#1 10-03-2016 18:02:16

Climax
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MiFID II: Le défi de la transparence du Buy-Side

MiFID II: Le défi de la transparence du Buy-Side

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La nouvelle réglementation MiFID II va renforcer la transparence des marchés financiers et améliorer les normes d'exécution pour le buy-side, mais les acteurs ne sont pas tous prêts à gérer l'ensemble des données.

L'Europen Securities and Markets Authority (ESMA) a publié les normes techniques de la MiFID II / MiFIR détaillant sa vision de la façon dont le règlement devrait être mis en œuvre.

Les normes MIFID II entreront en vigueur à compter du 3 janvier 2017, mais les participants aux marchés buy-side estiment qu'ils n'auront pas assez de temps pour se préparer aux changements technologiques.

Un groupe de gestionnaires d'actifs au Royaume-Uni souhaitent que la mise œuvre des règles MiFID II soit retardée, ce qui suggère qu'ils ont besoin de plus de temps pour se préparer aux changements d'exécution, aux limites de trading dans les dark pool et à l'analyse des coûts de transactions. Dans l'ensemble, la directive MIF II établira des règles de transparence pré et post-trade pour les instruments de capitaux propres comme les obligations, les dérivés et les produits financiers structurés. Une question controversée qui préoccupe le buy-side est que la MiFID II va créé un régime de transparence qui nécessitera que les plateformes de trading de titres à revenu fixe publient des cotations en fonction de la liquidité des obligations. L'ESMA envisage également d'amener la majorité des produits dans un régime de réglementation en déplaçant une partie importante des produits de gré à gré (OTC) sur les plateformes réglementées qui fournissent des rapports de trading.

Publication des données

Que va signifier la publication des données et la déclaration des opérations de trading pour le buy-side dealing desk et les gestionnaires de portefeuille d'investissement pour le compte des clients ? À long terme, il va de soi que les entreprises buy-side bénéficieront d'une plus grande transparence des transactions. Pourtant, les entreprises buy-side se méfient de la transparence des titres à revenu fixe, mais elles obtiendront des ressources précieuses pour obtenir des prix fiables et des rapports de nouvelles financières. Le rapport de trading est une préoccupation majeure pour le buy-side, dépassant même la gouvernance des produits et les règles sur les ​​commissions qui exigent des paiements distincts. Avec la communication et la publication des données, les gestionnaires d'actifs et les hedge funds devront automatiser des systèmes d'alerte pour donner un sens aux données et expliquer leur stratégie d'exécution aux clients.

La transparence et la publication des données vont augmenter la responsabilité du Buy-Side pour mesurer la performance du trading et prouver aux clients qu'ils obtiennent la meilleure exécution. Les gestionnaires d'actifs seront également tenus d'expliquer leurs stratégies d'exécution aux clients.

Les gestionnaires d'actifs et les hedge funds sont toujours en attente des règles définitives sur la meilleure exécution dans le cadre des exigences de protections des investisseurs qui seront publiées en novembre par la commission européenne. La MiFID II va renforcer et élargir les normes d'exécution qui faisaient déjà partie de la directive MIF I.

MiFID II : meilleure exécution

En vertu de la directive MIF II, le buy-side aura l'obligation de prouver qu'il offre la meilleure exécution aux clients à travers de multiples classes d'actifs. La meilleure exécution est définie par l'obligation d'exécuter les ordres aux conditions les plus favorables pour les clients. Il ne sera plus suffisant d'exécuter l'ordre d'un courtier en dilvulguant uniquement s'il y a eu un slippage de quelques pips. Les entreprises buy-side devront considérer le coût, le prix, la vitesse, la probabilité d'exécution, la probabilité des règlements et la taille des transactions pour prouver que l'exécution offerte est la meilleure possible. Elles auront donc probablement besoin de systèmes pour capturer, stocker et analyser ces données.

Le concept de "meilleure exécution" est apparu avec la directive MIF I, mais sa mise en œuvre a été inégale selon un article paru dans l'ACA Conformité (Europe). Il y aurait eu des difficultés pour mesurer objectivement la meilleure exécution dans presque toutes les classes d'actifs liquides (où, par définition, une mauvaise exécution est peu probable).

La loi exige également que le buy-side fournisse plus de transparence aux investisseurs en termes de stratégie d'exécution. Le buy-side va devoir être en mesure d'expliquer sa stratégie d'exécution et d'utiliser ces informations pour planifier et programmer la méthode qui permet d'obtenir la meilleure exécution possible.

Les entreprises buy-side vont devoir expliquer leur politique d'exécution d'une manière suffisamment détaillée, claire et facile à comprendre pour démontrer la qualité de l'exécution aux clients. Les entreprises d'investissement devront résumer et divulguer publiquement, pour chaque catégorie d'instruments financiers, les cinq principaux lieux d'exécutions des ordres des clients et la qualité de ces exécutions.

TCA (Transaction Cost Analysis) à la rescousse ?

La MiFID II exige une plus grande transparence, l'analyse des coûts de transactions (TCA) sera donc un élément technologique indispensable pour répondre à ces exigences. Ce type de service est offert par des entreprises comme http://flextrade.com. Le TCA offre un moyen de capturer les résultats de trading et de prouver que la stratégie d'exécution a été alignée avec la meilleure stratégie d'exécution de l'entreprise. Le TCA est également important pour certaines obligations de déclaration de données.

La MiFID II va permettre aux clients de demander des informations sur chaque trade, ou de soumettre une demande d'informations au sujet des politiques d'exécution de certains ordres. Cependant, ces données ne suffiront pas, car il faudra aussi leur donner un sens et les présenter d'une manière simple claire. Le TCA doit comprendre ce que le client demande et ce que l'entreprise cherche à accomplir. Le TCA est un outil qui permet de réduire la charge administrative pesant sur le buy-side qui doit fournir aux clients des informations sur les exécutions.

Si le trading desk est inondé de demandes de renseignements de la part des clients ou de l'équipe de mise en conformité, il n'aura plus le temps de travailler correctement. Le TCA est un processus "libre-service" pour l'équipe de conformité (ou les clients) pour demander un rapport d'exécution sans nécessiter l'intervention du trading desk ou du bureau de conformité. Il offre aux clients la possibilité d'utiliser un moteur d'informations automatisé afin de vérifier la meilleure stratégie d'exécution.

La voie à suivre

Bien qu'il soit trop tôt pour connaître l'impact de la directive MIF II, ces réformes radicales pourraient déclencher des changements dans la technologie de trading front-end pour rester au top des règlements mondiaux. En attendant, depuis que la MiFID II est destinée à élargir la portée de l'information et de l'appliquer sur des produits OTC, les entreprises veulent avoir des outils pour mesurer l'exécution et les performances de toutes les classes d'actifs concernées. Certains affirment qu'un changement radical de la technologie front office sera nécessaire.


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