
Mis à jour le 17 octobre 2026 par l'Équipe de broker-forex.fr
Avant même de choisir un système de trading ou de construire le sien, tout trader doit répondre à une question que beaucoup négligent : sur quel horizon de temps vais-je trader ? Investir sur plusieurs semaines à partir des graphiques journaliers et spéculer dans la journée sur des graphiques de 5 ou 15 minutes sont deux métiers différents, avec leurs propres contraintes et leurs propres stratégies.
Ce guide se concentre sur les stratégies de trading intraday, c'est-à-dire les méthodes qui consistent à ouvrir et à fermer ses positions au cours de la même séance. Nous commençons par la plus simple, le trading de rupture, puis nous passons à des variantes plus précises (ORB, cassure des niveaux de la veille) avant de terminer par une approche plus avancée : le scalping des supports et résistances.
Pour chaque stratégie, vous trouverez les règles d'entrée, le placement du stop loss, l'objectif de gain et des exemples sur graphique, ainsi qu'une routine pour les appliquer avec discipline.
Le trading intraday (ou trading intrajournalier, day trading) consiste à acheter et à vendre un actif au cours de la même journée, sans conserver de position ouverte au-delà de la clôture de la séance. Le trader travaille sur des unités de temps courtes, généralement entre 1 minute et 1 heure, et cherche à profiter des fluctuations de la journée plutôt que des grandes tendances de fond.
Il se distingue de l'investissement à long terme, qui s'appuie sur les graphiques journaliers, hebdomadaires ou mensuels, mais aussi du swing trading, où les positions sont conservées quelques jours à quelques semaines. Pour le cadre réglementaire et fiscal propre à la France, consultez notre guide du day trading en France.
| Style | Durée des positions | Unités de temps | Frais de financement de nuit |
|---|---|---|---|
| Scalping | Quelques secondes à quelques minutes | Tick, M1, M5 | Non |
| Trading intraday | Quelques minutes à quelques heures | M5, M15, M30, H1 | Non |
| Swing trading | Quelques jours à quelques semaines | H4, D1 | Oui |
| Position / investissement | Plusieurs mois ou années | D1, W1, MN | Oui (sur CFD) |
Plusieurs raisons attirent les traders vers les stratégies intraday. Les deux principales sont la rapidité des résultats et l'absence de frais liés à la détention d'une position pendant la nuit.
Un trade placé sur le graphique journalier peut mettre des jours, voire des semaines, à se développer. Sur un graphique de 5 minutes, une transaction peut être conclue en moins de 30 minutes. Le trader obtient un retour immédiat sur ses décisions et dispose de beaucoup plus d'opportunités dans une journée ou dans une semaine.
Une position CFD ou Forex conservée après la clôture (vers 23h, heure de Paris, chez la plupart des brokers) supporte des frais de swap ou de rollover. Sur le Forex, ce coût dépend du différentiel de taux d'intérêt entre les deux devises et peut être négatif. Sur les contrats à terme, il n'y a pas de swap, mais la marge exigée pour garder une position la nuit est souvent bien plus élevée que la marge intraday proposée par les courtiers. Fermer ses positions dans la journée élimine ces contraintes, ainsi que le risque de gap à l'ouverture du lendemain.
Voyons maintenant quatre stratégies concrètes, de la plus simple à la plus avancée. Elles peuvent toutes être combinées avec les meilleurs indicateurs de trading intraday (VWAP, ATR, moyennes mobiles), mais elles reposent avant tout sur la lecture du prix.
Le trading de rupture est l'une des stratégies intraday les plus courantes et les plus simples à appliquer. Il fonctionne sur tous les marchés et tous les instruments. Son principe : identifier le momentum du marché, puis entrer dans le sens de ce momentum au moment où le prix s'étend au-delà d'un niveau récent.

Rupture haussière : la tendance est à la hausse, on achète lorsque le prix dépasse le dernier sommet, puis une seconde fois sur la rupture suivante.
Sur le graphique ci-dessus, le prix monte, ce qui établit la dynamique haussière. Le marché forme un sommet puis corrige légèrement, avant que les acheteurs ne reprennent la main. Lorsque le prix franchit ce premier sommet, on place un ordre d'achat. La hausse se poursuit, un nouveau sommet se forme, suivi d'une courte correction : un deuxième achat est possible lorsque le prix dépasse à nouveau le dernier sommet.

