






Que faut-il penser de l'économie chinoise ?
Alors que l'empire du Milieu n'a enregistré que 10,3% de croissance au deuxième trimestre -- contre 11,9% au cours des trois premiers mois de l'année --, la question hante tous les esprits.
Petit tour d'horizon...
La plus grande opportunité de la planète ?
Certains, parmi les économistes et gérants de fonds, restent confiants en l'économie la plus dynamique de la planète.
▪ Notre collègue Alex Green, directeur de l'investissement de l'Oxford Club, considère que la Chine est "la plus grande opportunité d'investissement de la planète". Il pense que, dans les cinq années à venir, le pays supplantera le Japon au rang de deuxième marché mondial pour la consommation.
▪ Steve Christ, investisseur et chroniqueur de Wealth Daily, estime pour sa part que rien "n'arrêtera les 1,3 milliard de Chinois, qui, toujours en quête d'un meilleur niveau de vie, devront conduire leur pays vers de nouveaux sommets de développement".
▪ Quant à Richard Wong, directeur de l'investissement chez HSBC, il pense que bien que les mesures de restriction du crédit immobilier aient "déprimé le marché, le climat va s'améliorer au second semestre". Le rythme d'investissement devrait rester soutenu pendant plusieurs années. Et la Chine devrait, cette année encore, enregistrer une forte croissance de ses exportations : notamment avec ses nouveaux partenaires tels que le Brésil, la Russie et des pays d'Asie.
En revanche, d'autres pensent que le pays se trouve au centre de la plus grande bulle de l'Histoire.
Ou la plus grande bulle de l'Histoire en passe d'exploser ?
▪ Ainsi, James Rickards, ancien conseiller du hedge fundLong-Term Capital Management, constate que "ni la Chine, ni la Russie ne sont dignes d'investissements, à l'exception de spéculations à court terme".
▪ De leur côté, l'économiste Willem Buiter et deux gérants de fonds, Marc Faber et James Chanos, pensent que la bulle immobilière pourrait éclater en Chine dans les trois ans à venir si le gouvernement chinois n'est pas en mesure de la contrôler.
▪ Plus nuancé, Louis-Vincent Gave, économiste,estime que, en dépit d'un risque d'explosion de la bulle, il existe en Chine des opportunités d'investissement. Celles-ci résident, selon lui, dans les secteurs de la consommation, de la santé et des hautes technologies.
▪ Enfin, Gao Shanwen, économiste en chef de la société de gestion chinoise Anxin, prévoit un ralentissement progressif de l'économie chinoise. En effet, cette dernière risque d'être pénalisée par la baisse de régime de l'industrie et des exportations, qui vont chuter au second semestre. Il pense que l'économie chinoise est proche de la fin d'un cycle de croissance de 10 ans et que les surcapacités de production vont empêcher les entreprises d'augmenter leurs bénéfices de façon significative.
En attendant... L'indice Shangzheng montre des signes de rebond
L'économie, qui n'est pas une science exacte, dépend également de la psychologie.
Certes, la Chine accumule nombre de grands déséquilibres macro-économiques qui font craindre le pire : bulle immobilière, surcapacités de production, menaces de créances douteuses...
Mais, avec une croissance à la vigueur incomparable, une main-d'oeuvre très travailleuse et encore bon marché, les premières réserves de change au monde et un faible endettement public (37% du PIB), le pays possède d'indéniables atouts.
Alors à condition que la bulle immobilière soit contenue, la croissance chinoise devrait rester vigoureuse pendant au moins 10 ans.
Mi-janvier, les mesures de resserrement du crédit ont surpris la Bourse de Shanghai, qui, depuis, n'a cessé de baisser. Aujourd'hui, après six mois de purge, l'indice Shangzheng commence à repartir à la hausse. Cela veut-il dire que les efforts entrepris par Pékin pour réguler son économie n'ont finalement pas été vains ?
Le dollar canadien a connu une hausse fulgurante contre le dollar américain durant la crise.
Son repli en cours depuis le printemps dernier va-t-il se poursuivre ?
Tout dépend de la demande de pétrole et de la vigueur économique des Etats-Unis, sont principal partenaire commercial.
