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#1 07-02-2010 20:28:50

Climax
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L'euro dans la tourmente [Chiffres]

L'euro dans la tourmente (Chiffres)


L'Union monétaire va-t-elle résister à la tourmente qui secoue les capitales européennes ? La question était sur toutes les lèvres hier alors que les bourses, affolées par le dérapage des déficits publics dans la zone euro, clôturaient une nouvelle fois en forte baisse.

Grèce, Portugal, Espagne: la crise économique en Europe fait tache d'huile et fait subir à la zone euro son épreuve la plus difficile depuis sa naissance il y a onze ans. «Certains pays pourraient devoir quitter l'Union monétaire», proclame déjà l'économiste américain Nouriel Roubini, connu comme un Cassandre des marchés pour son pessimisme.

La Grèce sous traitement de choc.
Confrontée à un déficit sans précédent, la Grèce est quasiment sous tutelle de Bruxelles depuis mercredi. Elle doit désormais se plier à un traitement de choc qui vise une réduction du déficit public de 12,7% du Produit intérieur brut en 2009 à moins de 3% en 2012. Pour cela, elle doit suivre une série de mesures d'urgences, parmi lesquelles un arsenal anti-fraude, la réduction de primes aux fonctionnaires ou la baisse des dépenses des hôpitaux.

Espagne et Portugal sur le gril.
La question qui se pose désormais est de savoir si l'Espagne et le Portugal peuvent se retrouver dans un scénario comparable. Entrée en récession en 2008, l'Espagne a vu ses finances publiques se dégrader à une vitesse vertigineuse, avec des déficits publics passant d'un excédent de 2,23% du PIB en 2007 à un déficit de 11,4% en 2009. Sa dette publique a grimpé de 36,2% du PIB en 2007 à 55,2% en 2009 et devrait filer jusqu'à 74,3% en 2012. Quant au Portugal, le gouvernement socialiste s'est engagé à ramener son déficit public à 8,3% du PIB en 2010, après 9,3% en 2009, un record depuis l'avènement de la démocratie en 1974. La dette publique s'élevait en 2009 à 76,6% du PIB et devrait atteindre 85,4% du PIB en 2010.

Bruxelles tempère.
Du coup, les responsables économiques de la zone euro s'efforcent de rassurer sur les Etats du sud de l'Europe, appelés autrefois avec mépris «pays du Club Med» par l'Allemagne et les Pays-Bas, et regroupés désormais avec l'Irlande dans le club des «Pigs» (pour Portugal, Ireland, Greece, Spain). Pour Jean-Claude Juncker, chef de file des ministres des Finances européens, l'Espagne et le Portugal ne présentent «pas de risque» pour la stabilité de la zone euro. Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE) assure de son côté que les mesures adoptées par la Grèce sont «des pas dans la bonne direction».

Les bourses paniquent.
Des incantations apparemment sans effet sur les marchés. «Les marchés sont à un stade où les mots ne suffisent plus», résumait d'ailleurs hier la Royal Bank of Scotland. Et pour cause, la Bourse de Paris a perdu 3,40%, le CAC 40 retombant à 3.563,76 points. Londres a abandonné 1,53% et Francfort 1,79%. Par ricochet, le mouvement de panique a également touché l'Asie. La bourse de Tokyo a chuté de 2,89% hier, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes s'établissant à 10.057,09 points, son plus bas niveau depuis le 10 décembre. Hong Kong a dégringolé de son côté de 3,33%, Séoul de 3,05% et Sydney de 2,32%, touchant son plus bas en trois mois.

L'euro plonge.
Résultat, sur le forex, l'euro est tombé hier sous 1,36 dollar pour la première fois depuis huit mois et demi.

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