Rupture baissière : la tendance est à la baisse, on vend lorsque le prix franchit le dernier point bas.
Ici, le prix est en tendance baissière et marque un nouveau plus bas. Les acheteurs provoquent un petit rebond, puis les vendeurs reprennent le contrôle : on vend lorsque le prix repasse sous le dernier creux, pour accompagner la poursuite de la baisse.
L'intérêt du trading de rupture est que le dernier sommet et le dernier creux donnent à la fois un point d'entrée précis et un emplacement logique pour le stop :
Une fois l'entrée et le stop définis, visez un gain d'au moins deux fois le risque : avec un stop de 15 pips, l'objectif minimal est de 30 pips. Ce ratio rendement/risque de 2 permet de rester gagnant sur la durée même avec un taux de réussite inférieur à 50 %. Pour aller plus loin, consultez notre guide pour placer un stop loss et un take profit.
Attention aux fausses cassures : une rupture est une expansion de momentum, elle se produit souvent très vite, ce qui permet de multiplier les trades dans la journée. Mais toutes les cassures ne se prolongent pas. Un prix qui dépasse un sommet puis réintègre aussitôt la zone signale un piège. Apprenez à reconnaître les bull traps et bear traps, voire à les exploiter avec la configuration du Fakey.
L'Opening Range Breakout, ou rupture de la fourchette d'ouverture, est une version plus encadrée du trading de rupture. Au lieu de repérer les sommets et les creux au fil de la séance, le trader utilise des niveaux de support et de résistance prédéterminés : le plus haut et le plus bas des premières minutes de cotation.
La stratégie fonctionne mieux sur les marchés qui ont une véritable séance d'ouverture, avec un afflux de liquidité à heure fixe :
| Marché | Ouverture (heure de Paris) | Fourchette d'ouverture courante |
|---|---|---|
| Forex : session de Londres | 9h00 (8h00 à Londres) | 9h00 - 10h00 |
| DAX 40 et CAC 40 | 9h00 | 9h00 - 9h30 ou 9h00 - 10h00 |
| Wall Street (S&P 500, Nasdaq 100, Dow Jones) | 15h30 | 15h30 - 16h00 ou 15h30 - 16h30 |
Entre le passage à l'heure d'hiver en Europe (25 octobre 2026) et celui des États-Unis (1er novembre 2026), Wall Street ouvre exceptionnellement à 14h30, heure de Paris. Pour les règles détaillées, les types de fourchettes et un backtest complet, consultez notre page dédiée à la stratégie Open Range Breakout (ORB).
Cette stratégie ressemble à l'ORB, mais les niveaux de référence sont différents : au lieu de la fourchette d'ouverture, on utilise le plus haut et le plus bas de la journée précédente. Ces niveaux sont surveillés par de nombreux intervenants et agissent souvent comme support ou résistance.

Version haussière : chaque jour, le prix casse le plus haut de la veille, ce qui offre une opportunité d'achat.
Avant le début de la séance (le soir même ou le matin), le trader trace le plus haut et le plus bas de la veille. Il observe ensuite comment le prix réagit à ces zones : sont-elles cassées, ou servent-elles de support ou de résistance ?
Sur le graphique ci-dessus, le premier jour, le prix progresse et marque un nouveau sommet avant de revenir dans la fourchette de la veille. Le lendemain, il monte fortement puis revient tester la fourchette du jour précédent. Le troisième jour, il repart nettement à la hausse. Dans chacun de ces cas, on cherche à acheter lorsque le prix dépasse le plus haut de la veille, à profiter de la cassure initiale, puis à sortir : l'objectif n'est pas de garder la position plusieurs jours.
Une règle simple consiste à fixer le stop à un quart de la fourchette de la veille et l'objectif au double du stop. Si la fourchette de la veille mesure 40 pips, le stop est de 10 pips et l'objectif de 20 pips. Le stop s'adapte ainsi automatiquement à la volatilité du marché, comme le ferait un stop basé sur l'Average True Range (ATR).