Pour ma part, je joue la poursuite du mouvement. Voici pourquoi :
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La Canada creuse son déficit...
La semaine dernière, le Canada a annoncé un septième mois consécutif d'augmentation de son déficit commercial. En effet, il a atteint 11 milliards de dollars canadiens au deuxième trimestre.
Un déficit commercial, c'est un peu comme le cholestérol : il y a le bon et le mauvais. Mais mieux vaut ne pas en avoir du tout !
... et va devoir soigner son cholestérol
Du côté du bon, nous trouvons une belle hausse des importations de machines et de matériel. Nous pourrions donc rapidement nous en réjouir et estimer que l'économie canadienne repart de l'avant.
Seulement voilà : comme souvent, c'est le mauvais cholestérol qui prend le dessus, vous obligeant à vous serrer la ceinture et à renoncer à ce formidable dessert qui vous tendait les bras....
Le ralentissement américain plombe le Canada
Canada pâtit du risque de ralentissement de la croissance américaine. En effet, les exportations vers le partenaire principal que sont les Etats-Unis ont chuté de 2,3 milliards après deux hausses consécutives, illustrant bien les craintes sur la consommation et l'économie américaine en général.
Autre souci : le pétrole. Qui fait habituellement la force du Canada et de sa devise.
Les sables bitumineux sur la sellette
Le Canada qui est l'un des premiers exportateurs de matières premières du monde pourrait connaître quelques soucis dans l'exploitation de ses gisements de pétrole.
▪ Tout d'abord, le coût d'extraction du pétrole des sables bitumineux de l'Alberta est élevé. Il faut donc que le pétrole reste à un prix conséquent (85/100 $) pour que ces exploitations soient rentables.
▪ Mais le second problème est sans doute plus gênant. La semaine dernière, David Schindler de l'université de l'Alberta, a exposé les résultats de son étude sur la pollution générée par les exploitations pétrolières.
Une pollution excessive
Une hausse sensible des métaux lourds dans l'air et l'eau avoisinant les carrières pourraient mettre en cause la crédibilité du gouvernement de cette province qui est la plus riche du pays grâce à l'exportation des ressources naturelles. A elle seule, elle constitue 70% des livraisons du pays en pétrole et en gaz naturel.
Un contrôle inexistant
Et monsieur Schindler pourrait bien mettre sur la sellette les organismes gouvernementaux de contrôle de la pollution qui sont suspectés de soutenir cette production du fait d'une application souple des normes de pollution.
Si le lobby des pétroliers reste puissant, après l'affaire BP dans le golfe du Mexique et l'image et la préservation de l'environnement pourrait obliger les industriels à revoir leur stratégie.
Les recettes fiscales du Canada en seraient d'autant pénalisées.
Voilà pour la macro-économie.
Que nous dit le graphique ?
Le Huard en direction des 1,1120
Après un test symbolique et historique de la parité avec le billet vert, le huard (dollar canadien) a trouvé une bonne zone de support et a amorcé un mouvement de rebond.

Graphique quotidien de l'USD/CAD
D'ailleurs, j'ai recommandé à mes abonnés de se positionner à l'achat à 1,0494, ce qui nous permet d'afficher un gain latent de près de 100 pips à l'heure où j'écris ces lignes, tout en ayant protégé un maximum le capital.
Toutefois, le retracement à 23,6% de la baisse initiée depuis mars 2009 résiste bien et empêche depuis maintenant plusieurs semaines une extension haussière de la tendance.
La résistance des 1,0700 dollar canadien est déterminante
Si la résistance vole en éclats, nous pourrions aller directement tester les 1,10, puis mon objectif à 1,1120 qui est le niveau de retracement des 38,2%.
Attention, à court terme, en cas de nouvel échec à franchir ce niveau, un retour à la parité n'est pas à exclure surtout si les prix du pétrole s'apprécient.
Toutes les valeurs refuge grimpent en même temps.... On a comme l'impression que quelque chose se met en place.
On dirait que tout le monde cherche à se "protéger".
Pourquoi ?
Comment réagir ?
Voici quelques éléments de réponse.
