arrive en tête.
Pays inclus dans le TWI du dollar néo-zélandais :
En comparant le NZD à l'ensemble de ces devises, l'indice offre une vision bien plus complète de la performance globale de la monnaie qu'une simple paire de devises comme NZD/USD, qui ne reflète que la dynamique entre deux économies.
L'indice ZXY constitue ainsi un bon baromètre de la santé économique globale de la Nouvelle-Zélande, utile aussi bien pour les traders forex que pour les investisseurs s'intéressant aux entreprises locales.
Le dollar néo-zélandais a été créé en 1967 pour remplacer la livre néo-zélandaise, rattachée historiquement à la livre britannique. La nouvelle monnaie a d'abord été arrimée au dollar américain à un taux de 1,62 USD pour 1 NZD.
En 1985, le NZD a été libéré de tout ancrage et est passé à un régime de flottement libre, sa valeur étant désormais déterminée par l'offre et la demande sur les marchés financiers internationaux. Lors de sa mise en flottement, le dollar néo-zélandais valait environ 0,44 USD. En 1999, les billets ont fait l'objet d'une refonte graphique et ont été imprimés sur un support en polymère, plus résistant.
Les exportations ont un impact considérable sur les mouvements du NZD. Les produits agricoles dominent largement la structure des exportations : en 2023, le lait et la crème représentaient 14 % des exportations totales, le beurre 6,2 %, la viande bovine congelée 5,7 % et la viande ovine 5,4 %. La Nouvelle-Zélande est l'un des premiers exportateurs mondiaux de produits laitiers, ce qui rend le NZD particulièrement sensible aux fluctuations de l'indice mondial des prix laitiers (GDT).
Au total, les produits du secteur primaire (lait, viande, bois, laine) représentent une part très significative des recettes d'exportation. Il est donc conseillé de surveiller de près l'évolution des marchés laitiers mondiaux pour anticiper les mouvements du Kiwi.
Le tourisme est un pilier majeur de l'économie néo-zélandaise. En 2023, les dépenses touristiques totales ont atteint 37,7 milliards NZD, soit une forte reprise post-COVID. La contribution du tourisme international aux exportations totales de biens et services a représenté 11,4 % en 2023. Pendant les pics de fréquentation, la demande en devises étrangères convertie en NZD renforce mécaniquement le Kiwi. Les perspectives pour 2026 restent favorables, avec un tourisme décrit comme dynamique dans les prévisions de l'OCDE.
La politique monétaire de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande a un impact direct sur la performance du NZD. La RBNZ a conduit un important cycle d'assouplissement entre 2024 et 2025 : après des réductions successives de 50 points de base en octobre 2024, novembre 2024 et février 2025, puis de 25 points de base en avril et mai 2025, le taux directeur (OCR) a été ramené de 5,5 % à 2,25 %. Ce niveau a été maintenu inchangé lors de la réunion d'avril 2026, la banque centrale jugeant les perspectives économiques légèrement plus solides et les risques inflationnistes équilibrés.
📌 Taux directeur RBNZ (OCR) en 2026 : 2,25 %
Maintenu inchangé depuis la fin du cycle d'assouplissement amorcé en 2024. Une reprise économique progressive est attendue, avec une croissance du PIB de +1,8 % projetée pour 2026 par l'OCDE.
La décision de fixer les taux reste le principal levier dont dispose la RBNZ pour influencer la valeur du NZD : une hausse de taux signale généralement un Kiwi plus fort, tandis qu'une baisse l'affaiblit. Suivre le calendrier des réunions de la RBNZ est indispensable pour les traders de paires NZD.
Les événements économiques et géopolitiques influencent également l'indice ZXY. Parmi les indicateurs à surveiller : l'inflation (IPC), le PIB trimestriel, le taux de chômage (qui s'établissait autour de 5,4 % début 2026, avec une légère baisse attendue), la balance commerciale et l'indice de confiance des consommateurs. Les tensions commerciales mondiales, comme les droits de douane américains, constituent également un risque baissier pour le NZD en raison de leur impact sur les exportations vers l'Asie.
En 2023, les principaux destinataires des exportations néo-zélandaises étaient la Chine (26,9 %), l'Australie (12,9 %), les États-Unis (12,1 %), le Japon (5,5 %) et la Corée du Sud (3,5 %). Toute évolution économique majeure dans ces pays, notamment un ralentissement de la demande chinoise en produits laitiers ou agricoles, peut avoir des répercussions importantes sur le NZD et donc sur l'indice ZXY.
L'indice ZXY n'est pas directement tradable chez la plupart des brokers. Il est avant tout utilisé comme outil d'analyse pour évaluer la force globale du NZD. Les instruments les plus courants pour s'exposer au Kiwi sont :
NZD/USD, AUD/NZD, EUR/NZD, GBP/NZD — les paires de devises incluant le Kiwi sont les instruments les plus liquides et les plus accessibles pour trader la devise néo-zélandaise.
Des ETF donnant une exposition à l'économie néo-zélandaise (marchés actions ou obligations) permettent d'investir indirectement sur le NZD, avec un risque plus diversifié que les paires forex.
Les produits laitiers et la viande étant étroitement corrélés au NZD, trader les matières premières agricoles constitue une approche indirecte intéressante pour les traders spécialisés.
Lorsque vous choisissez un broker pour trader le dollar néo-zélandais ou analyser l'indice ZXY, tenez compte des critères suivants :
Une fois votre broker sélectionné, l'ouverture de compte implique quelques étapes de vérification KYC (Know Your Customer) : fourniture d'une pièce d'identité et d'un justificatif de domicile. Après validation, approvisionnez votre compte et vous pourrez commencer à trader les paires NZD ou à utiliser l'indice ZXY comme outil d'analyse.
L'indice ZXY du dollar néo-zélandais offre une vue d'ensemble bien plus représentative de la valeur du Kiwi qu'une simple paire de devises. En intégrant 17 devises pondérées par les échanges commerciaux, le TWI de la RBNZ permet de mesurer la compétitivité globale de l'économie néo-zélandaise, fortement dépendante de ses exportations agricoles et de son secteur touristique.
En 2026, le contexte est marqué par la fin d'un long cycle d'assouplissement monétaire de la RBNZ (OCR à 2,25 %), une reprise économique progressive attendue (+1,8 % de PIB projeté selon l'OCDE) et des risques liés aux tensions commerciales mondiales. Si vous vous intéressez aux marchés néo-zélandais, au NZD ou aux matières premières agricoles, surveiller le ZXY et les facteurs qui l'influencent est un réflexe à adopter.
Avertissement : Le trading de CFD implique un risque de perte significatif, il ne convient donc pas à tous les investisseurs. 70 à 80 % des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent.
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