Version baissière : le prix casse les plus bas de la veille ; au milieu, une journée intérieure ne donne aucun signal.
Dans cet exemple, le prix chute dès le premier jour et casse le plus bas de la veille : c'est une opportunité de vente. Le deuxième jour, le marché se consolide au milieu de sa fourchette sans dépasser ni le plus haut ni le plus bas de la veille : il n'y a pas de trade à prendre. Le troisième jour, le prix reprend sa baisse et offre une nouvelle vente sous les plus bas.
Une journée qui reste entièrement contenue dans la fourchette de la veille s'appelle une journée intérieure (inside day). Dans ce cas, on conserve la fourchette de la journée précédente comme référence : c'est sa cassure que l'on attend. C'est le même principe que les stratégies des barres intérieures et NR4/IB, qui annoncent souvent un mouvement volatil après une phase de compression.
Avec les stratégies de rupture, on trade dans le sens du marché pour profiter de son momentum. Le scalping des supports et résistances fonctionne à l'inverse : on cherche à capter un repli ou un retournement de courte durée sur un niveau clé. On vend au contact d'une résistance en anticipant une réaction baissière, et on achète au contact d'un support en anticipant un rebond.
En pratique, le trader repère les principaux supports et résistances avant la séance, souvent sur des unités de temps supérieures (H1, H4, journalier), puis il trade la réaction du prix sur une petite unité de temps (M1 à M5).

Scalping baissier : un grand swing haut marque la résistance à surveiller ; chaque nouveau test offre une opportunité de vente.
À gauche du graphique, le prix monte fortement puis les vendeurs interviennent en force et provoquent un net retournement. Ce sommet devient la résistance principale. Il suffit ensuite d'attendre que le prix revienne la tester. Ici, on obtient deux opportunités : à chaque test, le prix recule car les vendeurs interviennent à nouveau.
Comme on travaille sur de petites unités de temps, on cherche seulement une réaction de court terme : de 5 pips en scalping très agressif à 20 ou 30 pips en scalping classique. Il ne s'agit pas d'anticiper un retournement majeur, mais de profiter d'une réaction rapide. Sur un graphique de 5 minutes, par exemple, le trader peut vendre au contact du niveau avec un stop de 10 pips placé juste au-dessus, pour un objectif de 20 pips.