Le Nikkei a clôturé ce matin en chute libre de -3,5%
Je vous le disais hier : la Banque centrale japonaise (BoJ) a fait un geste fort hier pour tenter d'enrayer la hausse infernale du yen et soutenir l'économie. Réaffirmant ainsi son recours au quantative easing.
Sur le coup, l'indice Nikkei s'est envolé, saluant l'initiative.
Mais la fête n'a pas durée 24 heures... les intervenants ont décidé de pousser à nouveau le yen vers ses sommets. Tant en euro qu'en dollar.
Ils sont seuls aux commandes du yen
Vu le risque croissant de ralentissement fort de l'économie américaine et les craintes palpables sur les marchés, les investisseurs Forex sont bullish sur le yen. La valeur refuge attire les capitaux comme un aimant.
Etant donné les volumes qu'ils traitent au quotidien sur le Forex, ils sont beaucoup plus puissants que la Banque du Japon. Désemparée, celle-ci n'a pas la carrure pour imposer son point de vue et renverser la tendance...
C'est aussi l'avis de Vincent Ganne d'IGMarkets, pour qui"une Banque centrale peut agir à court terme mais en aucun cas inverser une tendance vieille de plus de deux ans et historiquement valide en période d'incertitudes économiques".
Face à ce constat d'échec, le Nikkei a clôturé ce matin en chute libre de -3,5%
Ce matin, tous les indices asiatiques viraient au rouge.
Au moment où je vous écris, l'Europe reste embourbée dans le rouge.
Et les futures américaines annoncent d'ores et déjà la couleur : le rouge.
Des replis sont d'autant plus marqués que les volumes sont très faibles. Les marchés actions sont désertés depuis quelques mois. D'où la forte volatilité.
La guerre des monnaies s'installe
En 2009/2010, l'Angleterre a violemment laissé filer sa monnaie. Une dévaluation compétitive outrancière qui lui a permis de relever la tête. Ou plutôt qui lui a évité de sombrer corps et âme...
Dévaluation compétitive? Les Etats-Unis et l'Europe en rêvent...
Alors n'imaginez pas un instant que la Fed ou la BCE interviendront avec la Banque du Japon pour faire baisser le yen. Personnellement, je n'y crois pas.
Sentiment partagé par Jérôme Revillier (responsable de FxProfitTrader) : "Ni les Etats-Unis, ni l'Europe n'aideront la Banque du Japon. Car ça arrange bien nos exportateurs et surtout nos constructeurs automobiles que le yen grimpe".
Et si la Banque du Japon décide d'intervenir seule sur le marché pour soutenir son yen ?
Ce serait une opération kamikaze vouée à l'échec.
Sans compter que cela ouvrirait une brèche pour les investisseurs. Une brèche qui pourrait faire sauter le support des 80 yens pour un dollar ?
Qui sait...
Je vous rappelle que le record historique absolu du yen contre le dollar s'établit à 79,75 yens.
Tant que le risque de ralentissement planera sur les Etats-Unis, point de salut pour le yen
La Banque du Japon va devoir prendre son mal en patience et attendre la remontée des taux américains pour voir son yen battre en retraite.
Vu l'état de l'économie américaine, la fragilité de son rebond et le risque potentiel de rechute, ce n'est pas pour tout de suite.
Pour l'instant, les Banques centrales maintiennent les taux artificiellement bas pour éviter de faire sombrer financièrement les Etats et les ménages pris à la gorge par un endettement excessif.
La tendance du yen est symptomatique de la crise
Pour Vincent Ganne d'IGMarkets, avec qui je viens de discuter "La force du yen n'a été remise en question ni par la reprise économique mondiale de 2010, ni par la reprise (désormais terminée) des marchés actions".
C'est dire la puissance des craintes et des peurs sous-jacentes qui ont soutenu le yen ces derniers mois, envers et contre tout.
Les marchés sont en train de nous dire quelque chose...
Mais surtout, je partage ce point de vue de Vincent : "Les hausses du dollar (contre l'euro), du yen, du franc suisse, de l'or, des obligations et des secteurs actions défensifs (télécoms, santé...) se conjuguent actuellement. La baisse des indices et la hausse du yen ne sont pas terminées".
