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CFD : pariez sur les variations boursières

CFD : pariez sur les variations boursières
Par Philippe Béchade, 12 juin 2009 (Moneyweek.fr)


Ce nouveau support permet de parier très simplement sur une différence et d'empocher la variation... quand elle est positive.

Ce qui se cache derrière la différence
L'acronyme CFD est l'abréviation de contract for difference. En français : "contrat sur différence", sous-entendu de cours de Bourse, d'un indice ou d'une devise. La grande différence réside dans l'absence de cotation sous la houlette d'un organisme de tutelle de type LSE, Nyse-Euronext, Nasdaq... mais les volumes traités au quotidien à Londres assurent une liquidité excellente, souvent supérieure à celle des valeurs vedettes.

Une palette étendue
En pratique, les 7 500 CFD adossés aux actions restent intimement liés à leur sousjacent et l'activité des opérateurs demeure très étroitement tributaire des périodes d'ouverture des places boursières d'origine.

Mais les opérateurs ne se voient imposer aucune limite théorique de plage de cotation ; toutes les transactions sur les CFD adossés aux actions ou aux indices sont en effet considérées comme négociées hors Bourse.

Tant qu'il existe un intermédiaire pour permettre à deux contreparties de s'entendre sur un prix, les CFD peuvent continuer à être traités bien après l'horaire de fermeture d'un marché. Par ailleurs, des dizaines de couples de devises (Forex) et les principales matières premières (pétrole, or, métaux industriels, céréales...) sont toujours négociables.

La France gagnée par la contagion... quoique tardivement
Les CFD n'ont débarqué en France, plutôt furtivement, qu'à partir de 2007. Leurs principaux utilisateurs sont des traders qui se sont d'abord familiarisés avec ces produits dérivés sur les marchés anglo-saxons, plus précisément par le biais de sociétés de courtage britanniques.

Aujourd'hui, ils sont accessibles à un public beaucoup plus large que celui du cercle restreint des gestionnaires de fonds de couverture ou day traders des employeurs institutionnels. Ce sont ces mêmes brokers – au premier rang desquels figurent Saxo Bank et IG Markets – qui ont conclu des accords avec des opérateurs du continent. Aujourd'hui, les banques en ligne comme Fortuneo, Cortal Consors et Bourse Direct font que les CFD sont désormais disponibles.

Pour négocier un CFD, il suffit de déposer un chèque auprès d'un intermédiaire – la somme s'apparente à un dépôt de garantie –, afin de commencer à opérer en temps réel sur le titre, l'indice ou la devise de votre choix.

L'obstacle réside non pas dans la complexité technique du produit (à l'image de la plupart des dérivés) mais dans la capacité d'un intermédiaire à créer la plate-forme technique afin de les négocier.

La différence, rien que la différence : 1 euro de variation = 1 euro de gain par titre
Les CFD séduisent par leur simplicité d'utilisation. Quoi de plus facile que d'acheter ou de vendre sans avoir à se soucier de posséder la contrepartie en titres ? L'effet de levier est au maximum de 10 : vous pouvez donc vous engager pour un montant dix fois supérieur à votre dépôt de garantie.

Mais c'est également là que se présente le principal danger pour le néophyte : la simplicité du principe de fonctionnement – 1 euro ou 1 $ de variation sur le sous-jacent égal 1 euro ou 1 $ de gain ou de perte nette. Celui qui s'entête face à une tendance adverse peut voir son pécule s'évaporer en quelques heures. Mieux vaut recourir à des ordres stop pour couper la position dès que les cours sont soudain orientés dans le mauvais sens.

Une couverture à frais réduits
Loin d'être des instruments de pure spéculation, les CFD peuvent servir à couvrir un portefeuille existant, pour un coût minime. Au lieu de liquider les titres qui figurent dans un portefeuille au tarif Nyse ou Euronext, il suffit, pour neutraliser intégralement le risque de perte redouté, de prendre une position symétrique sur des CFD correspondants.

Tout comme pour les actions ou les matières premières auxquelles ils sont adossés, ne sont connus ni les dates d'expiration des CFD (contrairement aux warrants ou aux futures sur indices), ni l'érosion en fonction du temps (contrairement aux options), ni les seuils d'invalidation, ou barrières désactivantes (contrairement aux turbos).


Le trading de CFD repose sur la spéculation et implique un risque de perte significatif, il ne convient donc pas à tous les investisseurs (74 à 89% des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD).

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