Scalping haussier : un grand swing bas marque le support à surveiller ; le retest offre un rebond court avant la poursuite de la baisse.
Ce second exemple montre bien la nature du scalping. Un support solide s'est formé lors d'un important retournement haussier : le prix avait chuté brutalement (probablement sur une annonce économique) avant que les acheteurs ne le fassent remonter. Une fois ce niveau tracé, on attend que le prix revienne le tester.
Le test donne un petit rebond à la hausse, puis le marché finit par casser le support. Peu importe : comme on ne visait qu'une réaction de court terme, ce rebond suffisait pour atteindre l'objectif. C'est aussi la limite de la méthode : un support finit souvent par céder, d'où l'importance d'un stop placé juste derrière le niveau. Pour d'autres approches, voyez la méthode de scalping price action de Nick Bencino et la stratégie Scalping PullBack R1.
| Stratégie | Logique | Niveau | Unité de temps | Stop loss | Objectif |
|---|---|---|---|---|---|
| Trading de rupture | Suivi du momentum | Débutant | M5 - M15 | Derrière le dernier creux ou sommet correctif | Au moins 2 fois le risque |
| Opening Range Breakout | Cassure de la fourchette d'ouverture | Débutant | M5 - M30 | De l'autre côté ou au milieu de la fourchette | 1,5 à 2 fois le risque |
| Plus haut / plus bas de la veille | Cassure d'un niveau quotidien | Débutant à intermédiaire | M5 - H1 | Un quart de la fourchette de la veille | 2 fois le stop |
| Scalping supports / résistances | Réaction contre le mouvement | Avancé | M1 - M5 | Juste derrière le niveau | 5 à 30 pips |
Les trois premières stratégies partagent la même logique de cassure et conviennent bien aux débutants, car les règles sont objectives. Le scalping demande plus d'expérience : la décision se prend vite, les coûts de transaction pèsent davantage et il faut savoir couper immédiatement une position quand le niveau ne tient pas.
Une stratégie intraday n'est efficace que si elle est appliquée chaque jour de la même façon. Voici une routine simple pour structurer vos séances.
Concentrez-vous sur un ou deux instruments très liquides (EUR/USD, DAX 40, S&P 500…) et tradez pendant les heures où ils bougent le plus : ouverture de Londres ou de Wall Street. L'indicateur des heures du Forex aide à repérer les sessions actives.
Tracez le plus haut et le plus bas de la veille, les principaux supports et résistances en H1 ou H4, et vérifiez dans le calendrier économique les annonces prévues dans la journée.
Choisissez une seule stratégie pour commencer et écrivez ses règles : condition d'entrée, emplacement du stop, objectif, nombre maximal de trades et heure de fin de séance. Ces règles font partie de votre plan de trading.
Limitez le risque à 1 % du capital par trade. Avec 5 000 € et un stop de 10 pips sur EUR/USD, le risque maximal est de 50 €, soit 5 € par pip : environ 0,6 lot, un pip valant à peu près 10 $ par lot standard. Notre guide du position sizing détaille le calcul.
Fermez toutes vos positions avant la fin de la séance, puis notez chaque trade dans un journal de trading : setup, entrée, stop, résultat et respect des règles. C'est la seule façon d'améliorer la stratégie de façon objective.
Le trading intraday multiplie le nombre de décisions, donc le nombre d'erreurs possibles. Les études de l'AMF montrent que la grande majorité des particuliers perdent de l'argent sur les CFD et que les traders les plus actifs sont ceux qui perdent le plus. Quelques règles de gestion du risque limitent ce danger :
Testez avant de trader en réel : passez du temps à appliquer ces stratégies sur un compte démo ou un simulateur de trading. Les exemples de ce guide donnent des repères pour l'entrée, le stop et l'objectif, mais les bons paramètres dépendent de votre marché, de vos horaires et de votre tempérament. Explorez plusieurs réglages et gardez celui qui donne les meilleurs résultats sur un échantillon d'au moins 50 à 100 trades.
Une question revient souvent : vaut-il mieux appliquer ces stratégies intraday sur le Forex ou sur les contrats à terme ? En réalité, il n'y a pas de différence de fond : les ruptures, la fourchette d'ouverture, les niveaux de la veille et les supports et résistances fonctionnent de la même manière sur les deux marchés.
La différence se situe plutôt dans l'accès et les coûts :
Pour les actions, la sélection des titres compte autant que la stratégie : consultez notre méthode pour trouver les meilleures actions pour le day trading.
Nous avons passé en revue quatre stratégies de trading intraday : la rupture simple d'un sommet ou d'un creux récent, la cassure de la fourchette d'ouverture (ORB), la cassure du plus haut ou du plus bas de la veille et, pour les traders plus expérimentés, le scalping des supports et résistances. Les trois premières suivent le momentum du marché, la dernière exploite des réactions de courte durée sur des niveaux clés.
Il n'existe pas de stratégie intraday parfaite ni universelle. Votre travail consiste à choisir celle qui correspond à votre marché, à vos horaires et à votre caractère, puis à l'appliquer avec des règles fixes : entrée définie, stop défini, objectif défini. La régularité de l'exécution compte davantage que la sophistication de la méthode.
👉 Commencez par une seule stratégie, par exemple la cassure du plus haut ou du plus bas de la veille, testez-la en démo sur plusieurs semaines et tenez un journal de chaque trade. Pour découvrir d'autres méthodes, consultez notre guide des stratégies de trading ainsi que la stratégie de rupture de la volatilité.
Le trading de CFD et de devises sur marge comporte un risque élevé de perte en capital. Selon les études de l'AMF, la grande majorité des investisseurs particuliers perdent de l'argent sur ces produits. Ne tradez qu'avec des fonds que vous pouvez vous permettre de perdre.
ADGM : Abu Dhabi • ASIC : Australie • BaFin : Allemagne • BVIFSC : Îles Vierges britanniques • BACEN : Brésil • CMA : Kenya • CySEC : Chypre • CMVM : Portugal • CFTC : USA • CBFSAI : Irlande • DFSA : Dubaï • FSCM : Île Maurice • FCA : Royaume-Uni • FINMA : Suisse • FRSA : Abu Dhabi • FSAS : Seychelles • FSCA : Afrique du Sud • JFSA : Japon • KNF : Pologne • MAS : Singapour • OCRI : Canada • SCB : Bahamas • SFC : Colombie
⚠️ Le trading de CFD implique un risque de perte. 69 à 80 % des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.

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*Les CFD sont des instruments complexes à effet de levier : 69 à 80 % des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent.