#1 07-01-2016 13:44:30

Climax
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La Chine fait dérailler, à son tour, les bourses européennes

La Chine fait dérailler, à son tour, les bourses européennes
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La Bourse de Paris perd plus de 3,30 % ce jeudi matin, au plus bas depuis presque un an. Conséquence de la déroute boursière chinoise. Le pétrole perd aussi 11  % depuis le 1er janvier.

Bis repetita. Les marchés financiers sont en train de revivre le mois d’août dernier, avec un retour en force majeur de l’aversion au risque. Pris en étau entre la chute sans fin du pétrole et le nouveau coup de froid sur les bourses chinoises, la Bourse de Paris décroche de 3,31 % à 4.332 points, au plus bas depuis le 13 janvier 2015. Sur les autres places européennes, Francfort chute de 3,45  % et Londres de 2,86 %.

Depuis le début de l’année, la Bourse de Paris perd 6,5 % ! La nouvelle interruption de séance à la Bourse de Shanghai , alors que l’indice CSI 300 perdait 7 % seulement au bout d’une demi-heure, impliquant le déclenchement des coupes-circuits, a précipité les marchés dans la tourmente et poussé les investisseurs vers les actifs refuges. L’or notamment remonte à 1.097 dollars l’once et gagne près de 3,4 % depuis le début de l’année. Le rendement de l’emprunt d’Etat allemand est aussi repassé sous les 0,50% jeudi matin.

Maladresse

La maladresse de la banque centrale chinoise semble encore l’une des causes de la panique, alors que l a PBOC a décidé d’une nouvelle baisse du taux de référence du yuan par rapport au dollar , faisant craindre une contagion aux pays voisins. L’indice MSCI EM, qui avait déjà cédé 17% l’an dernier, perd déjà 4,4 % depuis le début de l’année. « Les investisseurs ne comprennent pas ce que cherche à faire la PBOC », constate Aurel BGC. « Il est possible qu’elle cherche à réduire le spread entre le taux de change officiel et celui du yuan offshore pour éviter d’envoyer un signal trop négatif au marché, mais la nouvelle chute du taux onshore montre que la tension financière est forte ».

Pour Christophe Dispas, professeur de finance à SKEMA Business School, « le point de départ de la baisse enregistrée est le ralentissement de l’économie chinoise … mais là rien de bien neuf. Alors quels ont été les déclencheurs ? Je dirais que c’est la combinaison de deux éléments : le regain de tension géopolitique, plus particulièrement les tensions entre l’Iran et l’Arabie Saoudite , couplée à l’effet pervers des mesures prises durant l’été par les autorités chinoises. En limitant les ventes à court terme durant l’été, les autorités ont en quelque sorte repoussé les effets du krach de l’été de 6 mois ! On a ainsi observé un effet de second tour. La psychologie des investisseurs a fait le reste ».

Situation sérieuse

La Chine fait aussi face à un défi majeur lié à la transformation de son modèle économique, qui doit se tourner vers la demande intérieure et les services au détriment de l’industrie et de l’export. Cela ne se fera pas sans mal alors que les dernières statistiques publiées en Chine ont confirmé le ralentissement de la croissance. « La Chine a un très gros problème d’ajustement », a déclaré depuis Colombo le milliardaire américain George Soros . « Je dirais que c’est bien une crise. Quand je regarde les marchés financiers, je vois une situation sérieuse qui me rappelle la crise que nous avons eue en 2008 ».

Chute du pétrole

La ralentissement de la Chine constitue aussi un facteur aggravant de la crise qui touche les matières premières et en premier lieu le pétrole. Dans un contexte de surproduction énorme dans le monde , la baril de Brent de la mer du nord continuait son déclin jeudi matin. Il perdait 3,36 % à 33,08 dollars, soit une baisse de plus de 11,5  % depuis le début de l’année. Même l’annonce d’une baisse surprise des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis mercredi n’a pas permis de ramener le calme. La météo clémente en Amérique du Nord n’a d’ailleurs pas aidé le baril, alors que les stocks produits distillés (le fioul notamment) ont fortement augmenté.

Dans ce contexte, il n’y avait à 10h30 aucune valeur en hausse sur le SBF 120  ! Les valeurs pétrolières et cycliques en revanche connaissent une nouvelle journée difficile. Vallourec plonge notamment de 7,15  %, Saint-Gobain de 6,02  %, Peugeot de 5,21  % et Total de 4,39  %. Airbus recule aussi de 4  % et Technip de 4,17  %.


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