Toutes les valeurs refuges grimpent en même temps...
On a comme l'impression que quelque chose se met en place. Que tout le monde cherche à se protéger...
Se protéger contre quoi ?
Contre le retour en force du scénario en W !
Avec en conséquence une cassure concomitante de tous les supports clés des indices actions qui entraînerait les Bourses vers le bas...
Pour l'instant, les craintes sont là. Le doute plane. Tout le monde attend de voir...
Alors que faire en attendant ? Voici quelques axes :
"Les devises émergentes et les devises défensives (notamment le yen et le franc suisse) seront haussières ces prochains mois", d'après Vincent Ganne qui poursuit : "L'analyse graphique donne deux objectifs de cours sur le yen à court terme : 101 yens contre l'euro et 82,5 yens contre le dollar".
Avec tout ça, je ne vous ai pas parlé de l'étain qui flambe. Demain !
En attendant, restez à l'écoute. Et plus que jamais, gardez votre or en portefeuille.
Autres articles sur le même thème :La devise vole de record en record, tant en euro qu'en dollar. De quoi décimer la force exportatrice japonaise et plomber l'économie durablement.
Du coup, branle-bas de combat dans l'Archipel ! Les politiques sortent le grand jeu. Et le comité de la Banque centrale s'est réuni de toute urgence ce week-end.
Perfusions, injections, l'argent arrive de tous les côtés
▪ Un nouveau "plan de relance" de quelque 100 milliards de dollars devrait voir le jour rapidement.
▪ 115 milliards de dollars (encore !) sont mis à disposition des banques à taux quasi nul par la Banque centrale (BoJ). Prêts à taux fixe sur six mois au lieu de trois.
Conséquence : le Nikkei flambait jusqu'à 3% ce matin en cours de séance, tirant avec lui toutes les places asiatiques qui terminent dans le vert.
La Banque centrale du Japon va-t-elle intervenir sur les marchés pour casser la hausse du yen ?
Elle en meurt d'envie...
Mais n'en a probablement pas la carrure à elle seule.
Il faudrait une action coordonnée des banques centrales pour s'assurer d'un réel impact. Or la Fed a d'autres chats à fouetter en ce moment. (Je vous rappelle que le Forex, c'est 4 000 milliards de dollars échangés chaque jour ! Pas facile de manipuler les cours face à ces volumes).
J'y reviens tout de suite...
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Refermons la parenthèse et replongeons-nous dans le yen...
Je disais donc : Il s'envole
▪ Mardi dernier, il affichait son plus haut niveau contre le dollar depuis 15 ans, à 83,70 yens. Non loin de son record absolu de 79,75 yens. Record qu'il pourrait bien aller taquiner si rien n'est fait.
▪ Le même jour, la devise nippone atteignait un plus haut de neuf ans contre l'euro, à 104,44 yens.
Qu'est-ce qui fait courir le yen ?
Avec un endettement à 200% du PIB, un déficit budgétaire de 7% du PIB et une croissance "ras-les-pâquerettes" depuis 20 ans, pourquoi diable se bat-on au portillon pour s'arracher le yen ?
Pour son statut !
Le yen est une valeur refuge. Il s'envole, comme le franc suisse et l'or en ce moment.
Peu importe la croissance économique japonaise, sa dette, ses exportations, son déficit budgétaire... Les investisseurs ont PEUR. Et quand ils ont peur, ils achètent du yen. C'est comme ça.
Je passe sur le couplet du débouclage du carry trading que vous connaissez tous par coeur...
Mais il y a autre chose qui explique la hausse du yen :
Le Gargantua chinois s'empiffre d'obligations japonaises
La Chine est en train d'opérer un virage stratégique clé.
Depuis quelques mois, elle achète de moins en moins d'obligations d'Etat américaines. Pire, sur mai et juin, elle en a même vendu pour 24 milliards de dollars. De quoi empêcher Ben Bernanke de trouver le sommeil la nuit !
Je vous rappelle que l'empire du Milieu est le premier créancier des Etats-Unis. C'est lui qui finance les besoins inassouvis des Américains. Des montagnes d'obligations doivent être émises et trouver preneur.
Si Pékin se désengage, qui paiera ?
Personne.
Nous irions droit à la flambée des taux d'intérêt et à l'effondrement du dollar.
La Chine fait pourtant un premier pas dans ce sens... Le SENS de l'histoire
Un petit pas seulement... rassurez-vous. Elle n'est pas kamikaze notre Chine.
Il n'est pas dans son intérêt de faire s'effondrer le château de cartes.
Pas encore du moins !
Pas tant que sa consommation intérieure sera vigoureuse et suffisante pour se passer des Etats-Unis.
Mais après...
Tout n'est que question de timing.
Grands bénéficiaires ?
▪ Le Japon et son yen ! Le Gargantua chinois raffole de plus en plus de la dette japonaise, détenue à 90% par les Japonais eux-mêmes. Nos "Camarades communistes adeptes du capitalisme" ont acheté pour 20 milliards de dollars d'obligations d'Etat japonaises.
▪ Et la Corée : 3,4 milliards de dollars d'obligations achetées... Pékin lorgne sur ce petit Dragon très prometteur !
Bref : la Chine, chef d'orchestre de la planète économique et financière asiatique, est en train de jouer son propre terrain de jeu pour le faire émerger et rafler la mise au passage.
Que sont ces 20 petits milliards comparés aux 2 400 milliards de dollars de réserves de change chinoise ?
Rien me direz-vous.
Juste une amorce qui va FONDAMENTALEMENT changer le PEP (Paysage Economico-financier Planétaire). La Chine va progressivement sortir de la zone dollar "déclinante", pour se diversifier et profiter des zones économiques "montantes".
Au risque de me répéter, les Etats-Unis ont connu leur apogée. Nous assistons au début du déclin du grand empire américain. A l'image de Rome, ou de Londres au siècle dernier.
Cela prendra du temps. Peut-être plusieurs décennies. Mais tous les indices, aussi petits soient-ils, pointent tous en ce sens.
L'Asie sera la plaque économique tournante de demain, le moteur de la croissance de la planète entière.
Alors un bon conseil : regardez ce qui se passe du côté des Emergents
Et investissez de manière à en capter les bénéfices.
Cela peut passer :
▪ Par les matières premières ;
▪ Ou par les grosses entreprises françaises fortement implantées dans ces zones ;
▪ Via des ETF ;
▪ Et encore des ADR...
En attendant, restez à l'écoute !
Autres articles sur le même thème :Par Grégoire Chenu (*)
Faut-il investir sur les matières premières agricoles et plus précisément le blé ? Cette question revient d'actualité suite à la hausse actuelle des prix.
Forte volatilité
Actuellement, le cours du blé est très volatile suite aux prévisions de production revues à la baisse. Comme en 2007, il est à prévoir une hausse des cours des matières premières à court terme et les prix ne devraient ainsi pas baisser de manière importante d'ici décembre, lors des récoltes en Australie.
La spéculation fait monter les cours
Les stocks mondiaux sont globalement élevés, la hausse des prix est ainsi partiellement due aux spéculateurs (CT) qui voient dans les matières premières agricoles un moyen de se diversifier.
Cependant, cette spéculation peut avoir des conséquences graves. En effet, la hausse des matières premières agricoles ne permettra pas à certains pays d'importer la quantité nécessaire à sa population.

Cours du blé sur le CBOT en cents le boisseau
A plus long terme
▪ La fin de la politique agricole commune (PAC), en 2013, ajoute une incertitude dans le secteur agricole européen. En effet, sans les aides octroyés par l'Union européenne, les exploitations agricoles (et notamment françaises) devront obligatoirement vendre leur production à des prix plus élevés.
▪ De même, la forte croissance dans les pays asiatiques (en Chine principalement) et l'augmentation du niveau de vie dans ces pays entraînera une augmentation de la consommation, et donc au final des prix.
Mon avis ?
La tendance constatée les cinq dernières années (volatilité importante, tendance haussière) devrait donc se poursuivre dans les années futures.
(*) Vous pouvez retrouver Grégoire Chenu sur le site Dog Finance.
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